{"id":19545,"date":"2019-05-17T12:38:00","date_gmt":"2019-05-17T10:38:00","guid":{"rendered":"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/?p=19545"},"modified":"2020-11-23T12:42:48","modified_gmt":"2020-11-23T11:42:48","slug":"temoignages-de-refugies-palestiniens-des-camps-de-burj-al-barajneh-et-de-jal-al-bahr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/index.php\/2019\/05\/17\/temoignages-de-refugies-palestiniens-des-camps-de-burj-al-barajneh-et-de-jal-al-bahr\/","title":{"rendered":"T\u00e9moignages de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens des camps de Burj Al-Barajneh et de Jal Al-Bahr"},"content":{"rendered":"<p><em>Article publi\u00e9 le <a href=\"https:\/\/eur02.safelinks.protection.outlook.com\/?url=https%3A%2F%2Fnakba.amnesty.org%2Fen%2F&amp;data=02%7C01%7Cmarielaure.jouret%40amnesty.org%7C097fc42001da4339a24008d6d7a61f53%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C636933505828960100&amp;sdata=x0oP4nmaeCkE1FqjIETI9gOg%2B3rB78H%2BsBLKq5pV5dA%3D&amp;reserved=0\" data-ga=\"event,Outgoing links,Click,external\">site d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la Nakba<\/a>, d&rsquo;<strong>Amnesty International.<\/strong> Chapitre 3, le <strong>Liban, Burj Al-Barajneh<\/strong> et<strong> Jal Al-Bahr.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Au cours de la guerre arabo-isra\u00e9lienne de 1948, des centaines de milliers de Palestiniens ont fui ou ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s et d\u00e9port\u00e9s de leurs foyers situ\u00e9s dans ce qui constitue aujourd&rsquo;hui Isra\u00ebl. Une importante partie d&rsquo;entre eux ont cherch\u00e9 refuge au Liban voisin. Sept d\u00e9cennies plus tard, les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens et leurs descendants, qui sont eux aussi consid\u00e9r\u00e9s comme des r\u00e9fugi\u00e9s, vivent toujours dans des camps officiels ou pas install\u00e9s dans les cinq gouvernorats du pays.<\/p>\n<p>Un recensement officiel organis\u00e9 en 2017 a estim\u00e9 le nombre de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens r\u00e9sidant au Liban \u00e0 174&nbsp;422 individus, lesquels vivent dans 12 camps officiels et 156 camps qui ne le sont pas. Un nombre bien plus \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens \u2013 environ 450&nbsp;000 \u2013 sont enregistr\u00e9s au Liban aupr\u00e8s de l&rsquo;Office de secours et de travaux des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui g\u00e8re les camps officiels, mais l&rsquo;office reconna\u00eet qu&rsquo;un grand nombre d&rsquo;entre eux vivent en dehors du pays.<\/p>\n<p>La superficie de terre allou\u00e9e aux camps officiels a \u00e0 peine chang\u00e9 au fil des ann\u00e9es. Par cons\u00e9quent, les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens ont \u00e9t\u00e9 contraints d&rsquo;\u00e9tendre vers le haut les constructions dans les camps, ce qui peut amener les r\u00e9sidents \u00e0 vivre dans des structures tr\u00e8s peu s\u00fbres.<\/p>\n<p>Ces camps sont surpeupl\u00e9s. Les infrastructures et les services tels que les \u00e9gouts et l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 ont encore empir\u00e9 depuis que des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens venus de Syrie ont \u00e9t\u00e9 forc\u00e9s de fuir le conflit et de chercher la s\u00e9curit\u00e9 dans les camps palestiniens du Liban. En d\u00e9cembre 2016, l&rsquo;UNRWA enregistrait au Liban 32&nbsp;000 r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens en provenance de Syrie. Pr\u00e8s de 90&nbsp;% d&rsquo;entre eux vivent sous le seuil de pauvret\u00e9 et 95&nbsp;% peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s en \u00e9tat de \u00ab&nbsp;pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s libanaises imposent des restrictions s\u00e9v\u00e8res \u00e0 l&rsquo;acc\u00e8s des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens aux services publics, comme les traitements m\u00e9dicaux et l&rsquo;\u00e9ducation, ainsi que leur acc\u00e8s au march\u00e9 de l&#8217;emploi libanais, ce qui contribue \u00e0 des taux \u00e9lev\u00e9s de ch\u00f4mage, \u00e0 de bas salaires et \u00e0 de mauvaises conditions de travail pour cette population. Les gouvernements libanais sucessifs ont pr\u00e9tendu que supprimer ces restrictions allait se traduire par l&rsquo;assimilation des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens dans la soci\u00e9t\u00e9 libanaise et allait par cons\u00e9quent entraver leur droit au retour.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;en 2005, les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens au Liban n&rsquo;avaient effectivement pas acc\u00e8s au march\u00e9 officiel de l&#8217;emploi et \u00e9taient de ce fait contraints de travailler dans les secteurs informels, aux emplois g\u00e9n\u00e9ralement sous-pay\u00e9s.<\/p>\n<p>En juin 2005, le ministre de l&rsquo;Emploi a sorti un m\u00e9morandum permettant aux Palestiniens n\u00e9s en territoire libanais et officiellement enregistr\u00e9s au minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur et \u00e0 l&rsquo;UNRWA d&rsquo;obtenir des permis de travail. Ce d\u00e9veloppement suivit une campagne pour le <em>\u00ab&nbsp;droit au travail&nbsp;\u00bb<\/em> organis\u00e9e par l&rsquo;ONG Association Najdeh et 45 autres organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile libanaise et autres organisations de base des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens, et ce, dans le but de supprimer les mesures discriminatoires \u00e0 l&rsquo;encontre des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens.<\/p>\n<p>Cela accorda \u00e0 ces derniers l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 70 professions qui leur avaient jusque-l\u00e0 \u00e9t\u00e9 interdites, bien que le co\u00fbt des permis de travail et des proc\u00e9dures bureaucratiques requises pour les obtenir ait continu\u00e9 \u00e0 constituer un s\u00e9rieux obstacle. La poursuite de l&rsquo;application de cette mesure est soumise \u00e0 la discr\u00e9tion de chaque ministre de l&rsquo;Emploi \u00e0 titre individuel.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 2010, le parlement libanais a fait passer d&rsquo;autres amendements des lois du travail et de la s\u00e9curit\u00e9 sociale afin de faciliter l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;emploi des r\u00e9fugi\u00e9s libanais, y compris l&rsquo;abandon de la taxe per\u00e7ue pour la d\u00e9livrance des permis de travail.<\/p>\n<p>Toutefois, les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens n&rsquo;ont toujours pas acc\u00e8s \u00e0 une bonne trentaine de professions dans les domaines des services publics, des soins de sant\u00e9, de l&rsquo;ing\u00e9nierie, du droit, des transports et de la p\u00eache, entre autres. L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0ces professions est contr\u00f4l\u00e9 par les syndicats, dont certains restreignent leur nombre d&rsquo;affili\u00e9s et limitent donc l&rsquo;exercice de ces professions aux seuls citoyens libanais.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres, comme celui des m\u00e9decins, des pharmaciens et des ing\u00e9nieurs, imposent une condition de r\u00e9ciprocit\u00e9 de traitement, ce qui signifie que les r\u00e9sidents \u00e9trangers ne peuvent acc\u00e9der \u00e0 ces professions que si les citoyens libanais ont le droit de les pratiquer \u00e9galement dans le pays d&rsquo;origine de ces m\u00eames r\u00e9sidents \u00e9trangers. Cette condition reste impossible \u00e0 satisfaire au vu de l&rsquo;actuel statut international de l&rsquo;\u00c9tat de Palestine.<\/p>\n<p>M\u00eame dans les emplois o\u00f9 les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens sont d\u00e9sormais habilit\u00e9s \u00e0 travailler, ils sont toujours confront\u00e9s \u00e0 des discriminations par rapport \u00e0 leurs homologues libanais. Alors que tout le monde est tenu de payer 23,5&nbsp;% de son salaire au Fonds national de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens n&rsquo;en b\u00e9n\u00e9ficient qu&rsquo;en obtenant l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 une indemnit\u00e9 de fin de service (\u00e9quivalente \u00e0 8,5&nbsp;% de la valeur des paiements qu&rsquo;ils ont effectu\u00e9s).<\/p>\n<p>Au contraire de leurs homologues libanais, il ne re\u00e7oivent pas leur assurance de sant\u00e9 publique suite \u00e0 leurs contributions. Le co\u00fbt de l&rsquo;assurance de sant\u00e9 priv\u00e9e est imputable soit au r\u00e9fugi\u00e9 palestinien, soit \u00e0 son employeur qui, par cons\u00e9quent, peut donc se sentir peu d\u00e9sireux d&#8217;embaucher ce genre de salari\u00e9. Bien des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens continuent \u00e0 travailler dans le secteur informel, o\u00f9 ils sont g\u00e9n\u00e9ralement contraints d&rsquo;accepter des conditions de travail p\u00e9nibles, de bas salaires et l&rsquo;absence de protection l\u00e9gale.<\/p>\n<p><strong>Amnesty International<\/strong> invite le Liban, \u00e0 reconna\u00eetre les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens en tant que tels et \u00e0 garantir leurs droits au travail, \u00e0 la sant\u00e9, \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation et au logement. Ces r\u00e9fugi\u00e9s sont dans l&rsquo;impossibilit\u00e9 de se rendre en Isra\u00ebl ou dans les Territoires palestiniens occup\u00e9s, \u00e9tant donn\u00e9 le refus des autorit\u00e9s isra\u00e9liennes de se soumettre \u00e0 la R\u00e9solution 194 de l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies, qui prot\u00e8ge le droit au retour des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens, y compris ceux qui r\u00e9sident au Liban.<\/p>\n<h3>Suzan<\/h3>\n<p>Tout en tenant son dipl\u00f4me en main et en refoulant ses larmes, <strong>Suzan Hassan Ghazali<\/strong>, 25 ans et v\u00eatue de sa robe et de sa capuche, se tient devant le miroir, mais sans y voir l&rsquo;avenir qu&rsquo;elle a toujours souhait\u00e9 pour elle-m\u00eame.<\/p>\n<div id=\"attachment_35764\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35764\" class=\"wp-image-35764 size-full\" src=\"http:\/\/www.pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ai1-copy.gif\" alt=\"T\u00e9moignages de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens des camps de Burj Al-Barajneh et de Jal Al-Bahr. Photo : Tanya Habjouqa \" width=\"520\" height=\"290\"><p id=\"caption-attachment-35764\" class=\"wp-caption-text\">Photo : Tanya Habjouqa<\/p><\/div>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t, <strong>Suzan<\/strong> et sa m\u00e8re discutaient de plans d&rsquo;avenir&nbsp;; elle lui avait dit qu&rsquo;elle d\u00e9sirait devenir architecte. Le regard de sa m\u00e8re n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 celui que <strong>Suzan<\/strong> escomptait. Sa m\u00e8re savait qu&rsquo;en raison des restrictions impos\u00e9es aux r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens par la l\u00e9gislation et les syndicats du<strong> Liban<\/strong> qui limitent leur acc\u00e8s \u00e0 toute une s\u00e9rie de professions, sa fille ne serait pas en mesure de poursuivre son r\u00eave. Finalement, <strong>Suzan<\/strong> avait \u00e9tudi\u00e9 l&rsquo;\u00e9conomie, dont elle pensait que c&rsquo;\u00e9tait ce qu&rsquo;il y avait de plus proche de l&rsquo;architecture.<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Au moins, j&rsquo;aurais toujours eu le plaisir de faire des math\u00e9matiques, dans cette branche&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong>, d\u00e9clare-t-elle \u00e0 <strong>Amnesty International<\/strong>. Tout au long de ses ann\u00e9es d&rsquo;universit\u00e9,<strong> Suzan<\/strong> a toujours d\u00fb r\u00e9sister \u00e0 la tentation de changer de branche et de s&rsquo;inscrire en architecture. Elle a pass\u00e9 de nombreuses nuits d&rsquo;insomnie \u00e0 pleurer, mais elle n&rsquo;avait d&rsquo;autre choix que d&rsquo;accepter cette r\u00e9alit\u00e9 injuste. Elle d\u00e9crit comment elle se sent aujourd&rsquo;hui&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;En dessous de tout&nbsp;! Je ne peux pas trouver un emploi parce que je suis palestinienne. On me demande toujours ma nationalit\u00e9, lors des entretiens pour un emploi. Quand je dis aux employeurs que je suis palestinienne, leur r\u00e9ponse imm\u00e9diate est \u00a0\u00bbnous vous convoquerons plus tard\u00a0\u00bb et jamais aucun ne me rappelle.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, <strong>Suzan<\/strong> explique \u00e0 <strong>Amnesty International<\/strong> qu&rsquo;elle na pas renonc\u00e9 \u00e0 son r\u00eave&nbsp;: <strong><em>\u00ab&nbsp;J&rsquo;ai dit \u00e0 ma m\u00e8re que j&rsquo;allais poursuivre une licence en \u00e9conomie mais, une fois que j&rsquo;aurai obtenu mon dipl\u00f4me et trouv\u00e9 un emploi, j&rsquo;\u00e9conomiserai pour me payer l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;architecture. Je puis \u00eatre architecte dans un autre pays. Les gens croient que j&rsquo;ai le c\u0153ur dur parce que je veux quitter mes parents pour aller vivre et travailler \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Mais ce qu&rsquo;ils ne savent pas, c&rsquo;est que la premi\u00e8re chose que je veux faire quand je serai devenue architecte, sera de construire une maison de r\u00eave pour ma m\u00e8re.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Suzan<\/strong> est n\u00e9e au camp de <strong>Burj Al-Barajneh<\/strong> au <strong>Liban<\/strong>, mais sa famille est originaire de <strong>Ha\u00effa,<\/strong> dans l&rsquo;<strong>Isra\u00ebl<\/strong> actuel. De la population d&rsquo;origine de 70&nbsp;000 <strong>Palestiniens<\/strong>, seuls 3&nbsp;500 sont rest\u00e9s \u00e0 <strong>Ha\u00effa<\/strong> apr\u00e8s le conflit de 1948 qui a vu la cr\u00e9ation de l&rsquo;<strong>\u00c9tat d&rsquo;Isra\u00ebl&nbsp;<\/strong>; tous les autres se sont enfuis ou ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s de leurs maisons.<\/p>\n<h3>Mohammad<\/h3>\n<div id=\"attachment_35644\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35644\" class=\"wp-image-35644 size-full\" src=\"http:\/\/www.pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/ta-copy.jpg\" alt=\"T\u00e9moignages de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens des camps de Burj Al-Barajneh et de Jal Al-Bahr. Photo : Tanya Habjouqa \" width=\"520\" height=\"213\"><p id=\"caption-attachment-35644\" class=\"wp-caption-text\">Photo : Tanya Habjouqa<\/p><\/div>\n<p><strong>Mohammad Adnan Ali<\/strong>, 21 ans, a grandi en entendant cette phrase, <em>\u00ab&nbsp;les Palestiniens n&rsquo;ont pas de droits&nbsp;\u00bb<\/em>, r\u00e9p\u00e9t\u00e9e \u00e0 tout bout de champ en sa pr\u00e9sence. Toutefois, explique-t-il a <strong>Amnesty International<\/strong>, il n&rsquo;y avait jamais cru jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 il avait subi personnellement les restrictions \u00e0 son droit au travail&nbsp;: <strong><em>\u00ab&nbsp;Depuis que je suis tout petit, j&rsquo;ai entendu des gens dire que les Palestiniens n&rsquo;avaient pas de droits. J&rsquo;ai compris que c&rsquo;\u00e9tait vrai quand j&rsquo;ai d\u00e9couvert que je ne pouvais pas trouver du travail comme dentiste.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Selon <strong>Mohammad<\/strong>, s&rsquo;il d\u00e9sire travailler dans la dentisterie, il peut soit lancer un cabinet dans le camp, mais sans la moindre chance de le faire jamais enregistrer officiellement, soit travailler comme assistant pour un dentiste libanais sans la moindre possibilit\u00e9 de progression dans la carri\u00e8re. Il poursuit : <strong><em>\u00ab Je ne veux pas rester dans le camp. Je veux m&rsquo;en aller. Je d\u00e9teste vivre ici, je suis entour\u00e9 partout par la pauvret\u00e9. Je veux me cr\u00e9er une meilleure vie pour moi-m\u00eame, loin de toute cette mis\u00e8re. \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_35765\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35765\" class=\"wp-image-35765 size-full\" src=\"http:\/\/www.pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ai2-copy.jpg\" alt=\"T\u00e9moignages de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens des camps de Burj Al-Barajneh et de Jal Al-Bahr. Photo : Tanya Habjouqa \" width=\"520\" height=\"347\"><p id=\"caption-attachment-35765\" class=\"wp-caption-text\">Photo : Tanya Habjouqa<\/p><\/div>\n<p>Tout jeune encore, <strong>Mohammad<\/strong> s&rsquo;est mis en t\u00eate d&rsquo;obtenir une bourse pour aller \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9. Il savait que c&rsquo;\u00e9tait une fa\u00e7on de sortir du camp et d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;existence qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait imagin\u00e9e pour lui-m\u00eame. Les gros efforts de <strong>Mohammad<\/strong> s&rsquo;\u00e9taient av\u00e9r\u00e9s payants&nbsp;: il avait obtenu une bourse pour l&rsquo;une des plus prestigieuses universit\u00e9s du<strong> Liban<\/strong> et il y \u00e9tudie actuellement la chimie. Actuellement, il suit les cours pour tenter de d\u00e9crocher une ma\u00eetrise dans la m\u00eame branche.<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab Le Liban m&rsquo;a fait ha\u00efr la dentisterie ; c&rsquo;est le r\u00eave que je n&rsquo;ai jamais eu la chance de poursuivre. Je veux me rendre en Turquie et poursuivre ma ma\u00eetrise en chimie. Je veux faire n&rsquo;importe quoi, sauf la dentisterie et vive n&rsquo;importe o\u00f9, sauf au Liban. Je crois que j&rsquo;ai un avenir brillant devant moi et je ne laisserai pas les obstacles actuels me marrer la route. \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>\u00ab Au su de ce que la loi stipule, j&rsquo;ai renonc\u00e9 \u00e0 mon r\u00eave de devenir ing\u00e9nieur m\u00e9canicien. J&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 \u00e0 la pharmacie locale durant des ann\u00e9es et je devais subvenir aux besoins de ma famille, de sorte que j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 tout simplement de suivre cette voie. \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<h3>Hamed<\/h3>\n<p><strong>Hassan<\/strong>, propri\u00e9taire de la pharmacie et mentor de<strong> Hamed<\/strong>, le loue pour ses talents et sa capacit\u00e9 \u00e0 appendre rapidement. <strong>Hamed<\/strong> ajoute que les clients l&rsquo;appr\u00e9cient beaucoup.<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab J&rsquo;aime beaucoup mon travail. Hassan m&rsquo;a donn\u00e9 une chance de faire carri\u00e8re et m&rsquo;a fait confiance. Actuellement, je suis une licence en pharmacie de fa\u00e7on \u00e0 me montrer digne de cette confiance. Mais je ne serai jamais en mesure de devenir pharmacien moi-m\u00eame ni d&rsquo;ouvrir ma propre pharmacie. Je serai toujours assistant en pharmacie. \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La pharmacie est l&rsquo;une des professions interdites aux <strong>Palestiniens<\/strong> par la loi libanaise du travail.<\/p>\n<h3>Sara<\/h3>\n<p><strong>Sara Akram Abu Shaker<\/strong>, 14 ans, veut devenir m\u00e9decin mais, pour les <strong>Palestinien(ne)s<\/strong> comme elle, l&#8217;emploi dans une profession gr\u00e2ce \u00e0 laquelle elle croit qu&rsquo;elle pourrait sauver des vies est hors de port\u00e9e. Elle l&rsquo;explique \u00e0 <strong>Amnesty International<\/strong>&nbsp;:<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab Ma m\u00e8re m&rsquo;a dit que je ne pouvais devenir m\u00e9decin parce que je suis Palestinienne. Mais je veux \u00e9tudier la m\u00e9decine et ce, malgr\u00e9 la loi libanaise. Je suis attrist\u00e9e par la situation des Palestiniens, tant au pays qu&rsquo;au Liban. Ils se font tuer tous les jours, en Palestine, et ils manquent d&rsquo;aide m\u00e9dicale. Dans le m\u00eame temps, au Liban, ils n&rsquo;ont pas acc\u00e8s aux soins m\u00e9dicaux, ils n&rsquo;ont pas de s\u00e9curit\u00e9 sociale et ne peuvent m\u00eame pas se permettre d&rsquo;\u00eatre hospitalis\u00e9s. \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Sara<\/strong> fait partie d&rsquo;une famille de six personnes et son p\u00e8re souffre d&rsquo;une maladie chronique. Elle ajoute :<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab M\u00eame si je ne peux pas devenir m\u00e9decin ici, je pourrais aller en Palestine et aider les personnes dans le besoin, en particulier les enfants d\u00e9favoris\u00e9s. Je veux sauver des vies, je veux \u00eatre comme Razan Al Najjar.<\/em> \u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Razan al-Najjar<\/strong> \u00e9tait un param\u00e9dical de 21 ans \u00e0<strong> Gaza<\/strong> et il a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 le 1er juin 2018, alors qu&rsquo;il tentait de venir en aide \u00e0 des manifestants bless\u00e9s. Pour <strong>Sara, Razan<\/strong> est un symbole de r\u00e9sistance et une source d&rsquo;inspiration : elle veut \u00eatre comme lui, \u00e9couter et r\u00e9pondre aux appels des gens en d\u00e9tresse quand personne d&rsquo;autre ne le fait.<\/p>\n<div id=\"attachment_35645\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35645\" class=\"wp-image-35645 size-full\" src=\"http:\/\/www.pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/ta2-copy.jpg\" alt=\"T\u00e9moignages de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens des camps de Burj Al-Barajneh et de Jal Al-Bahr. Photo : Tanya Habjouqa \" width=\"520\" height=\"347\"><p id=\"caption-attachment-35645\" class=\"wp-caption-text\">Photo : Tanya Habjouqa<\/p><\/div>\n<h3>Hana<\/h3>\n<p>Bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas \u00e9t\u00e9 en mesure d&rsquo;obtenir un dipl\u00f4me d&rsquo;enseignante, <strong>Hana Nazih Fattoum,<\/strong> 34 ans, partage son temps entre l&rsquo;enseignement \u00e0 des enfants qui pr\u00e9sentent des besoins sp\u00e9ciaux et le travail dans une organisation d&rsquo;aide, o\u00f9 elle coordonn\u00e9 des activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives et ludiques pour des enfants atteints d&rsquo;un handicap mental ou physique.<\/p>\n<p>D\u00e8s son jeune \u00e2ge, <strong>Hana<\/strong> voulait enseigner l&rsquo;arabe mais sa famille n&rsquo;avait pas les moyens de l&rsquo;inscrire aux cours. Elle savait \u00e9galement que, du fait qu&rsquo;elle \u00e9tait palestinienne, elle \u00e9tait susceptible de gagner moins et d&rsquo;avoir acc\u00e8s \u00e0 moins d&rsquo;avantages, m\u00eame si elle trouvait un travail d&rsquo;enseignante. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas poursuivre une carri\u00e8re dans l&rsquo;enseignement. En lieu et place, <strong>Hana<\/strong> a assist\u00e9 \u00e0 divers ateliers et cours de formation sur la protection de l&rsquo;enfance, le droit au jeu et l&rsquo;\u00e9ducation des enfants, ce qui a pr\u00e9par\u00e9 la voie \u00e0 son emploi actuel.<\/p>\n<p><strong>Hana<\/strong> voit ses propres enfants, <strong>Khalil<\/strong>, 14 ans, et <strong>Bassel<\/strong>, 7 ans, confront\u00e9s aux m\u00eames dilemmes. <strong>Khalil<\/strong> veut devenir avocat, alors que <strong>Bassel<\/strong> veut devenir architecte. Ils sont bien d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 poursuivre leurs r\u00eaves en d\u00e9pit des discriminations impos\u00e9es par la l\u00e9gislation libanaise du travail. <strong>Hana<\/strong> explique \u00e0 <strong>Amnesty International<\/strong> :<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab Mes deux fils veulent acc\u00e9der \u00e0 des professions qu&rsquo;ils n&rsquo;auront pas le droit d&rsquo;exercer. Mais, en fin de compte, je veux qu&rsquo;ils \u00e9tudient ce qui les passionne. Toutefois, je ne puis toujours pas comprendre comment quelqu&rsquo;un ferait tant d&rsquo;efforts pour \u00e9tudier alors qu&rsquo;il n&rsquo;aura m\u00eame pas le droit de travailler dans sa branche. Je voulais \u00eatre professeure d&rsquo;arabe mais ma famille n&rsquo;en avait pas les moyens et je ne suis donc pas all\u00e9e \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9. Je ne veux pas que la m\u00eame chose arrive \u00e0 mes enfants. Je fais tout ce que je peux pour faire en sorte que mes enfants aient une bonne \u00e9ducation. Je veux qu&rsquo;ils fassent ce qu&rsquo;ils aiment. Cela pourrait m\u00eame leur donner la possibilit\u00e9 de quitter ce pays et de mener une meilleure existence. \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_35766\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35766\" class=\"wp-image-35766 size-full\" src=\"http:\/\/www.pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ai3-copy.jpg\" alt=\"T\u00e9moignages de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens des camps de Burj Al-Barajneh et de Jal Al-Bahr. Photo : Tanya Habjouqa \" width=\"520\" height=\"347\"><p id=\"caption-attachment-35766\" class=\"wp-caption-text\">Photo : Tanya Habjouqa<\/p><\/div>\n<h3>Nihal<\/h3>\n<p>Quand elle d\u00e9ambule dans le camp, <strong>Bihal<\/strong>, 27 ans, ne voit pas les b\u00e2timents d\u00e9labr\u00e9s en b\u00e9ton, les \u00e9cheveaux de fils \u00e9lectriques qui pendouillent ou la pauvret\u00e9. Elles voit des opportunit\u00e9s et une communaut\u00e9 si riche qu&rsquo;elle la motive chaque jour \u00e0 poursuivre sa vision d&rsquo;un camp \u00e0 la situation am\u00e9lior\u00e9e. <strong>Nihal<\/strong> vient d&rsquo;une famille o\u00f9 il n&rsquo;y a que des femmes, elle est la troisi\u00e8me de cinq filles, toutes n\u00e9es dans le camp et \u00e9lev\u00e9es par leur m\u00e8re,<strong> Siham<\/strong>, qui est veuve. Le p\u00e8re de <strong>Nihal<\/strong> est mort quand elle \u00e9tait encore petite et sa m\u00e8re a d\u00fb assumer le r\u00f4le des deux parents, travaillant comme employ\u00e9e dans l&rsquo;enregistrement de donn\u00e9es pour une organisation internationale. Pendant plusieurs ann\u00e9es, la famille a d\u00fb lutter pour avoir du pain sur la table mais, gr\u00e2ce au soutien mutuel de ses membres, chacune d&rsquo;elle a pu b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une \u00e9ducation sup\u00e9rieure. <strong>Siham<\/strong> confie \u00e0<strong> Amnesty International<\/strong>&nbsp;:<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Je voulais faire en sorte que chacune de mes filles obtienne un dipl\u00f4me. En tant que Palestiniennes, elles ne pourront compter que sur elles-m\u00eames et leurs dipl\u00f4mes pour en sortir dans la vie.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Nihal<\/strong> avait toujours voulu \u00eatre architecte et elle \u00e9tait impatiente de suivre les cours d&rsquo;une prestigieuse universit\u00e9 pour obtenir son dipl\u00f4me, mais sa m\u00e8re n&rsquo;en avait pas les moyens. Cela n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 <strong>Nihal<\/strong> ou sa m\u00e8re d&rsquo;essayer. Petit \u00e0 petit, <strong>Nihal<\/strong> a \u00e9conomis\u00e9 pour passer l&rsquo;examen d&rsquo;entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;<strong>Universit\u00e9 am\u00e9ricaine du Liban<\/strong>, pour laquelle elle a obtenu une bourse. <strong>Siham<\/strong> a pass\u00e9 de longues nuits chaque semestre pour contacter des ONG susceptibles de fournir des subsides suppl\u00e9mentaires afin de l&rsquo;aider \u00e0 assumer ses frais de scolarit\u00e9. <strong>Nihal<\/strong> d\u00e9clare&nbsp;:<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Chaque semestre, c&rsquo;\u00e9tait un casse-t\u00eate. J&rsquo;\u00e9tudiais \u00e0 fond pour conserver ma bourse et ma m\u00e8re introduisait des demandes aupr\u00e8s des ONG pour obtenir 100 dollars ici, 100 dollars ailleurs, etc. C&rsquo;\u00e9tait toute une t\u00e2che. Nous n&rsquo;avons jamais en mesure de couvrir nous-m\u00eames la totalit\u00e9 des frais gr\u00e2ce aux dons, de sorte que ma m\u00e8re a d\u00fb travailler dur pour couvrir le reste.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Nihal<\/strong> a commenc\u00e9 \u00e0 percevoir le monde diff\u00e9remment, au cours de ses ann\u00e9es d&rsquo;universit\u00e9. Elle a appris \u00e0 voir au-del\u00e0 des immeubles de b\u00e9ton du camp. Elle le reconna\u00eet&nbsp;:<\/p>\n<p><em>\u00ab&nbsp;L&rsquo;architecture n&rsquo;\u00e9tait pas ce que j&rsquo;attendais et je suis si reconnaissante, pour cela. Elle m&rsquo;a aid\u00e9e \u00e0 voir la beaut\u00e9 dans mon camp et \u00e0 comprendre ses limites aussi.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_35767\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35767\" class=\"wp-image-35767 size-full\" src=\"http:\/\/www.pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ai4-copy.gif\" alt=\"Photo : Tanya Habjouqa \" width=\"520\" height=\"292\"><p id=\"caption-attachment-35767\" class=\"wp-caption-text\">Photo : Tanya Habjouqa<\/p><\/div>\n<p><strong>Nihal<\/strong> travaille actuellement au sein d&rsquo;une prestigieuse soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;architecture. Bien qu&rsquo;en tant que r\u00e9fugi\u00e9e palestinienne, elle doive payer une contribution mensuelle au <strong>Fonds national de la s\u00e9curit\u00e9 sociale<\/strong>, elle ne b\u00e9n\u00e9ficie que de l&rsquo;indemnit\u00e9 de fin de service et non du choix complet des avantages de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, comme la couverture de l&rsquo;assurance sant\u00e9, au contraire de ses coll\u00e8gues libanais. Avec son salaire, elle couvre l&rsquo;\u00e9ducation universitaire de sa s\u0153ur, elle donne de l&rsquo;argent \u00e0 sa m\u00e8re, paie sa voiture et ses pr\u00eats pour l&rsquo;enseignement. \u00c7&rsquo;a \u00e9t\u00e9 tout un combat, pour elle, mais les vicissitudes de la vie n&rsquo;ont pas att\u00e9nu\u00e9 son d\u00e9sir de voir se d\u00e9velopper le camp o\u00f9 elle vit. <strong>Nihal<\/strong> travaille actuellement avec un professeur en<strong> Su\u00e8de<\/strong> sur un projet de d\u00e9veloppement communautaire, gr\u00e2ce auquel elle pense qu&rsquo;elle sera \u00e0 m\u00eame de tirer parti du potentiel du camp et d&rsquo;am\u00e9liorer les conditions de vie de ses habitants.<\/p>\n<h3>Aya<\/h3>\n<p><strong>Aya Ahmad Al-Darwish<\/strong>, 22 ans, reste motiv\u00e9e en d\u00e9pit des obstacles continuels qu&rsquo;elle doit affronter. Elle a parl\u00e9 \u00e0 <strong>Amnesty International<\/strong> d&rsquo;une exp\u00e9rience formative qui l&rsquo;avait amen\u00e9e \u00e0 d\u00e9velopper un d\u00e9sir de devenir infirmi\u00e8re :<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Il y a quelques ann\u00e9es, un voisin a fait une attaque cardiaque. J&rsquo;ai appel\u00e9 l&rsquo;ambulance et les gens ont essay\u00e9 de pratiquer sur lui une r\u00e9animation cardio-pulmonaire, mais ils ne savaient comment s&rsquo;y prendre. C&rsquo;\u00e9tait le chaos complet. L&rsquo;homme est mort et l&rsquo;ambulance n&rsquo;est jamais venue. Juste apr\u00e8s cet incident, tout ce que j&rsquo;ai pu en penser, c&rsquo;est que si j&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 infirmi\u00e8re, je l&rsquo;aurais aid\u00e9, je pourrais aider tout le monde ici.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_35768\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35768\" class=\"wp-image-35768 size-full\" src=\"http:\/\/www.pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ai5-copy.jpg\" alt=\"Photo : Tanya Habjouqa \" width=\"520\" height=\"347\"><p id=\"caption-attachment-35768\" class=\"wp-caption-text\">Photo : Tanya Habjouqa<\/p><\/div>\n<p><strong>Aya<\/strong> parvint \u00e0 entamer une formation universitaire en soins infirmiers. Toutefois, quand ce fut le moment d&rsquo;entreprendre des formations pratiques en h\u00f4pital, une condition absolument requise pour l&rsquo;obtention du dipl\u00f4me, elle avait d\u00fb laisser tomber parce que ses parents n&rsquo;avaient pas les moyens de faire face aux d\u00e9penses suppl\u00e9mentaires requises. Elle avait chang\u00e9 d&rsquo;orientation pour \u00e9tudier la comptabilit\u00e9 et la gestion, mais n&rsquo;avait pas trouv\u00e9 d&#8217;emploi dans ces domaines. La l\u00e9gislation libanaise du travail interdit aux r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens d&rsquo;exercer des professions dans des institutions comme les banques et les emp\u00eacher d&rsquo;aller plus haut que des emplois de caissier, de r\u00e9ceptionnistes ou de secr\u00e9taires. Aujourd&rsquo;hui, <strong>Aya<\/strong> \u00e9tudie l&rsquo;anglais et elle fait du b\u00e9n\u00e9volat comme enseignante au centre d&rsquo;apprentissage de <strong>Jal Al-Bahr.<\/strong><\/p>\n<p>Elle d\u00e9clare qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas renonc\u00e9 \u00e0 son r\u00eave de devenir infirmi\u00e8re et qu&rsquo;elle a l&rsquo;intention de mettre suffisamment d&rsquo;argent de c\u00f4t\u00e9 pour poursuivre son \u00e9ducation \u00e0 l&rsquo;avenir&nbsp;:<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Je veux poursuivre mes \u00e9tudes d&rsquo;infirmi\u00e8re et, ensuite, dans un futur lointain, je voudrais devenir cardiologue. Je veux aider les gens de mon pays. Quand je vois des gens comme Ahed Tamimi et Razan Al Najjar, cela me donne envie de retourner en Palestine et de d\u00e9fendre notre terre et notre peuple.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Quand nous \u00e9tions jeunes, mon p\u00e8re ne pouvait payer nos frais scolaires \u00e0 tous et c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il a choisi mon fr\u00e8re, parce qu&rsquo;il pensait qu&rsquo;il \u00e9tait une priorit\u00e9. Ma seule possibilit\u00e9 \u00e9tait de terminer mes \u00e9tudes secondaires.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le p\u00e8re&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, je veux \u00eatre s\u00fbr que mes filles auront une meilleure \u00e9ducation. Malheureusement, la l\u00e9gislation libanaise impose des limites aux Palestiniens et force les jeunes \u00e0 s&rsquo;en aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Mais je ne veux pas que mes enfants s&rsquo;en aillent. Cela m&rsquo;attriste de voir Aya se d\u00e9battre ainsi, mais je suis confiant en ses capacit\u00e9s et je sais qu&rsquo;elle y arrivera.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p>La famille d&rsquo;<strong>Aya<\/strong> est originaire de la ville de <strong>Tarshiha<\/strong>, au nord-est d&rsquo;<strong>Acre<\/strong>, dans ce qui est aujourd&rsquo;hui <strong>Isra\u00ebl.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ahed Tamimi<\/strong> est une activiste palestinienne arr\u00eat\u00e9e en d\u00e9cembre 2017, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 16 ans, par les forces isra\u00e9liennes et condamn\u00e9e \u00e0 huit mois de prison pour avoir molest\u00e9 deux soldats isra\u00e9liens lourdement arm\u00e9s et v\u00eatus de tenues de protection, qui \u00e9taient entr\u00e9s dans la cour de sa maison familiale. <strong>Razan al-Najjar<\/strong>, 21 ans, \u00e9tait un param\u00e9dical de <strong>Gaza<\/strong> tu\u00e9 par les forces isra\u00e9liennes le 1er juin 2018 alors qu&rsquo;il tentait de venir en aide \u00e0 des manifestants bless\u00e9s. Pour <strong>Aya, Ahed<\/strong> et <strong>Razan<\/strong> sont des symboles de la r\u00e9sistance en m\u00eame temps qu&rsquo;une source d&rsquo;inspiration.<\/p>\n<p><strong>Fatheya<\/strong>, 53 ans et m\u00e8re d&rsquo;<strong>Aya<\/strong>, a fait partie de la r\u00e9sistance contre l&rsquo;invasion isra\u00e9lienne du<strong> Sud-Liban,<\/strong> en 1982. Mais, aujourd&rsquo;hui, le combat qu&rsquo;elle livre est tr\u00e8s diff\u00e9rent.<\/p>\n<h3>Hussein<\/h3>\n<p><strong>Hussein Saleh Merei<\/strong> a 23 ans. Sa famille est originaire de la ville d&rsquo;<strong>Acre<\/strong>, dans l&rsquo;<strong>Isra\u00ebl<\/strong> d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il explique \u00e0<strong> Amnesty International&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab Je suis quelqu&rsquo;un de cr\u00e9atif. Mon r\u00eave, c&rsquo;est d&rsquo;\u00e9tudier l&rsquo;art. Mais mes parents ne me soutiennent pas dans cette voie. Ils voulaient que je sois ing\u00e9nieur&#8230; Je suis ind\u00e9cis quant \u00e0 ce que je voudrais faire&#8230; Il y a beaucoup d&rsquo;obstacles. Je ne puis travailler dans une banque, je ne puis avoir un emploi public. Mais je suis certain de vouloir quitter le Liban. \u00bb<\/em><\/p>\n<h3><br>Nisrin<\/h3>\n<p>L&rsquo;amour des math\u00e9matiques semble s&rsquo;\u00eatre empar\u00e9 de la famille<strong> Al-Hassan<\/strong>. Quand elles \u00e9taient petites, <strong>Nisrin Lamal Al-Hassan<\/strong> et sa jeune s\u0153ur se h\u00e2taient chaque jour de rentrer de l&rsquo;\u00e9cole pour terminer leurs devoirs de maths et pr\u00e9parer la suite des cours. En grandissant, les deux filles ont \u00e9tudi\u00e9 la comptabilit\u00e9. <strong>Nisrin<\/strong> explique \u00e0 <strong>Amnesty International :<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab&nbsp;J&rsquo;aime les chiffres depuis que je suis toute petite et je voulais \u00e9tudier la comptabilit\u00e9. J&rsquo;ai pens\u00e9 que je pourrais travailler dans une banque, mais la loi ne n&rsquo;autorise qu&rsquo;\u00e0 \u00eatre caissi\u00e8re, et je voudrais aller un peu plus haut que cela. Je veux \u00e9galement mettre de l&rsquo;argent de c\u00f4t\u00e9 pour poursuivre une ma\u00eetrise, de fa\u00e7on \u00e0 avoir plus d&#8217;emprise sur mon avenir.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Nisrin<\/strong>, \u00e2g\u00e9e aujourd&rsquo;hui de 22 ans, a sollicit\u00e9 un emploi dans diverses places, mais personne ne l&rsquo;a jamais rappel\u00e9e, pas m\u00eame pour un stage. Elle a pens\u00e9 qu&rsquo;elle pouvait relancer sa carri\u00e8re en acceptant un emploi au supermarch\u00e9 local et elle esp\u00e9rait pouvoir progresser \u00e0 partir de l\u00e0. Mais m\u00eame alors, dit-elle, le propri\u00e9taire du supermarch\u00e9 a rejet\u00e9 sa demande : <em>\u00ab Allez-vous-en, nous n&#8217;embauchons pas de Palestiniens. \u00bb<\/em> Frustr\u00e9e de cette situation, Samira, 51 ans et m\u00e8re de <strong>Nisrin<\/strong>, explique :<\/p>\n<p><em>\u00ab&nbsp;Nous sommes n\u00e9s et avons grandi ici. Le gouvernement libanais doit nous permettre de travailler et nous ouvrir des possibilit\u00e9s d&#8217;emploi. Nous encourageons nos enfants \u00e0 \u00e9tudier ce qu&rsquo;ils aiment, en d\u00e9pit de la l\u00e9gislation. Mais il est p\u00e9nible de les voir exceller dans leurs \u00e9tudes et devenir parfaitement comp\u00e9tents sans toutefois \u00eatre \u00e0 m\u00eame de trouver un emploi ou de poursuivre plus loin leurs \u00e9tudes.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<h2>Basant et Shiraz<\/h2>\n<p><strong>Basant Sharshara<\/strong>, 10 ans, et sa soeur <strong>Shiraz<\/strong>, neuf ans, sont des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens de <strong>Syrie<\/strong> qui ont fui le camp de <strong>Yarmouk (Syrie)<\/strong> pour gagner le<strong> Liban<\/strong> avec leur grand-m\u00e8re.<strong> Yarmouk<\/strong> est un quartier surpeupl\u00e9 au sud de<strong> Damas.<\/strong> Avant le d\u00e9but du conflit arm\u00e9 en<strong> Syrie,<\/strong> <strong>Yarmouk<\/strong> accueillait quelque 18&nbsp;000 r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens qui avaient fui ou avaient \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s lors du conflit de 1948 qui vit la cr\u00e9ation de l&rsquo;\u00c9tat d&rsquo;I<strong>sra\u00ebl<\/strong> ou encore suite \u00e0 la guerre de 1967, quand <strong>Isra\u00ebl<\/strong> a envahi et occup\u00e9 la <strong>Cisjordanie<\/strong> et la bande de <strong>Gaza.<\/strong><\/p>\n<p><br>Quand ils seront plus grands, <strong>Basant<\/strong> et <strong>Shiraz<\/strong> voudraient enseigner l&rsquo;arabe.<\/p>\n<hr>\n<p>Publi\u00e9 sur <a href=\"https:\/\/nakba.amnesty.org\/en\/chapters\/lebanon\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">70 years of suffocation<\/a><br>Traduction : Jean-Marie Fl\u00e9mal<\/p>\n<p>Lisez \u00e9galement :<strong> <a href=\"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/index.php\/2019\/05\/16\/le-refus-du-droit-au-retour-a-engendre-septante-ans-de-souffrances\/\">Le refus du droit au retour a engendr\u00e9 septante ans de souffrances<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Amnesty International a cr\u00e9\u00e9 un site d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la Nakba. 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