La délégation Mahmoud Farajallah pleure les martyrs et dénonce la persistance de l’agression criminelle sioniste à l’encontre des peuples libanais et palestiniens
Mercredi 8 avril, alors que venait d’être annoncé le cessez-le-feu dans le cadre de la guerre d’agression israélo-américaine contre l’Iran, Israël intensifie ses frappes criminelles sur le Liban, détruisant et tuant sans restreinte. En quelques heures, des centaines de frappes ont lieu, bâtiments et habitations sont détruits, les habitant·es fuient leur lieu de vie tandis que le nombre de mort·es et de blessé·es croît au fil des heures.

Photo : Marwa.H.Saab
La délégation Mahmoud Farajallah (*), composée de militant·es de Samidoun Brussels et de la Plateforme Charleroi pour la Palestine, a voyagé au Liban en janvier 2025. Elle y a rencontré de nombreuses personnes et organisations, tant libanaises que palestiniennes, toutes engagées pour la libération et contre les offensives impérialistes et colonialistes.
Parmi ces personnes, le cheikh Sadiq Al-Nabulsi, que la délégation a rencontré à Saïda. Lors de cette rencontre, la question de la domination occidentale sur la région a été abordée, ainsi que la nécessité de renverser le narratif hégémonique qui contribue à renforcer cette domination et silencer les aspirations légitimes des peuples de la région. Le cheikh affirmait alors « To win the war, you need to win the narrative », et encourageait le travail de visibilisation et d’information sur les luttes et souffrances des peuples libanais et palestiniens.

Rencontre avec le cheikh Sadiq Al-Nabulsi
Il avait également évoqué Hajj Muhammad Afif Al-Nabulsi, tombé martyr en 2024, illustrant la responsabilité pour les vivant·es d’honorer les martyr·es et leurs engagements.

La délégation Mahmoud Farajallah se recueille auprès de la tombe de Hajj Muhammad Afif Al-Nabulsi
Cheikh Sadiq Al Nabulsi est tombé martyr ce mercredi 8 avril, dans le bombardement israélien sur le bâtiment où il travaillait et avait reçu la délégation, dans la ville de Saïda. La délégation pleure sa mort, et celle des centaines d’autres victimes, et présente ses respects et condoléances.
Aujourd’hui, il appartient aux vivant·es de continuer le travail, de diffuser sans relâche le narratif de la libération, et d’honorer les martyr·es, chacune des vies précieuses et importantes arrachées à leurs proches par la machine colonialiste et impérialiste.
Gloire aux martyr·es, puissent-iels guider les vivant·es sur le chemin de la justice et de la libération. Soutien aux blessé·es et aux réfugié·es. Libération pour tous·tes les prisonnier·es.
(*) Mahmoud Farajallah est une jeune réfugie palestinien de Gaza, martyr dans le centre fermé 127 bis de Bruxelles le 7 octobre 2025
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