{"id":567,"date":"2019-04-03T15:49:00","date_gmt":"2019-04-03T13:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/?p=567"},"modified":"2020-04-18T13:55:34","modified_gmt":"2020-04-18T11:55:34","slug":"le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charleroi-pourlapalestine.be\/index.php\/2019\/04\/03\/le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours\/","title":{"rendered":"Le camp de Chatila ou le massacre de tous les jours"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">           <\/h4>\n\n\n\n<p>Le camp de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens de <strong>Chatila<\/strong>, au c\u0153ur de <strong>Beyrouth<\/strong>, ressemble plut\u00f4t \u00e0 un abri : des ouvriers journaliers  \u00e9gyptiens, soudanais, \u00e9thiopiens, et, \u00e9videmment, l\u2019ajout important des  d\u00e9plac\u00e9s, que ce soient des palestiniens de <strong>Syrie<\/strong> ayant fui les camps du  pays dans lequel ils vivaient avant la crise, ou, simplement, des  <strong>Syriens<\/strong> pauvres.                                              <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">         <\/h5>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/assafirarabi.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/\u0647\u064a\u062b\u0645-\u0627\u0644\u0645\u0648\u0633\u0648\u064a-\u0645\u062e\u064a\u0645-\u0634\u0627\u062a\u064a\u0644\u0627.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Haytham Al-Moussawi &#8211; Liban\n  \n  \n  \n    <\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00abIl y a longtemps, nous habitions cette rue<br>Chaque jour, elle r\u00e9tr\u00e9cissait un peu plus<br>Aujourd\u2019hui nous sommes trop grands pour elle<br>Et comme le ventre d\u2019une m\u00e8re, <br>Nous n\u2019y avons plus notre place\u00bb<\/em>  <\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a sans doute pas plus sinc\u00e8re que ces vers  du po\u00e8me populaire de l\u2019\u00e9gyptien <strong>Salah Jahine<\/strong> pour d\u00e9crire le camp de  Chatila qui <em>\u00ab\u00e9tait\u00bb <\/em>aux r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens avant qu\u2019il ne devienne un  m\u00e9lange de nationalit\u00e9s, de murs et de c\u00e2bles auxquels s\u2019ajoutent, pour  plus de confusion, le vacarme des lieux exigus, le cri des gens  fatigu\u00e9s et en col\u00e8re, et ce qu\u2019aucune photo ne peut capturer d\u2019odeurs  de poubelles, de grondements de mobylettes qui traversent les ruelles  \u00e9troites qui \u00e9taient des rues avant d\u2019\u00eatre rong\u00e9es par des immeubles  contraints \u00e0 l\u2019\u00e9largissement par le gonflement de la population.  <\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, le camp ressemble plut\u00f4t \u00e0 un abri : des ouvriers \njournaliers \u00e9gyptiens, soudanais, \u00e9thiopiens, et, \u00e9videmment, l\u2019ajout \nimportant des d\u00e9plac\u00e9s, qu\u2019ils soient des palestiniens de Syrie ayant \nfui les camps du pays dans lequel ils vivaient, ou, simplement, des \nsyriens pauvres. <\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, le nombre des habitants de <strong>Chatila,<\/strong> si l\u2019on peut qualifier<em>  \u00abd\u2019habitants\u00bb<\/em> ceux contraints \u00e0 y rester, est estim\u00e9 \u00e0 22 ou 25 mille  \u00eatres humains qui, dans une superficie ne d\u00e9passant pas le kilom\u00e8tre  carr\u00e9, vivent dans des conditions inhumaines. Il se disait du camp qu\u2019il  \u00e9tait surpeupl\u00e9 lorsqu\u2019il n\u2019abritait que 6 mille r\u00e9fugi\u00e9s. Que peut-on  en dire aujourd\u2019hui? J\u2019ignore s\u2019il existe un mot capable de signifier ce  degr\u00e9 de surpeuplement.  <\/p>\n\n\n\n<p>Mon h\u00f4te d\u00e9signe un point, \u00e0 quelques 200 m\u00e8tres d\u2019une <em>\u00abrue\u00bb<\/em>  principale au milieu de laquelle nous nous tenons et dit<em> \u00able camp  commence l\u00e0-bas\u00bb<\/em> puis il montre un autre endroit, \u00e9galement \u00e0 quelques  200 m\u00e8tres de distance, et continue <em>\u00abet il se termine l\u00e0-bas\u00bb.   <\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00abC\u2019est  tout ?\u00bb<\/em> je demande, stup\u00e9faite, <em>\u00abMais comment cet espace restreint  peut-il contenir tout ce monde?\u00bb. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Jamal Al-Hendaoui, le chef des scouts  de \u00abYaabad\u00bb, esquisse un sourire cynique et pointe vers le haut. En  suivant le mouvement de son doigt, on d\u00e9couvre, \u00e0 travers un r\u00e9seau  dense et entrem\u00eal\u00e9 de c\u00e2bles \u00e9lectriques, cordes \u00e0 linge et autres  tuyauteries, des \u00e9tages superpos\u00e9s qui se fr\u00f4lent et dont les balcons  s\u2019entrem\u00ealent presque aux fen\u00eatres de l\u2019immeuble d\u2019en face. Le camp a  gonfl\u00e9 horizontalement ce qui a provoqu\u00e9 une explosion verticale. Ce  sont les lois de la physique! <\/p>\n\n\n\n<p>Je suis mon h\u00f4te \u00e0 travers les all\u00e9es, les yeux comme une cam\u00e9ra qui  enregistre tout ce que laissent entrevoir les portes ouvertes des  maisons. <\/p>\n\n\n\n<p>Il fait sombre dans les ruelles, bien que nous soyons en plein  jour. A la lumi\u00e8re blanche des \u00ab<em>n\u00e9ons\u00bb <\/em>on aper\u00e7oit, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des  appartements, des femmes rendues presque floues par le brouillard de la  vapeur des cuisines, occup\u00e9es \u00e0 crier sur leurs enfants. <\/p>\n\n\n\n<p>On d\u00e9couvre des  bizarreries architecturales comme ce balcon qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 quelques  centim\u00e8tres du sol inond\u00e9 d\u2019eau.<\/p>\n\n\n\n<p> On ne comprend pas s\u2019il s\u2019agit de la  pluie, qui, en tombant, a d\u00fb mouiller d\u2019abord le r\u00e9seau de c\u00e2bles  \u00e9lectriques au-dessus de nos t\u00eates, ou si l\u2019eau qui coule sous nos pieds  et dans laquelle pataugent des enfants chauss\u00e9s de souliers en  plastique \u00e0 la poursuite d\u2019un chat, vient en fait, de la bouche d\u2019un  \u00e9gout. Des mobylettes roulant \u00e0 toute vitesse, sans prendre la peine de  ralentir pour \u00e9viter les gens, poussent les enfants et nous poussent. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>Comment s\u2019appelle cette rue?\u00bb<\/em> je demande \u00e0 Jamal, tout en me collant  au mur pour laisser passer la mobylette \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du camp, du c\u00f4t\u00e9 de  \u00abArd Jaloul\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00abElle n\u2019a pas de nom\u00bb<\/em> me r\u00e9pond-il avec assurance. M\u00eame  pas un nom comme \u00e7a, juste pour indiquer l\u2019endroit? <em>\u00abAlors oui, on peut  l\u2019appeler le quartier des libanais ou du studio moderne\u00bb<\/em>\u2026 Studio?! Il  rigole et raconte qu\u2019il y a longtemps il y avait l\u00e0 un studio o\u00f9 ont \u00e9t\u00e9  produits les plus grands films de cin\u00e9ma.  Et, effectivement, on  d\u00e9couvre que le film ds fr\u00e8res Rahbani et de la grande Fairuz, <em>\u00able  vendeur de bagues\u00bb,<\/em> a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 dans ce studio qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit  par le bombardement isra\u00e9lien de 1973, alors qu\u2019il servait de locaux \u00e0  l\u2019organisation<em> \u00abAssa\u00efqa\u00bb<\/em> (proche du r\u00e9gime syrien) Aujourd\u2019hui, l\u2019\u00e9cole  technique de Hariri  occupe l\u2019endroit, au c\u00f4t\u00e9 d\u2019un march\u00e9 en plein air  et de quelques immeubles.  <\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un mode sp\u00e9cial d\u2019acquisition fonci\u00e8re dans le camp qui repose  sur l\u2019enregistrement du propri\u00e9taire ou du locataire aupr\u00e8s du <strong>Comit\u00e9  Populaire du camp<\/strong>. Dans de nombreuses circonstances, ce Comit\u00e9 est  consid\u00e9r\u00e9 par l\u2019Etat Libanais lui-m\u00eame comme la r\u00e9f\u00e9rence, puisque les  palestiniens n\u2019ont pas le droit de devenir propri\u00e9taires au Liban<a href=\"http:\/\/assafirarabi.com\/fr\/25621\/2019\/05\/08\/le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours\/#note1\">(1)<\/a>. <\/p>\n\n\n\n<p>Zi<strong>ad Hamou<\/strong>, le Secr\u00e9taire du Comit\u00e9 Populaire de l\u2019<strong>OLP, <\/strong>explique la  cartographie surr\u00e9aliste du camp comme \u00e9tant la cons\u00e9quence de  <em>\u00abl\u2019exploitation de l\u2019augmentation de la population par les commer\u00e7ants  des b\u00e2timents\u00bb<\/em> et rajoute <em>\u00abils se sont mis \u00e0 construire des immeubles de  10 \u00e9tages alors que le maximum autoris\u00e9 \u00e9tait de 3.  Il n\u2019est pas  possible pour nous de s\u2019\u00e9tendre en dehors du camp puisqu\u2019il est entour\u00e9  par des propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es\u00bb.<\/em> <\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s Hamou, le camp de <strong>Chatila<\/strong> compte environ 5 mille unit\u00e9s  d\u2019habitation, ce qui repr\u00e9sente \u00e0 peu pr\u00e8s 25 mille personnes<em> \u00absi l\u2019on  consid\u00e8re que la famille moyenne est constitu\u00e9e de 5 individus  seulement. De ces 25 mille, moins de 8 mille sont palestiniens \u2013  libanais<a href=\"http:\/\/assafirarabi.com\/fr\/25621\/2019\/05\/08\/le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours\/#note1\">(2)<\/a>!\u00bb<\/em>  <\/p>\n\n\n\n<p>Et il rajoute <em>\u00abcette proportion change selon les fluctuations du co\u00fbt  de la vie qui pousse de plus en plus de pauvres \u00e0 venir vivre dans le  camp. C\u2019est pour \u00e7a que tu trouves ici des libanais, des syriens, des  palestiniens \u2013 syriens, des palestiniens \u2013 libanais, il y a ceux du camp  de Tal al Zaatar<a href=\"http:\/\/assafirarabi.com\/fr\/25621\/2019\/05\/08\/le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours\/#note1\">(3)<\/a>  qui ont trouv\u00e9 refuge ici, ceux du camp de Nabatiyeh(4)  et de Jisr el Bacha<a href=\"http:\/\/assafirarabi.com\/fr\/25621\/2019\/05\/08\/le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours\/#note1\">(5)<\/a>, et une partie des habitants du camp de Nahr el Bared<a href=\"http:\/\/assafirarabi.com\/fr\/25621\/2019\/05\/08\/le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours\/#note1\">(6)<\/a>   qui n\u2019ont pas encore r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 leurs logements\u00bb.<\/em>  <\/p>\n\n\n\n<p>Puis il dit, \u00abselon  les derni\u00e8res statistiques, publi\u00e9es par le Comit\u00e9 de dialogue  libano-palestinien \u2013 qui a recens\u00e9 174 mille palestiniens au Liban \u2013  chiffre avec lequel nous ne sommes pas d\u2019accord, le nombre de  palestiniens \u00e0 Chatila est aujourd\u2019hui de 4 mille. Mais l\u2019organisme de  l\u2019UNRWA dit qu\u2019il y a 8 mille palestiniens inscrits chez eux. Nous  estimons qu\u2019ils sont moins nombreux parce que beaucoup d\u2019inscrits ont  quitt\u00e9 le camp \u00e0 cause du surpeuplement et de la d\u00e9gradation des  services, louant leurs appartements aux nouveaux venus\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Mais comment fonctionne le march\u00e9 qui a conduit \u00e0 cette construction  chaotique, dangereuse pour la s\u00e9curit\u00e9 publique? <\/p>\n\n\n\n<p>Il r\u00e9pond <em>\u00abil y a  plusieurs fa\u00e7ons de vendre. Il y a la vente du plafond et son air, qui  permet de construire un seul \u00e9tage, ou la vente de tout l\u2019air qui  t\u2019autorise \u00e0 construire autant d\u2019\u00e9tages que tu veux!\u00bb, \u00abet combien coute  le m\u00e8tre d\u2019air?\u00bb <\/em> Je demande, sur un ton amus\u00e9. Il r\u00e9pond, en riant  <em>\u00abentre 3 et 5 mille dollars\u00bb. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce changement d\u00e9mographique n\u2019a pas commenc\u00e9 avec le d\u00e9placement des  syriens en 2011 mais <em>\u00ab apr\u00e8s la guerre des camps\u00bb, <\/em>dit Jamal  Al-Hendaoui: <em>\u00ab \u00e0 ce moment-l\u00e0, beaucoup d\u2019habitants du camp sont partis  et de nouveaux gens sont venus \u00e0 leur place, la plupart des palestiniens  \u2013 syriens ou des syriens qui sont devenus propri\u00e9taires \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur  \u00bb<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>Al-Hendaoui donne un exemple, <em>\u00ab Dans le quartier Ouest du camp et  dans le quartier du Horsh, au sud, il y avait parmi les habitants une  grande densit\u00e9 de palestiniens, \u00e0 peu pr\u00e8s 70%, mais apr\u00e8s l\u2019invasion  isra\u00e9lienne, le massacre (de Sabra et Chatila en 1982) et la guerre des  camps (1985-1988), la proportion de palestiniens dans ces endroits est  descendue \u00e0 50%!\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Jamal explique la prolif\u00e9ration de la construction ill\u00e9gale par un \npouvoir de fait  sur les d\u00e9cisions du camp, \u00abil y a le camp, et il y a \nses environs ou certains des n\u00f4tres ont construit profitant \nd\u2019opportunit\u00e9s politiques, comme par exemple la pr\u00e9sence syrienne (1976 \u2013\n 2005) qui a soutenu et couvert certains groupes. Ils ont donc \nconstruit, soit sur le domaine public soit sur des terrains autour du \ncamp apr\u00e8s avoir suppos\u00e9ment obtenu l\u2019autorisation de leurs \npropri\u00e9taires\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Pour comprendre le degr\u00e9 de gravit\u00e9 de la construction ill\u00e9gale et  l\u2019absence de r\u00e8gles de s\u00e9curit\u00e9, Jamal nous raconte qu\u2019il y a 40 ans il a  b\u00e2ti sa maison sous la supervision d\u2019ing\u00e9nieurs de l\u2019<strong>UNRWA<\/strong> (organisme  des Nations Unies cr\u00e9\u00e9 en 1949 pour g\u00e9rer la situation des r\u00e9fugi\u00e9s  palestiniens), et que les fondations ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 un  plan.<\/p>\n\n\n\n<p> Il rajoute qu\u2019entre 1975 et 1980, <em>\u00abl\u2019immeuble le plus haut dans le  camp \u00e9tait la maison de Abou Kassem Al Hajj qui ne faisait que 3  \u00e9tages, en plus d\u2019une pi\u00e8ce en \u00e9tain sur le toit, o\u00f9 ses jeunes fils  passaient leurs soir\u00e9es. Debout sur le toit d\u2019Abou Kassem, on pouvait  voir toute la montagne. Aujourd\u2019hui pour voir la montagne, il faudrait  monter au huiti\u00e8me \u00e9tage.  70% des maisons du camp faisaient un seul  \u00e9tage. Il y avait des rues dans le camp, aujourd\u2019hui il n\u2019y a que des  ruelles. Dans notre rue, une voiture pouvait passer\u2026  Et, la rue par  laquelle nous sommes entr\u00e9s, du c\u00f4t\u00e9 de Ard Jalloul, pouvait accueillir  deux voitures, en aller-retour, en plus des deux trottoirs\u2026 elle faisait  12 m\u00e8tres. Aujourd\u2019hui, elle fait \u00e0 peine 4 m\u00e8tres\u00bb. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Comment cela s\u2019est-il pass\u00e9? Par la loi du grignotage lent, par  l\u2019absence de surveillance et de r\u00e9pression des infractions. <\/p>\n\n\n\n<p>Al-Hendaoui  donne un exemple <em>\u00ab En face de chez nous, la voisine avait un  rez-de-chauss\u00e9e, elle a construit une pi\u00e8ce sur le toit \u00e0 laquelle elle  acc\u00e9dait par un escalier en bois\u2026 Dieu lui a donn\u00e9 les moyens, alors  elle a construit un escalier qui part de la rue ! Evidemment, mon p\u00e8re  s\u2019est f\u00e2ch\u00e9, a contest\u00e9\u2026 mais tous les voisins se sont ligu\u00e9s contre lui  sous pr\u00e9texte que c\u2019\u00e9tait une pauvre femme \u00bb.<\/em> L\u2019histoire ne s\u2019arr\u00eate  pas l\u00e0, \u00ab apr\u00e8s la guerre des camps, elle a mang\u00e9 un m\u00e8tre  suppl\u00e9mentaire de la rue pour agrandir sa maison et un autre pour  construire un nouvel escalier! A ce moment-l\u00e0, mon p\u00e8re aussi a pris 80  cm de la rue, qui est devenue une ruelle\u00bb puis il dit \u00abun scenario  similaire s\u2019est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 dans tout le camp\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Majida Jawad, coordinatrice du programme des droits des femmes dans \nl\u2019association Najdeh, qui a quitt\u00e9 les lieux apr\u00e8s la \u00abguerre des camps\u00bb\n (1985\u20131988), assure qu\u2019il \u00aby a des immeubles vou\u00e9s \u00e0 l\u2019effondrement \u00e0 \nChatila \u00bb.  Elle rajoute que \u00ab pendant cette guerre entre nous et nos \nfr\u00e8res chiites (ndlr. Le mouvement \u00abAmal\u00bb soutenu alors par l\u2019arm\u00e9e \nsyrienne) on a construit des remblais de terre autour du camp puisqu\u2019il \n\u00e9tait expos\u00e9 de tous les c\u00f4t\u00e9s aux snipers bas\u00e9s dans les immeubles en \nhauteur. Apr\u00e8s la guerre, quand les gens ont voulu reconstruire leurs \nmaisons d\u00e9truites en bordure du camp, notre association a supervis\u00e9 \nl\u2019op\u00e9ration et nous avons distribu\u00e9 du m\u00e9tal pour assurer des fondations\n solides, nous avons aussi voulu que les immeubles fassent 4 \u00e9tages, \ndonc plus hauts, en \u00ab pr\u00e9vention \u00bb d\u2019autre guerres et snipers ! Mais, \napr\u00e8s cela, il y a eu un d\u00e9sordre qui a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 par les comit\u00e9s \npopulaires.  Ils se sont mis \u00e0 vendre des autorisations \u00e0 100 dollars \u00e0 \nquiconque voulait ajouter des \u00e9tages, sans prendre en consid\u00e9ration la \ncapacit\u00e9 de support des fondations. Puis, il y a m\u00eame eu des immeubles \nsans fondations, qui sont aujourd\u2019hui vou\u00e9s \u00e0 l\u2019effondrement \u00bb. Oum \nNader rajoute \u00ab par ailleurs, \u00e0 cause de leur hauteur, ces immeubles ont\n bloqu\u00e9 le soleil de tous les c\u00f4t\u00e9s, alors l\u2019humidit\u00e9 s\u2019est infiltr\u00e9e \ndans les appartements \u00e0 tel point qu\u2019il goutte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et \nlorsqu\u2019on soul\u00e8ve le matelas du sol, il est imbib\u00e9 d\u2019eau\u2026 tu imagines ! \nC\u2019est pour \u00e7a que l\u2019asthme s\u2019est prolif\u00e9r\u00e9 chez les r\u00e9sidents. Et, \u00e0 \ncause de l\u2019absence de soleil et de l\u2019exigu\u00eft\u00e9 du lieu, la d\u00e9pression, \nl\u2019hypertension et le diab\u00e8te se sont aussi r\u00e9pandus \u00bb. Puis, elle donne \nun exemple, \u00ablorsque je suis au bureau dans le camp, j\u2019ai toujours \nl\u2019impression qu\u2019il pleut dehors mais quand je sors, je suis surprise par\n un temps ensoleill\u00e9\u2026 Il \u00abpleut\u00bb uniquement \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des immeubles \ndu camp\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Les bidonvilles ont d\u2019autres \u00abinconv\u00e9nients\u00bb traditionnels comme \nl\u2019entassement des ordures, l\u2019infestation des insectes, auxquels \ns\u2019ajoutent des fl\u00e9aux sociaux tels que le ch\u00f4mage, la violence, les \ndrogues et, probablement, la prostitution\u2026 alors, lequel de ces \nprobl\u00e8mes est le plus urgent ? Ziad Hamou r\u00e9pond vite, \u00able ch\u00f4mage\u00bb \navant d\u2019expliquer, \u00abquelqu\u2019un qui n\u2019a pas de travail va chercher \nn\u2019importe quelle source d\u2019argent. Par extension, il est possible que \ncette source soit n\u2019importe quoi\u00bb. Jamal Al-Hendaoui insiste sur le m\u00eame\n point. Il dit, \u00abil y a un peu de racisme traditionnel, li\u00e9 au ch\u00f4mage \ngrandissant, \u00e0 la forte concurrence et \u00e0 l\u2019acc\u00e8s limit\u00e9 aux emplois.  \nAvant la crise, il y avait peu de travail dans mon domaine en tant que \npolisseur de sols, \u00e0 cause de la forte concurrence des syriens dans le \nsecteur du b\u00e2timent. Mais, depuis la crise syrienne, il n\u2019y a plus de \ntravail du tout. Moi par exemple, je n\u2019ai pas travaill\u00e9 une seule fois \ndepuis 5 ans. Aujourd\u2019hui, il y a m\u00eame une forte concurrence entre les \nsyriens qui sont au Liban depuis longtemps et leurs fr\u00e8res r\u00e9cemment \nd\u00e9plac\u00e9s, \u00e0 tel point que les anciens ont commenc\u00e9 \u00e0 se plaindre que les\n nouveaux venus \u00ableur ont pris tout leur travail\u00bb \u2026 Beaucoup de gens ont\n d\u00fb changer de m\u00e9tier \u00e0 cause de \u00e7a\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Le ch\u00f4mage, le manque de perspective et une vie dans l\u2019obscurit\u00e9 ne \nrendent-ils pas \u00e9vidente la question de la drogue ?  Hamou ne nie pas \nque ce probl\u00e8me est \u00ab bien pr\u00e9sent mais pas dans les proportions que \npr\u00e9sentent les m\u00e9dias \u00bb. Je lui r\u00e9ponds qu\u2019il avait fait la m\u00eame \nd\u00e9claration il y a deux ans dans une interview, est-ce que cela veut \ndire que les choses n\u2019ont pas chang\u00e9? Il dit \u00abil y a un probl\u00e8me, cela \nne fait pas de doute, mais les grosses t\u00eates se sont liquid\u00e9es entre \nelles\u00bb. Et donc, personne ne leur a succ\u00e9d\u00e9? \u00abSi, il y a un type, par \nexemple, qui deal m\u00eame des cigarettes, il poss\u00e8de aujourd\u2019hui trois \nappartements dans le camp parce qu\u2019il \u00e9tait couvert par l\u2019une des \norganisations. Mais j\u2019en ai parl\u00e9 hier avec un des responsables de la \ns\u00e9curit\u00e9  et son cas va \u00eatre bient\u00f4t  trait\u00e9\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant en parlant avec certains des habitants du camp, il semble \nque le probl\u00e8me soit bien plus important. Une femme que nous avons \nrencontr\u00e9e affirme que la vente et la consommation de drogues sont \ndevenues se pratiquent publiquement \u00e0 Chatila. Elle parle en \nconnaissance de cause, puisque son mari consommait. \u00abDans la rue \nd\u2019Ariha, ils fument du cannabis en public et ils vendent de la drogue en\n public. Je les ai vus de mes propres yeux. Je n\u2019habite pas loin d\u2019eux. \nOn voit des voitures \u00e9trang\u00e8res au camp qui viennent, se garent au bout \nde la ruelle et disent \u00abdonnes-moi pour 10 mille ou 20 mille livres\u00bb. Le\n soir tu ne peux pas traverser la ruelle, \u00e0 cause de l\u2019odeur. Avant, il y\n avait une certaine pudeur, aujourd\u2019hui ils n\u2019ont m\u00eame plus honte. M\u00eame \nmon mari fumait dehors parce qu\u2019il \u00e9tait g\u00ean\u00e9 de le faire devant moi. Tu\n trouves des bouteilles cass\u00e9es de \u00ab Simo \u00bb (un sirop contre la toux \nutilis\u00e9 comme stup\u00e9fiant) dans la ruelle. Une fois, j\u2019ai trouv\u00e9 des \npilules de \u00abTramadol\u00bb (un opio\u00efde) dans les affaires de mon mari. Il y a\n beaucoup de vari\u00e9t\u00e9s diff\u00e9rentes, en plus de la coca\u00efne et de l\u2019h\u00e9ro\u00efne\n \u00bb. De la coca\u00efne et de l\u2019h\u00e9ro\u00efne ? Ce sont pourtant des drogues ch\u00e8res !\n Elle r\u00e9pond, \u00ab On entendait les cris du fils de nos voisins lorsqu\u2019il \n\u00e9tait en manque, son hurlement devenait semblable aux cris des animaux \net faisait peur aux enfants. Tout son salaire passait dans la coca\u00efne\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00abNotre camp n\u2019est pas ferm\u00e9 \u00bb dit Ziad Hamou et il rajoute, \u00abon peut \nen sortir et y entrer librement. Aucune des entr\u00e9es n\u2019est gard\u00e9e : ni \ncelle de Sabri Hamadeh, ni du c\u00f4t\u00e9 de la station Mokdad, ni celle d\u2019Ard \nJaloul, ni l\u2019entr\u00e9e de l\u2019UNRWA, ni celle du d\u00e9potoir principal en \ndirection de la fosse commune\u00bb<a href=\"http:\/\/assafirarabi.com\/fr\/25621\/2019\/05\/08\/le-camp-de-chatila-ou-le-massacre-de-tous-les-jours\/#note1\">(7)<\/a>.  <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019entr\u00e9e du d\u00e9potoir principal ! Mon Dieu! Il y a donc une entr\u00e9e du \nnom d\u2019une d\u00e9ch\u00e8terie ! Sur place, nous d\u00e9couvrons que c\u2019est bien pire. \nIl s\u2019agit en fait d\u2019un centre \u00e9norme de tri de d\u00e9chets.  Ici, ceux que \nnous rencontrons dans les rues de Beyrouth en train de fouiller les \npoubelles, se retrouvent pour d\u00e9charger leurs trouvailles. L\u2019espace est \ntr\u00e8s grand, rempli d\u2019odeurs, de salet\u00e9 et de ferrailles. Il pleut des \ncordes, des canaux de \u00abjus de poubelle\u00bb coulent en direction du camp qui\n se trouve en contrebas.  Peut-\u00eatre que la pr\u00e9sence d\u2019un endroit comme \ncelui-ci, coll\u00e9 au camp, a d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 les gens de la propret\u00e9 et les a \npouss\u00e9s \u00e0 n\u00e9gliger les tas d\u2019ordures entass\u00e9s dans leurs ruelles et sous\n leurs fen\u00eatres? Je demande \u00e0 Jamal: \u00abl\u2019UNRWA n\u2019est pas cens\u00e9 ramasser \nles poubelles?\u00bb Il r\u00e9pond que le probl\u00e8me de l\u2019UNRWA c\u2019est qu\u2019il \ntravaille \u00absur des normes unifi\u00e9es dans tous les endroits, \nind\u00e9pendamment des sp\u00e9cificit\u00e9s de certains lieux,  par exemple, selon \nleurs crit\u00e8res, pour chaque mille personnes, il doit y avoir un m\u00e9decin \net sept \u00e9boueurs\u2026 Evidemment, leur recensement se base sur les r\u00e9fugi\u00e9s \ninscrits chez eux. Pour Chatila, ils estiment le nombre de palestiniens \u2013\n libanais \u00e0 environ 6 mille. Les services de l\u2019UNRWA ne concernent donc \nque ces 6 mille, et pourtant, il y a bien 25 mille habitants qui jettent\n leurs d\u00e9chets dans le camp. Il faut ajouter \u00e0 cela le non-respect des \nhoraires de ramassage. L\u2019\u00e9tat des ordures a conduit \u00e0 une infestation \nsans pr\u00e9c\u00e9dent de nouveaux genres d\u2019insectes d\u2019int\u00e9rieur, tels que les \ngros cafards, les rats et les essaims de mouches ou de moustiques\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00abinvit\u00e9s\u00bb n\u2019ont pas de chefs \u2013 se plaint Jamal &#8211; contrairement \naux palestiniens originaires de l\u2019endroit \u00bb. Et les comit\u00e9s populaires? \nIls ne peuvent pas imposer un syst\u00e8me ? Il r\u00e9pond, \u00abni les comit\u00e9s, ni \nle Liban. Personne ne peut imposer quoi que ce soit. On fait partie de \ncette soci\u00e9t\u00e9. Je suis n\u00e9 et j\u2019ai grandi ici. J\u2019ai fini par me comporter\n comme cet endroit\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce que cela r\u00e9sume tous les probl\u00e8mes des habitants des lieux \ninformels? Evidemment, non. Il y a \u00e9galement le harc\u00e8lement et la \nviolence. Hier, un palestinien &#8211; syrien a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 dans le camp par un \ncoup de poignard, apr\u00e8s un d\u00e9saccord autour de la fermeture d\u2019une \nfen\u00eatre pour faire passer des c\u00e2bles \u00e9lectriques. Le syrien a mal parl\u00e9 \nau palestinien qui lui a saut\u00e9 dessus pour se battre, le syrien lui a \nport\u00e9 deux coups de poignard, le palestinien, poignard\u00e9, a alors saisi \nl\u2019arme des mains de son agresseur pour lui porter un coup fatal. Ce qui \nest \u00e9tonnant est que tous deux \u00e9taient, d\u2019apr\u00e8s les t\u00e9moins de la sc\u00e8ne,\n sous l\u2019emprise de la drogue. C\u2019est un exemple parmi tant d\u2019autres.  <\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes et les enfants, \u00e9tant le maillon faible, sont les \npremi\u00e8res victimes de la violence dans le camp, en plus de celle, \nmorale, que les conditions de vie inhumaines font subir \u00e0 tous les \nhabitants. Mais les femmes, comme le dit Majida Jawad, \u00abse taisent \ng\u00e9n\u00e9ralement par compassion pour leurs maris et par peur que leurs \nenfants ne terminent dans la rue terrifiante\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>A propos de la violence et la drogue, <strong>Ziad Hamou<\/strong>, le responsable du  <strong>Comit\u00e9 Populaire de Chatila<\/strong>, assure que leur pr\u00e9sence reste inf\u00e9rieure  aux autres camps.  J\u2019ignore si cette d\u00e9claration, apr\u00e8s tout ce que nous  avons vu dans le camp v\u00e9ritablement meurtri de <strong>Chatila<\/strong>, \u00e9tait une  invitation \u00e0 la d\u00e9tente. Mais, une proche de l\u2019assassin du syrien nous a  dit que les agents de police du commissariat ou son proche a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9  lui ont d\u00e9clar\u00e9,<em> \u00abLe camp de <strong>Ain el Helweh<\/strong> a la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre le  plus dangereux du Liban mais, en r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est Chatila le pire\u00bb. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans tous les cas, il est impossible de ne pas \u00eatre en col\u00e8re face \u00e0 \nl\u2019\u00e9tat du camp qui est victime aujourd\u2019hui d\u2019un massacre sans doute plus\n horrible encore que celui qui a \u00e9t\u00e9 commis sur sa population par Isra\u00ebl\n et ses milices en 1982. <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><strong>Doha Chams<\/strong> est une \u00e9crivaine journaliste au Liban <br>Texte <a href=\"http:\/\/assafirarabi.com\/ar\/24981\">publi\u00e9 dans Assafir al Arabi<\/a>, le 28-03-2019<br>Traduction :   Fourate Chahal Rekaby. <\/p>\n\n\n\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a>________________<\/a><br>1. Les palestiniens pouvaient devenir propri\u00e9taires au Liban d\u2019apr\u00e8s un  d\u00e9cret \u00e9mis en 1969 qui a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 en 2001. La nouvelle Loi 296,  promulgue d\u00e9sormais que <em>\u00ab Il n\u2019est accord\u00e9 aucun droit des droits de  propri\u00e9t\u00e9 immobili\u00e8re a une personne ne portant pas une nationalit\u00e9  issue d\u2019un pays reconnu, ou \u00e0 la Constitution qui interdit la  naturalisation des Palestiniens \u00bb<\/em>.  <br>2. Les palestiniens sont  r\u00e9partis selon le pays d\u2019accueil. Ce terme d\u00e9signe donc les palestiniens  enregistr\u00e9s au Liban et portant carte de s\u00e9jour sp\u00e9ciale.<br>3. Le camp  de Tal al Zaatar \u00e9tait situ\u00e9 au Nord-Est de la capitale Beyrouth. Il a  \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit en 1976 lors d\u2019un massacre, apr\u00e8s 52 jours de si\u00e8ge par les  milices chr\u00e9tiennes libanaises de droite et les forces du r\u00e9gime syrien  qui les soutenaient. Il se dit que les habitants du camp ont mang\u00e9 de la  viande de chien et de chat, et que certains sont morts de soif. Le  massacre de Tal al Zaatar a fait pr\u00e8s  de mille victimes.  <br>4. Le camp de Nabatiyeh, situ\u00e9 au Sud du Liban, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit par le bombardement isra\u00e9lien de 1974. <br>5. D\u00e9truit par les milices chr\u00e9tiennes libanaises de droite qui y ont  commis, au d\u00e9but de la guerre civile, un massacre qui a fait plus de 200  victimes. <br>6. Bien que 12 ann\u00e9es se soient \u00e9coul\u00e9es depuis les  affrontements entre l\u2019arm\u00e9e libanaise et \u00ab Fatah al-Islam \u00bb qui ont  d\u00e9truit le camp le plus connu du Nord du Liban, en 2007, beaucoup  d\u2019habitants de Nahr el Bared, toujours \u00ab en exil \u00bb en dehors du camp,  attendent la reconstruction de leurs habitations.<br>7. La fosse commune  du massacre de Sabra et Chatila qu\u2019ont commis les milices chr\u00e9tiennes  libanaises de droite sous la supervision de l\u2019arm\u00e9e d\u2019occupation  isra\u00e9lienne, en 1982. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le camp de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens de Chatila, au c\u0153ur de Beyrouth, ressemble plut\u00f4t \u00e0 un abri : des ouvriers journaliers  \u00e9gyptiens, soudanais, \u00e9thiopiens, et, \u00e9videmment, l\u2019ajout important des  d\u00e9plac\u00e9s, que ce soient des palestiniens de Syrie ayant fui les camps du  pays dans lequel ils vivaient avant la crise, ou, simplement, des  Syriens pauvres.        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