L’armée israélienne tue par balle une fillette de 9 ans dans sa classe à Gaza

Ritaj Abdul Raouf Rihan, 9 ans,était assise à sa table à l’école Abu Ubaida bin al-Jarrah lorsqu’elle a été abattue sous les yeux de ses condisciples, ce qui a provoqué un grave traumatisme psychologique parmi les écoliers et le ministère a décrit cette mort comme un « crime brutal et horrible »

 

Nora Barrows-Friedman     10 avril 2026     The Electronic Intifada

 

Des personnes éplorées assistent aux funérailles du journaliste d'Al Jazeera, Mohammad Wishah, tué le 8 avril par une frappe aérienne israélienne à Gaza.

Des personnes éplorées assistent aux funérailles du journaliste d’Al Jazeera, Mohammad Wishah, tué le 8 avril par une frappe aérienne israélienne. (Photo : Ramzi Abu Amer / APA images)

 

Le texte qui suit provient des informations présentées dans le livestream du 9 avril.
Vous pouvez voir la totalité de l’émission ici.

 

Mercredi, alors qu’Israël lançait des frappes massives contre l’Iran, tuant près de 300 personnes dans une vague de bombardements sur Beyrouth et dans le sud, les drones israéliens continuaient de cibler et d’attaquer des Palestiniens dans la bande de Gaza.

Jeudi, Ritaj Abdul Raouf Rihan, 9 ans, et été abattue et tuée par une balle israélienne dans sa classe dans le nord de Gaza, annoncent le ministère palestinien de l’Éducation ainsi que des sources locales d’informations.

 

 

Ritaj était assise à sa table à l’école Abu Ubaida bin al-Jarrah lorsqu’elle a été abattue sous les yeux de ses condisciples, ce qui a provoqué un grave traumatisme psychologique parmi les écoliers et le ministère a décrit cette mort comme un « crime brutal et horrible ».

« Chaque jour, j’emmène ma fille à l’école de façon qu’elle puisse apprendre comme tout autre enfant dans le monde », a déclaré Abdulrahman, le père de Ritaj, aux journalistes Maha Husseini et Hani Abu Rezeq, de Middle East Eye.

« Aujourd’hui, environ une heure après que je l’avais déposée, j’ai appris que ma fille avait été tuée. Je ne m’attendais pas à recevoir la nouvelle de sa mort alors qu’elle se trouvait dans un lieu où l’on apprend. Ç’a été un choc bien au-delà des mots. »

Abdulrahman d’ajouter : « Nous étions contents qu’elle ait grandi suffisamment et qu’elle soit restée en vie et en bonne santé après deux ans de génocide pour pouvoir porter un cartable et des cahiers. Elle était enfin retournée à l’école. Elle était douée et elle aimait l’école. »

Mercredi, Israël a tué le journaliste Mohammad Wishah en incendiant complètement sa voiture alors qu’il était au volant.

https://x.com/AnasAlSharif0/status/2041916197034250760

Wishah travaillait pour Al Jazeera.

Le journaliste et contributeur de The Electronic Intifada, Mohammad Asad, a filmé le véhicule détruit de Wishah juste après l’attaque israélienne au moment où des policiers palestiniens et des passants éloignaient la voiture en feu d’un bâtiment tout proche.

Le reporter Nahed Hajjaj a filmé les scènes à l’extérieur de l’hôpital Al-Shifa au moment où des passants blessés dans la frappe qui avaient tué Mohammad Wishah étaient emmenés en toute hâte au service des urgences.

Le Bureau gouvernemental des médias de Gaza a déclaré qu’avec l’assassinat de Wishah, on en était désormais à 262 journalistes tués par Israël depuis octobre 2023.

Mercredi, deux autres Palestiniens ont été tués lors d’une frappe de drone dans l’est de la ville de Gaza, a fait savoir l’agence d’information Wafa.

Le 6 avril, des bandes armées soutenues par Israël ont fomenté un massacre perpétré par l’armée israélienne dans une école abritant des familles déplacées au camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de l’enclave.

 

Selon des sources locales, les gangs ont fait irruption dans l’école et ont déclenché des heurts. Les avions de combats israéliens ont alors bombardé les lieux, tuant au moins 10 Palestiniens et en blessant des dizaines d’autres.

L’agence d’information turque Anadolu a fait savoir qu’une autre personne avait été tuée et plusieurs autres blessées le même jour, lors d’une attaque séparée dans la ville d’al-Qarara, à l’est de Khan Younis.

Des témoins ont expliqué à Anadolu que les forces israéliennes avaient ouvert le feu sur des véhicules palestiniens dans une zone située à l’extérieur de la famille ligne jaune.

Lundi, le journaliste Mahmoud Aliwa a pris une vidéo d’un homme à l’agonie après que son frère avait été tué lors d’une attaque contre le quartier de Sheikh Radwan, à Gaza. Un enfant avait également été blessé lors de cette frappe.

Le dimanche 5 avril, un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés dans une frappe israélienne contre un groupe de personnes à Gaza même.

Ce même dimanche, quatre autres Palestiniens ont été tués lorsque Israël a bombardé une maison du camp de réfugiés d’al-Bureij, dans le centre de Gaza et, dans le même temps, les forces israéliennes ont abattu un jeune handicapé à Khan Younis.

 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) suspend ses évacuations médicales

 

Cette semaine, l’OMS a annoncé qu’elle suspendait ses évacuations de patients par le passage de Rafah vers l’Égypte, après qu’un de ses employés sous contrat a été tué lors d’une attaque israélienne contre un de ses véhicules des Nations unies.

Majdi Aslan, le conducteur de 54 ans, a été déclaré mort après l’attaque, selon des rapports locaux. Un autre membre du personnel de l’OMS a été blessé.

Le passage de Rafah, fermé depuis près de deux ans par Israël, a ensuite été rouvert en partie avant d’être refermé pendant des semaines dès le début des attaques de l’Iran. C’est la seule voie des Palestiniens de Gaza qui veulent bénéficier de traitements médicaux à l’étranger ou rentrer à Gaza pour y retrouver leurs familles.

 

Pénurie de lait maternisé pour bébé

 

Les experts médicaux à Gaza mettent en garde contre une nouvelle pénurie de lait maternisé du fait que le blocus sévère imposé par Israël reste appliqué.

Ahmad al-Farra, le directeur du département de pédiatrie au Complexe médical Nasser, a fait savoir à The New Arab que le lait maternisé, y compris celui qui convient des compléments nutritifs, tombait dangereusement à court.

Il a expliqué :

« Le problème ne réside pas que dans la quantité ; les types de lait disponibles changent sans arrêt. Une sorte ne dure pas plus de quinze jours avant d’être épuisée et remplacée par une autre, ce qui affecte négativement la santé des enfants en bas âge. »

De nombreux stocks de lait maternisé approchent leur date d’expiration, ce qui met encore plus en danger la santé des petits, a-t-il ajouté.

Les pleurs des enfants et l’anxiété des parents mettent en évidence l’urgence de la situation, a fait savoir The New Arab.

Al-Farra a mis en garde contre le fait que, sans une intervention immédiate, la pénurie pouvait dégénérer en une catastrophe généralisée pour la santé, ce qui accroîtrait la malnutrition et les maladies parmi les membres les plus vulnérables de la société.

« Les enfants nécessitent un arrivage important et continu de lait maternisé afin d’éviter de graves risques pour leur santé. Tout retard ne fera qu’exacerber la malnutrition et mettre des vies en danger. Il est nécessaire d’agir immédiatement afin de garantir la fourniture de lait maternisé afin que cette crise ne se mue en une tragédie incontrôlable »,

a ajouté al-Farra.

 

Des colons et des soldats israéliens tuent des Palestiniens

 

Cette semaine, en Cisjordanie occupée, des colons israéliens ont tué un jeune et attaqué et enlevé des enfants palestiniens lors d’une série de débordements, alors que le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne réclamait des sanctions internationales contre les colons israéliens et le projet colonial de peuplement.

Le ministère a déclaré que les incendies d’habitations et de véhicules constituaient « des crimes organisés et répétés dirigés par l’État d’occupation » dans le but d’imposer un environnement coercitif censé chasser les Palestiniens de leur terre via une campagne de terreur organisée.

Le ministère a réclamé des actions internationales d’urgence allant « au-delà de la condamnation », y compris des sanctions claires et contraignantes contre le système de peuplement et la désignation des milices occupantes sur les listes internationales de terroristes, a rapport l’agence d’information Anadolu.

Mercredi soir, des colons et des soldats israéliens ont attaqué et tué un jeune, Alaa Khaled Sbeih, au cours d’un débordement violent dans le village de Taysir, à l’est de Tubas, dans le nord de la Cisjordanie.

Le site d’information Arabs48 a rapporté que des colons avaient attaqué le village au moment où les forces armées israéliennes avaient fait irruption dans la zone et abattu Sbeih, le tuant sur-le-champ et retenant ensuite son corps.

https://x.com/IhabHassane/status/2042008098764706011

La Société du Croissant-Rouge de Palestine (SCRP) a déclaré que les soldats avaient arrêté le personnel de l’ambulance, confisqué ses téléphones cellulaires et ses CI à proximité de Taysir pendant plus de deux heures.

Selon l’armée israélienne, un colon qui participait à l’attaque a été touché à la tête par une pierre lancée par de jeunes Palestiniens qui défendaient leur village.

La Société de diffusion publique israélienne a déclaré que le colon qui avait tué le jeune était membre de l’armée et qu’il « était en congé et présent en cet endroit », indiquant par là l’implication de l’armée israélienne et sa protection des attaques de colons lancées contre les habitants.

Un peu plus tôt le même jour, des colons armés avaient agressé deux enfants palestiniens, des frères âgés de 11 et 13 ans, à Masafer Yatta, au sud de Hébron, et avaient tenté de voler leur troupeau.

L’agence d’information locale Wafa a rapporté que, le 8 avril également, les colons israéliens avaient enlevé un garçon de 14 ans à Qabalan et deux autres jeunes dans le village voisin d’Einabus, au sud de Naplouse.

Le chef du conseil du village de Qabalan a déclaré qu’un groupe de colons avaient envahi une zone près du village et enlevé l’enfant de 14 ans pour l’emmener à la colonie de peuplement d’Itamar. À Einabus, des témoins locaux ont dit que les colons, dont un gardien de la colonie de Yitzhar, avaient kidnappé deux jeunes et les avaient emmenés dans une endroit où ils les avaient agressés, battus et dépouillés de leurs vêtements avant de les relâcher.

Le lundi 6 avril, des colons israéliens, accompagnés de militaires, ont attaqué la ville de Silwad et le village de Yabrud, à l’est de Ramallah. Le maire de Silwad, Raed Hamed, a expliqué à Wafa que les colons avaient agressé un homme, sa femme enceinte et leur fils.

À Yabrud, des colons ont volé 15 moutons pendant que les soldats israéliens lançaient des grenades lacrymogènes sur les Palestiniens du village.

Ce même 6 avril, des colons ont agressé et blessé un Palestinien âgé dans le village de Mukhmas, au nord-est de Jérusalem.

Selon la Commission sur la colonisation et la résistance au mur, une agence palestinienne, les colons ont effectué près de 500 agressions, au cours du mois de mars, y compris des tirs directs, des incendies, des destructions de biens et des tentatives en vue d’établir des avant-postes de colonies.

Ces agressions se sont traduites par la mort d’au moins neuf Palestiniens et par de très importants dégâts aux habitations, à la terre et aux plantations.

Mardi matin, une femme de 68 ans, Sabriya Shamasneh, est décédée après avoir été sauvagement agressés par des soldats israéliens qui perquisitionnaient sa maison dans le village de Jayyous, près de Qalqilya.

Son mari, Walid, a expliqué aux journalistes que les Israéliens avaient envahi la maison et forcé tous les résidents à se masser dans un coin de la chambre pendant qu’ils fouillaient les chambres à coucher.

À un moment donné, a rapporté Middle East Eye,

« Sabriya a tenté de bouger et a appelé son fils Hassan, craignant qu’il n’ait été arrêté. Les soldats ont répondu en la repoussant violemment avec leurs fusils, la frappant jusqu’à ce qu’elle s’écroule et lui criant dessus pour qu’elle se tienne tranquille ».

Sa tête a heurté le mur, ce qui lui a fait perdre conscience. Son mari a paniqué, s’est mis à crier et à discuter avec les soldats pour qu’ils lui viennent en aide, mais ils ont refusé.

Après le départ des soldats, le mari de Sabriya et son fils l’ont emmenée en toute hâte vers un hôpital des environs. Une lourde présence de véhicules militaires israéliens avait empêché la venue d’une ambulance sur les lieux, a fait remarquer Middle East Eye.

« À l’hôpital, on n’a pu que constater le décès de Sabriya à la suite des blessures encourues durant la perquisition. La famille s’est retrouvée en état de choc profond. »

 

L’organisation de défense des droits des enfants obligée de fermer

 

Après avoir, pendant 35 ans, répertorié et compilé les crimes d’Israël envers les enfants en Palestine, avoir apporté des services juridiques aux enfants qui en avaient un besoin urgent et avoir subi pendant des années les attaques systématiques du gouvernement israélien en vue de saper et de criminaliser son travail, Defense for Children International – Palestine (DCI-P) a annoncé cette semaine qu’il était forcé de mettre un terme à ses opérations.

https://x.com/DCIPalestine/status/2041511884549988771

L’organisation de défense des droits des enfants a déclaré que,

« depuis des décennies, DCI-P avait œuvré inlassablement à protéger les enfants palestiniens envers et contre tout. Aujourd’hui, nous espérons que d’autres reprendront la tâche et lutteront pour l’avenir que méritent les enfants palestiniens. »

L’un des derniers rapports de l’organisation tirait la sonnette d’alarme à propos de l’emprisonnement permanent de plus de 350 enfants, dont 51 pour 100 sont en détention administrative – c’est-à-dire emprisonnés sans accusation ni procès.

Ce chiffre, déclare DCI-P, est en même temps le chiffre le plus élevé et la proportion la plus forte enregistrée depuis que DCI-P a commencé à contrôler ces chiffres en 2008.

« Ces chiffres viennent à un moment où les enfants palestiniens font constamment état de conditions épouvantables et débilitantes à l’intérieur des sites de détention israéliens, sans mentionner le fait qu’on les prive de nourriture adéquate et d’eau, qu’on les roue de coups, qu’on les harasse verbalement et qu’on les soumet à la torture, y compris via le recours au confinement solitaire »,

a déclaré DCI-P.

« Les avocats qui représentent les prisonniers palestiniens continuent d’être confrontés à de plus en plus d’obstacles à la représentation juridique, y compris l’annulation des visites prévues, de sévères limitations des heures de visite, des reports prolongés allant jusqu’à plusieurs mois et des interdictions d’apporter ne serait-ce que du matériel concernant de simples affaires. Les avocats n’ont pas le droit non plus de transmettre de simples messages des familles et des enfants qui avaient souhaité faire passer des messages à leurs familles via un avocat ont été battus »,

dit un rapport de DCI-P.

Les attaques contre les organisations palestiniennes des droits humains ont augmenté, ces dernières années, tant de la part des Israéliens que du gouvernement américain.

Ali Abunimah et Maureen Clare Murphy, de The Electronic Intifada, ont dit en 2021 que le gouvernement israélien ciblait six organisations éminentes, dont DCI-P, à la suite de leur coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) dans son enquête sur les crimes de guerre en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

L’écrivain Tariq Kenney-Shawa, le chercheur spécialiste en politique américaine du comité d’expertise palestinien Al-Shabaka, a fait remarquer qu’en février 2021, DCI-P

« avait rapporté que les interrogateurs israéliens avaient violé une garçon palestinien de 15 ans alors qu’il était détenu à la prison israélienne de Moskobiyyeh, à Jérusalem-Est. DCI-P avait partagé l’allégation avec des responsables du département d’État américain qui, a-t-on dit, avaient ensuite soulevé la question auprès des autorités israéliennes ».

Toutefois,

« au lieu qu’enquêter sur ce viol, les forces israéliennes avaient fouillé et mis à sac les locaux de DCI-P à Ramallah et, plus tard, avaient désigné l’organisation, en même temps que cinq autres organisations palestiniennes des droits humains, comme des ‘organisations terroristes’ »,

écrit Kenney-Shawa.

L’an dernier, dit encore Kenney-Shawa, l’administration Trump

« a désigné les organisations palestiniennes dans le cadre des dispositions antiterroristes avant même d’aller plus loin, sanctionnant ainsi ces organisations de pointe des droits humains pour s’être engagées avec la Cour pénale internationale. Ces mesures vont au-delà du ciblage d’acteurs individuels afin de détruire l’infrastructure même de la responsabilisation internationale ».

 

Les massacres israéliens au Liban

 

Entre-temps, quelques heures à peine près qu’il est apparu que les EU cédaient aux conditions iraniennes de cessez-le-feu, qui comprenaient la cessation par Israël de ses attaques contre le Liban, Israël a lancé mercredi plus de cent frappes aériennes contre Beyrouth et les zones avoisinantes, tuant près de 300 personnes et en blessant plus d’un millier.

https://x.com/GhassanAbuSitt1/status/2041888341893792234

Mercredi soir, notre contributrice Roqayah Chamseddine a adressé ce rapport à The Electronic Intifada.

 

https://x.com/UNHCRLebanon/status/2041880671459655866

Israël a tué deux journalistes lors de ses attaques de mercredi contre le Liban. Ghada Dayekh, de la radio Sawt al-Farah, a été tuée à son domicile à Sour (Tyr).

https://x.com/QudsNen/status/2041886640231026689

Dayekh travaillait pour cette station depuis des dizaines d’années et on l’entendait sur les ondes depuis 37 ans.

https://x.com/RamAbdu/status/2041917975817605211

Suzan Khalil, une journaliste de la chaîne de TV Al-Manar, a elle aussi été tuée mercredi par les attaques israéliennes.

 

 

Mise en exergue des revendications

 

Et, enfin, selon notre habitude, nous avons voulu mettre en évidence des personnes exprimant leur joie, leur détermination et leurs revendications un peu partout en Palestine et dans le monde.

Le 5 avril, à Bethléem, les chrétiens palestiniens ont célébré le Dimanche des Rameaux. Cette vidéo a été réalisée par l’usager des médias sociaux @PalCatholic.

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Publié le 10 avril sur The Electronic Intifada
Traduction : Jean-Marie Flémal,  Charleroi pour la Palestine

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