{"id":31860,"date":"2021-11-08T08:29:20","date_gmt":"2021-11-08T07:29:20","guid":{"rendered":"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/?p=31860"},"modified":"2021-11-08T08:30:47","modified_gmt":"2021-11-08T07:30:47","slug":"linsupportable-beaute-de-rifqa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/index.php\/2021\/11\/08\/linsupportable-beaute-de-rifqa\/","title":{"rendered":"L\u2019insupportable beaut\u00e9 de Rifqa"},"content":{"rendered":"<p><strong>RIFQA<\/strong> est un mot arabe, d\u2019une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 \u00e9th\u00e9r\u00e9e, qui signifie compagnonnage, compassion ou gentillesse. C\u2019est \u00e9galement le pr\u00e9nom de la grand-m\u00e8re de<strong> Mohammad el-Kurd<\/strong> et le titre de son \u00e9poustouflant premier recueil de po\u00e8mes.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Susan Abulhawa<\/strong> commente ainsi l\u2019\u00e9tonnant premier recueil de po\u00e9sie de Mohammad el-Kurd&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Laisser mes yeux glisser une seule fois sur certains vers n\u2019avait gu\u00e8re suffi pour m\u2019impr\u00e9gner de l\u2019insupportable beaut\u00e9 de ce livre.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_31864\" style=\"width: 493px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-31864\" class=\"wp-image-31864 size-full\" src=\"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Rifqa-e1636302431280.jpg\" alt=\"1e et 4e pages de couverture du recueil RIFQA (r\u00e9dig\u00e9 en anglais) par Mohammed El-Kurd 100 pp. Haymarket Books $16.00\" width=\"483\" height=\"320\"><p id=\"caption-attachment-31864\" class=\"wp-caption-text\">1e et 4e pages de couverture du recueil <b>RIFQA <\/b>(r\u00e9dig\u00e9 en anglais)<br \/>par<strong> Mohammed El-Kurd<\/strong><br \/>100 pp. Haymarket Books $16.00<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/index.php\/tag\/susan-abulhawa\/\"><strong>Susan Abulhawa<\/strong><\/a>, 4 novembre 2021<\/p>\n<p><strong>RIFQA<\/strong> est un mot arabe, d\u2019une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 \u00e9th\u00e9r\u00e9e, qui signifie compagnonnage, compassion ou gentillesse. C\u2019est \u00e9galement le pr\u00e9nom de la grand-m\u00e8re de <strong>Mohammad el-Kurd<\/strong> et le titre de son \u00e9poustouflant premier recueil de po\u00e8mes.&nbsp;<\/p>\n<p>Bien qu\u2019il fasse moins de cent pages, il m\u2019a fallu plusieurs jours pour le lire, surtout parce que je n\u2019ai cess\u00e9 d\u2019en relire de nombreux passages. Laisser mes yeux glisser une seule fois sur certains vers n\u2019avait gu\u00e8re suffi pour m\u2019impr\u00e9gner de l\u2019insupportable beaut\u00e9 de ce livre.&nbsp;<\/p>\n<p>Les mots assembl\u00e9s par <strong>Mohammad<\/strong> dans ses po\u00e8mes ne proviennent pas de livres ou de dictionnaires. Ils sont arrach\u00e9s aux nuages, excis\u00e9s de ses propres os, excav\u00e9s des contes et l\u00e9gendes de J\u00e9rusalem et des inscriptions sur ses pierres historiques, cueillis dans les traces des chars et la fum\u00e9e de l\u2019histoire. Il y a de la rage, dans ce livre \u2013 une rage mordante, d\u00e9fiante, inspiratrice qui enfle et se r\u00e9tracte, et s\u2019installe dans les espaces blancs qui renvoient les mots vers le bord de la page.<\/p>\n<p>Au contraire de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 du mot <strong>Rifqa,<\/strong> ce livre est lourd, il a le poids des <strong>103 ans de la vie de Rifqa en tant que r\u00e9fugi\u00e9e<\/strong>, une femme aux mots d\u00e9finitifs infinis \u2013 que Mohammad appelle des phrases chocs \u2013, le poids d\u2019un amour matriarcal d\u00e9bordant, du d\u00e9sir angoiss\u00e9 de respirer d\u2019un peuple autochtone colonis\u00e9, le poids d\u2019un irrespect g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 \u00e9manant de ce qui a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9, enterr\u00e9, ras\u00e9 et dissimul\u00e9 sous des couches de peinture. \u00c0 diverses reprises, il reconna\u00eet cette lourdeur, en recourant g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 des m\u00e9taphores associ\u00e9es au cheval. &nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p><i>les chevaux et les roquettes que j\u2019ai fourr\u00e9s dans mon sac <\/i>(p. 73)<\/p>\n<p><i>en gardant sous mon lit une douzaine de chevaux morts <\/i>(p. 74)<\/p>\n<p><i>halant des chevaux morts \u00e0 bord&nbsp;<\/i><\/p>\n<p><i>nouvelles villes &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/i><\/p>\n<p><i> nouveaux drones <\/i>(p. 75)<\/p><\/blockquote>\n<p>Comme chaque mot de ce livre, la r\u00e9f\u00e9rence au cheval est d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e et pr\u00e9cise. Il existe tout un h\u00e9ritage po\u00e9tique de chevaux dans la litt\u00e9rature palestinienne. Le titre d\u2019un des recueils de<strong> Darwich<\/strong> est <em>\u00ab&nbsp;Pourquoi avez-vous laiss\u00e9 le cheval seul&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/em>, celui d\u2019un de ses po\u00e8mes aim\u00e9s, <em>\u00ab&nbsp;Le cheval est tomb\u00e9 du po\u00e8me&nbsp;\u00bb<\/em>, et celui du roman s\u00e9minal d<strong>\u2019Ibrahim Nasrallah,<\/strong> <em>\u00ab&nbsp;Le temps des blancs chevaux&nbsp;\u00bb<\/em>.<strong> El-Kurd<\/strong> raconte un moment des derni\u00e8res ann\u00e9es de <strong>Rifqa,<\/strong> quand sa lucidit\u00e9 avait commenc\u00e9 \u00e0 faiblir (p.&nbsp;85)&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p><i>En juillet dernier, elle m\u2019a demand\u00e9 comment nous allions rentrer \u00e0 la maison. <\/i>Avec nos motos, <i>ai-je dit en gloussant.&nbsp;<\/i><br \/>\nTu prendras ta moto, et je prendrai mon cheval.&nbsp;<br \/>\n<i>Ses phrases chocs rest\u00e9es intactes&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\nson petit sourire imperturbable.<\/i><\/p><\/blockquote>\n<p><i>\u2026.<\/i><\/p>\n<blockquote><p><em>\u00ab&nbsp;L\u2019Am\u00e9rique c\u2019est la raison<\/em>&nbsp;\u00bb. Dis-leur&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Buvez la mer.&nbsp;<\/em>\u00bb&nbsp;<br \/>\nLaissez-les monter leurs plus grands chevaux.&nbsp;<br \/>\nJ\u00e9rusalem est \u00e0 nous.<\/p><\/blockquote>\n<p>Au d\u00e9but du livre, deux po\u00e8mes affrontent le regard occidental. Dans le premier, l\u2019auteur est aimablement g\u00e9n\u00e9reux avec son ami am\u00e9ricain na\u00eff. Le second est un po\u00e8me <em>\u00ab&nbsp;trouv\u00e9&nbsp;\u00bb<\/em>, construit \u00e0 partir d\u2019un article du <i>New York Times<\/i> parlant de Sheikh Jarrah, son propre quartier de J\u00e9rusalem. En guise de correction de l\u2019information, le po\u00e8me tente de d\u00e9gager la v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019ordonnancement politique de circonstance. <em>\u00ab&nbsp;Je refuse d\u2019attendre dans l\u2019\u00e9pave&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;: Tels sont les mots implicites de l\u2019auteur, dans ces po\u00e8mes, et voici ses propos explicites finaux, dans&nbsp;le livre.<\/p>\n<p>Mohammad est <em><strong>\u00ab&nbsp;N\u00e9 le jour de la Nakba (\u2026) parmi la po\u00e9sie<\/strong>&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<blockquote><p><i>Les chants de lib\u00e9ration \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la chambre d\u2019h\u00f4pital<\/i><br \/>\n<i>dirent \u00e0 ma m\u00e8re<\/i><br \/>\n<i>de pousser. <\/i><\/p><\/blockquote>\n<p>Le po\u00e8me <strong><em>\u00ab&nbsp;Trois femmes&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong> (p. 41) englobe l\u2019esprit f\u00e9ministe, internationaliste et mat\u00e9riel de ce livre \u2013 trois femmes enceintes&nbsp;: L\u2019une <em>\u00ab&nbsp;aux cheveux noirs et \u00e0 la peau brune&nbsp;<\/em>\u00bb, \u00e0<strong> Atlanta<\/strong>, \u00ab<em>&nbsp;d\u00e9borde d\u2019une statistique&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/em>; l\u2019une \u00ab<em>&nbsp;\u00e0 la peau oliv\u00e2tre et vendant des olives&nbsp;\u00bb<\/em> \u00e0 J\u00e9rusalem \u00ab&nbsp;r<em>epr\u00e9sente une menace s\u00e9curitaire&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;; et l\u2019une de<strong> Gaza,<\/strong> qui <em>\u00ab&nbsp;vit o\u00f9 les bulldozers reposent sur les&nbsp;nuages&nbsp;\u00bb<\/em> et qui <em>\u00ab&nbsp;per\u00e7oit le cordon ombilical comme un n\u0153ud coulant&nbsp;\u00bb.<\/em> Le lecteur peut reconna\u00eetre d\u2019autres parall\u00e8les tout au long du recueil. Dans <strong><em>\u00ab&nbsp;Voici pourquoi nous dansons&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong> (p. 6), son p\u00e8re lui dit que chaque parent dit \u00e0 son fils noir ou \u00e0 sa fille noire&nbsp;: &nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Mon p\u00e8re m\u2019a dit&nbsp;: \u00ab<em>&nbsp;La col\u00e8re est un luxe que nous ne pouvons nous permettre.&nbsp;<\/em>\u00bb&nbsp;&nbsp;<br \/>\nSois pos\u00e9, calme, silencieux \u2013 ris quand ils te le demandent,&nbsp;<br \/>\nsouris quand ils parlent, r\u00e9ponds-leur,&nbsp;<br \/>\n\u00e9duque-les.&nbsp;<\/p>\n<p>\u2026<\/p>\n<p>Nous pieds sont bless\u00e9s, mais le rythme reste,&nbsp;<br \/>\nqu\u2019importe les adjectifs sur mes \u00e9paules.&nbsp;<br \/>\nVoici pourquoi nous dansons&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<br \/>\nParce que crier n\u2019est pas autoris\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Bien que ses po\u00e8mes soient r\u00e9dig\u00e9s en anglais, la seconde langue de Mohammad, l\u2019<strong>Asie occidentale<\/strong> est toujours pr\u00e9sente et l\u2019arabe est souvent mis au centre \u2013 parfois dans un transfert de graphie (watteeni wazzaytoon, p. 4), parfois interpr\u00e9t\u00e9 (<em>\u00ab&nbsp;Amal Hayati&nbsp;\u00bb<\/em>, p. 60), et parfois restant dans sa gloire d\u2019origine, demandant au lecteur de le respecter sans recevoir d\u2019explication (\u00ab <em>Une grande partie de ce qui reste est \u0645\u0633\u062e\u0631\u0629 Comment traduisez-vous \u0645\u0633\u062e\u0631\u0629 ?<\/em> \u00bb, p. 67). \u00c0 l\u2019occasion, il marie les deux langues comme suit : \u00ab <i>goddamns<\/i> (nom de Dieu) et <i>hisbiyallahs <\/i>(Allah me suffit)&nbsp;\u00bb (p. 6) ou r\u00e9pond en traduction sans clarifier plus avant (<i>boire la mer<\/i>,&nbsp; p. 7).<\/p>\n<p>De temps \u00e0 autre, Mohammad s\u2019arr\u00eate pour reconna\u00eetre les rudes \u00e9paules sur lesquelles il s\u2019appuie &#8211;<strong> Rifqa<\/strong>, naturellement, <strong>Malcolm X, Nizar Qabbani, Nina Simone, Mahmoud Darwich, Edward Sa\u00efd, Audre Lord, Abu Arab, Toni Morrison, Um Kalthoum, Frantz Fannon, B.B. King<\/strong> \u2013 et il fait signe \u00e0 ses contemporains \u2013 <strong>Naomi Shehab Nye, Suhair Hammad, Nicki Minaj, Jackie Braje<\/strong>.&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p><i>Quelque part dans ce po\u00e8me&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>Edward Sa\u00efd jette une pierre. <\/i>(p. 79)<\/p><\/blockquote>\n<p>Bien des po\u00e8mes, et particuli\u00e8rement ceux qui font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 son propre monde int\u00e9rieur, sont entrecoup\u00e9s de larges espaces dans les vers m\u00eames ou entre deux vers, ce qui conf\u00e8re un sentiment visuel de fragmentation, de mots manquants ou de demi-vers manquants, ou de choses d\u00e9mantel\u00e9es et effac\u00e9es, de mati\u00e8re noire non per\u00e7ue mais existant certainement. Mais on ne rencontre rien de tel quand il parle de personnes&nbsp;sp\u00e9cifiques, de r\u00e9alit\u00e9s ou de moments de l\u2019histoire palestinienne. Dans \u00ab<em>&nbsp;Pas de Mo\u00efse dans le si\u00e8ge&nbsp;\u00bb<\/em>, il rend hommage \u00e0<strong> Ahed, Zakaria, Mohamed et Ismael Bakr,<\/strong> les quatre gar\u00e7ons tu\u00e9s par les tirs de la marine isra\u00e9lienne alors qu\u2019ils jouaient au foot sur une plage de Gaza. Ici, son vers est finement tricot\u00e9, tout empreint d\u2019amour et de r\u00e9solution, de respect, de col\u00e8re et d\u2019angoisse.<\/p>\n<blockquote><p><i>Nous \u00e9tions des branches dans le vent,&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>notre joie \u00e9clatait sur la plage.&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>Un ballon de foot entre les pieds,&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>nous \u00e9tions nous-m\u00eames du foot entre leurs pieds.&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>Nulle part o\u00f9 courir. Pas de Mo\u00efse dans le si\u00e8ge.&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>Les vagues se chevauchaient, brod\u00e9es, tiss\u00e9es&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>en un passage infranchissable, indivisible \u2013 sans vraisemblance,&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>vers la plupart des jours \u00e0 venir que nous pleurons d\u00e9j\u00e0. <\/i><\/p><\/blockquote>\n<p>Il donne son amour \u00e0 un gar\u00e7on sans nom qui vend du chewing-gum \u00e0 <strong>Qalandiyah (<\/strong>p. 35) \u2013 <em>\u00ab&nbsp;Le gar\u00e7on a huit ans, ce qui en fait vingt-deux pour les Am\u00e9ricains&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;; \u00e0 une femme vieillissante et sans nom qui&nbsp; tombe endormie sur son \u00e9paule (p. 38) \u2013 <em>\u00ab&nbsp;Ses sifflements quand elle dort sont saccad\u00e9s, ses poumons \u2013 je pr\u00e9sume \u2013 \u00e9taient brod\u00e9s de cris, grenus et gris&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;; \u00e0 une fille de quinze ans tu\u00e9e parce qu\u2019elle tenait en main une lime \u00e0 ongle \u2013 \u00ab&nbsp;La <i>violence<\/i>,<em> ce ne sont pas des enfants qui affrontent des dragon<\/em>s&nbsp;\u00bb, \u00e0 <strong>Mahfoutha Ishtayyeh,<\/strong> qui s\u2019\u00e9tait encha\u00een\u00e9e \u00e0 son olivier \u2013 <em>\u00ab&nbsp;une peau d\u2019olive sur une peau d\u2019olive&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Par moment, on per\u00e7oit sensiblement une remise en question des m\u00e9thodes m\u00eames de l\u2019auteur, une tension entre le fusil et la plume, entre des passions qui s\u2019opposent en lui. Dans <em>\u00ab&nbsp;Le gar\u00e7on qui vend du chewing-gum \u00e0 Qalandiyah&nbsp;\u00bb<\/em> (p. 34), il \u00e9crit&nbsp;: <em>\u00ab Une femme lui dit qu\u2019une plume est une \u00e9p\u00e9e. Qu\u2019est-ce qu\u2019une plume, face \u00e0 un fusil ? \u00bb<\/em> Et, plus tard, dans <em>\u00ab&nbsp;Anti-biographie&nbsp;\u00bb<\/em> (p. 66), l\u2019un des po\u00e8mes o\u00f9 il traite de sa propre \u00e9volution politique, il \u00e9crit&nbsp;:&nbsp; &nbsp;<\/p>\n<blockquote><p><i>Je crois que l\u2019identit\u00e9 est une chose \u00e9cul\u00e9e,<\/i><br \/>\n<i>qui m\u2019aurait enrag\u00e9 quand j\u2019avais dix-sept ans.&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>Mes croyances actuelles l\u2019auraient fait \u2013 &nbsp;<\/i><br \/>\n<i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;sauf pour les fusils&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>nous sommes tous d\u2019accord sur les fusils. <\/i><\/p><\/blockquote>\n<p>Il \u00e9crit encore&nbsp;:<em> \u00ab&nbsp;\u00c0 un moment donn\u00e9, la m\u00e9taphore fatigue. \u00c0 un moment donn\u00e9, j\u2019attraperai une brique&nbsp;\u00bb<\/em> (p. 70)&nbsp;; et <em>\u00ab&nbsp;Les m\u00e9taphores me p\u00e8sent Des enfants jetaient des pierres Les sir\u00e8nes \u00e9taient des berceuses&nbsp;\/ feux d\u2019artifice&nbsp;; des bombes et nous en \u00e9tions malades&nbsp;\u00bb (p. 50).&nbsp;<\/em><\/p>\n<p>Nous sentons son sentiment de culpabilit\u00e9, aussi, d\u2019avoir eu quelque chose de plus que d\u2019autres fils de la Palestine.<\/p>\n<blockquote><p><i>En v\u00e9rit\u00e9 j\u2019ai honte de mes r\u00eaves.&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>Il y a ceux qui r\u00eavent de voir l\u2019oc\u00e9an,&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>des hommes de Palestine qui ont vu la tombe avant de voir les galets,&nbsp;<\/i><br \/>\n<i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;le cercueil avant de voir la c\u00f4te.<\/i><\/p><\/blockquote>\n<p>Par moments, je d\u00e9crochais tout en lisant, je retournais en arri\u00e8re pour lire et relire encore. J\u2019aime les mots qui me remuent le c\u0153ur. C\u2019est le meilleur genre de litt\u00e9rature. Il y a deux po\u00e8mes en particulier que je lis et relis intentionnellement avant de m\u2019endormir, parce que j\u2019avais envie de r\u00eaver d\u2019eux&nbsp;: <strong><em>\u00ab&nbsp;Rifqa&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong> (p. 17) et <em><strong>\u00ab&nbsp;Les bancs du parc avec des dents&nbsp;\u00bb<\/strong><\/em> (p. 55). Lisez-les, seulement, et vous comprendrez.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0<\/p>\n<p>Publi\u00e9 le 4 novembre 2021 sur <a href=\"https:\/\/mondoweiss.net\/2021\/11\/the-unbearable-beauty-of-rifqa\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Mondoweiss<\/a><br \/>\nTraduction : Jean-Marie Fl\u00e9mal,<a href=\"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/\"> Charleroi pour la Palestine<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Susan Abulhawa commente ainsi l\u2019\u00e9tonnant premier recueil de po\u00e9sie de Mohammad el-Kurd : \u00ab Laisser mes yeux glisser une seule fois sur certains vers n\u2019avait gu\u00e8re suffi pour m\u2019impr\u00e9gner de l\u2019insupportable beaut\u00e9 de ce livre. \u00bb <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":31864,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[178,26],"tags":[270,250,755,242,789],"class_list":["post-31860","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture-2","category-la-poesie","tag-edward-said","tag-mahmoud-darwich","tag-mohammed-el-kurd","tag-susan-abulhawa","tag-zakaria-zubeidi"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - 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