La Palestine affronte l’escalade coloniale

 

La Palestine affronte l'escalade coloniale

De Gaza à Jérusalem, de la Cisjordanie au Néguev, des villes palestiniennes occupées en 1948 aux camps de réfugiés et à la diaspora et des rues aux prisons, la Palestine reste une seule terre et le peuple palestinien reste un seul peuple.

 

Masar Badil,  26 juillet 2026

De Gaza à la Cisjordanie, à Jérusalem et aux territoires palestiniens occupés en 1948, ainsi qu’à l’intérieur des prisons sionistes, le projet colonial durcit son offensive contre le peuple palestinien. Affronter le génocide, le nettoyage ethnique et l’expansion coloniale requiert l’organisation du peuple, l’unité entre les forces de la résistance, la rupture avec Oslo et l’intensification de la solidarité internationale.

La Palestine entre dans une phase nouvelle et dangereuse de l’offensive coloniale sioniste. Les développements de la situation en Cisjordanie, à Jérusalem, à Gaza, dans les territoires palestiniens occupés en 1948 et dans les prisons israéliennes ne peuvent être compris comme des arènes séparées ni comme une succession d’événements isolés. Ce sont des expressions différentes de la même stratégie : progresser en terre palestinienne, remodeler par la force sa réalité démographique et territoriale, approfondir la fragmentation de notre peuple et détruire sa capacité d’organisation et de résistance.

Ce qui se passe aujourd’hui en Cisjordanie révèle cette dynamique avec une clarté particulière. Les attaques des hordes de colons armés contre les villages et communautés palestiniens, l’incendie d’habitations, de terres et de mosquées, la saisie de terres et et l’expansion des avant-postes coloniaux ont lieu sous la protection directe ou indirecte des forces d’occupation. Quand les communautés palestiniennes tentent de défendre leurs foyers et leurs terres, l’armée intervient contre elles via des raids, des fermetures, des arrestations et des punitions collectives. Les colons progressent et l’armée consolide cette progression. Il ne s’agit pas de deux acteurs indépendants ni de deux formes différentes de violence, mais des expressions complémentaires du même système colonial.

Les événements de ces derniers jours ont démontré une fois de plus que l’objectif n’est pas simplement d’intimider des communautés particulières, mais de créer les conditions en vue d’étendre le contrôle territorial et de repousser progressivement les Palestiniens hors de zones ciblées. Il y a là une continuité historique indéniable avec les mécanismes utilisés par le projet sioniste depuis 1948 : violence, déplacement, saisie de terre et tentative, ensuite, de transformer la dépossession en une nouvelle réalité présentée comme irréversible. Toutefois, notre peuple comprend très bien cette logique. Il sait qu’abandonner une colline, un lopin de terre, une habitation ou une communauté sous la pression des colons signifie trop souvent ouvrir la voie à la prochaine avancée coloniale.

Par conséquent, la bataille qui se livre en Cisjordanie ne concerne pas simplement la sécurité immédiate des villages menacés. C’est une lutte pour la terre, pour la capacité du peuple palestinien à s’y maintenir et en vue d’empêcher le projet sioniste de poursuivre la fragmentation du territoire jusqu’au moment où chaque communauté palestinienne ne sera plus qu’une enclave isolée entourée de colonies, de routes militaires et de check-points.

Jérusalem est soumise à la même offensive, mais via des moyens différents. Des démolitions de maisons, ordonnances d’expulsion, saisies de biens, arrestations et restrictions imposées aux Palestiniens ont lieu en même temps que des incursions continuelles de colons dans la mosquée Al-Aqsa sous la protection des forces d’occupation. Réduire la situation à un conflit religieux obscurcirait son véritable caractère. Jérusalem se trouve au centre d’un combat colonial pour la terre, l’identité et la présence palestiniennes et ce qui se passe à Al-Aqsa, Silwan, Sheikh Jarrah et dans les autres quartiers palestiniens fait partie de la même stratégie qui progresse au travers des collines et des villages de la Cisjordanie.

Gaza ne peut être dissociée de cette équation. Alors que, jusqu’à présent, la résistance palestinienne a respecté ses engagements vis-à-vis de l’accord de cessez-le-feu, les forces sionistes poursuivent leurs attaques, la destruction des infrastructures et des habitations et l’altération des lignes de contrôle sur le terrain. Raids, bombardements et restrictions contre le retour des familles prouvent que le régime israélien tente de transformer les conséquences du génocide en une nouvelle réalité territoriale. Le cessez-le-feu ne peut devenir une couverture politique pour la continuation par d’autres moyens de ce qui ne pourrait être pleinement imposé par la guerre ouverte : vider des zones entières de leurs habitants, empêcher le retour des familles et étendre le territoire soumis au contrôle militaire israélien.

La même logique s’applique aux territoires palestiniens occupés en 1948. Dans le Néguev, en Galilée, dans le Triangle et dans les villes palestiniennes de la côte, notre peuple continue d’affronter des mesures de saisie de terre, de démolition d’habitations et de restriction systématique de l’espace palestinien. Les Palestiniens restés sur leur terre après 1948, n’ont jamais cessé d’être la cible du projet colonial. Leur présence permanente, leur identité nationale et leur détermination à rester sur leur terre constituent en soi un défi adressé à un régime bâti sur la tentative d’oblitérer le caractère palestinien de cette terre.

Les prisons sionistes constituent un autre front de cette confrontation. Des milliers de prisonniers palestiniens sont soumis à des conditions de plus en plus brutales d’isolement, d’affamement, de torture, de refus de soins médicaux et de violence physique et psychologique. La prison n’est pas simplement un instrument de punition individuelle. C’est une arme politique utilisée pour attaquer la résistance et ses organisateurs et, à travers eux, pour intimider la société palestinienne dans son ensemble. La politique carcérale israélienne doit par conséquent être perçue comme un élément de la guerre élargie menée contre la capacité de notre peuple à s’organiser, à rester uni et à résister.

De Gaza au Néguev, de Jérusalem à la Cisjordanie et des rues palestiniennes aux prisons de l’occupation, nous sommes confrontés à la même offensive, une offensive qui cherche à progresser alors que le peuple palestinien reste fragmenté territorialement et politiquement. Cette fragmentation n’est pas accidentelle. Elle a été un instrument fondamental du projet colonial et les accords d’Oslo ont joué un rôle décisif en l’institutionnalisant.

L’Autorité palestinienne est un produit direct des accords d’Oslo et de l’architecture politique construite afin d’administrer une section du peuple palestinien sous occupation. Oslo n’a pas établi la souveraineté palestinienne, pas plus qu’il n’a ouvert une voie vers la libération. Il a créé une autorité subordonnée sans contrôle effectif des frontières, de la terre, de l’espace aérien, des ressources naturelles ou de la sécurité, alors que les forces de l’occupation ont restreint la capacité à entrer dans n’importe quelle ville palestinienne, camp de réfugiés ou village chaque fois qu’elles le souhaitent, y compris ce qu’on appelle les Zones A. Plus de trente ans plus tard, le résultat est clair : Alors que les colonies se sont multipliées, la terre palestinienne a été fragmentée et le projet colonial a progressé, l’AP s’est de plus en plus renforcée comme une structure responsable de l’administration de la population palestinienne dans les limites imposées par l’occupation et de l’endiguement de tout projet politique capable de défier cet ordre.

La coordination sécuritaire n’est pas une déviation accidentelle d’Oslo mais constitue au contraire l’un de ses piliers fondamentaux. Alors que les forces sionistes tuent, arrêtent et persécutent des Palestiniens, l’appareil sécuritaire de l’AP a poursuivi, arrêté et réprimé des activistes de la résistance, devenant ainsi un instrument d’endiguement de la lutte palestinienne et de sauvegarde d’une forme de « stabilité » qui profite par-dessus tout à l’occupant. Par conséquent, nous ne sommes pas seulement confrontés à une Autorité incapable de protéger son peuple en raison des restrictions que lui impose Israël. Nous sommes confrontés à une institution politique subordonnée aux forces de l’occupation et dont la propre survie est liée à un système bâti sur la fragmentation de la Palestine, sur la subordination politique et sur la coordination sécuritaire.

Une fois encore, les développements actuels en Cisjordanie révèlent cette réalité. Des colons armés attaquent les communautés palestiniennes et progressent sur leurs terres grâce à la protection de l’armée. Les forces sionistes pénètrent même dans les territoires qu’Oslo a officiellement placés sous administration de l’AP, tuant, arrêtant et détruisant, pendant que Ramallah continue d’appeler au calme et de mettre en garde contre une confrontation généralisée. Une telle politique ne protège pas le peuple palestinien de la violence coloniale ; elle contribue à l’empêcher de développer la capacité organisée nécessaire pour affronter cette même violence.

À un peuple soumis au génocide et au nettoyage ethnique, on ne peut demander indéfiniment de s’imposer des retenues alors qu’un colonisateur armé progresse sur sa terre land.

Pas plus qu’il ne faille s’attendre à ce qu’une situation, où l’occupation bénéficie de la liberté de tuer, d’arrêter et d’effectuer des razzias alors qu’on s’attend à ce que la population occupée reste immobile, soit décrite comme « stable ». On peut encore moins bâtir une stratégie de libération nationale alors que les institutions politiques et sécuritaires palestiniennes restent liées à un cadre qui a fait de l’endiguement de la résistance une condition de la survie même de l’AP. Plus de trente années d’expérience ont montré que ce problème ne peut être résolu en réformant Oslo ou en l’administrant différemment. Ce qui est absolument nécessaire, c’est de rompre avec ce cadre, de mettre un terme à la coordination sécuritaire et de recouvrer une politique de libération nationale indépendante des conditions imposées par l’occupation.

Une telle rupture ne peut se limiter à une décision institutionnelle d’en haut. Elle requiert la reconstruction de la capacité même du peuple palestinien à s’organiser, à restaurer ses structures populaires et à restituer l’initiative politique aux quartiers, villages, camps de réfugiés, universités, syndicats et organisations citoyennes qui ont historiquement soutenu la lutte de libération.

La gravité de cet instant requiert de la clarté : La Cisjordanie doit se soulever. Notre peuple ne peut rester là comme des spectateurs alors que les colons progressent d’un village à l’autre, d’une colline à l’autre, alors que la terre palestinienne est saisie et que ceux qui tentent de la défendre se font persécuter et arrêter. La réponse ne peut se limiter à attendre le prochain raid ou à se fier que l’une ou l’autre institution internationale forcera finalement le régime sioniste à mettre un terme à son projet colonial.

Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est une nouvelle Intifada populaire en Cisjordanie, perçue non pas comme une explosion momentanée de colère, mais comme un vaste processus organisé capable de retrouver une initiative politique venue d’en bas. Une Intifada qui rassemblera les villes, les villages, les camps de réfugiés, les étudiants, les travailleurs, les femmes, les jeunes, les syndicats et les organisations populaires ; qui renforcera la protection collective des communautés menacées ; qui propagera la mobilisation populaire et la désobéissance civile ; qui brisera l’isolement imposé entre différentes localités palestiniennes et qui, une fois de plus, fera de la défense de la terre un tâche nationale partagée.

L’Intifada palestinienne a toujours représenté quelque chose de plus profond qu’une réaction spontanée. Elle a signifié la mise en place d’une organisation populaire, de grèves, de comités, de réseaux de solidarité et de structures capables de supporter la confrontation au fil du temps. Contre un projet colonial cherchant à imposer la fragmentation et la crainte, l’organisation collective est essentielle pour recouvrer la force et l’initiative du peuple palestinien.

Les forces de la résistance palestinienne assument également une responsabilité historique à ce moment. L’ampleur de l’offensive requiert que les divisions internes soient surmontées et que des démarches soient entreprises vers la mise en place d’un large front de résistance nationale capable de rassembler les capacités politiques, populaires et organisationnelles du mouvement de libération palestinien. Cela ne veut pas dire qu’il faille effacer les différences politiques, mais établir un terrain commun à même de répondre aux besoins immédiats de notre peuple et de restaurer une stratégie de libération nationale qui ne soit subordonnée ni à Oslo ni aux limites territoriales imposées par le colonisateur.

Un tel front doit défendre les Palestiniens où qu’ils soient, protéger la terre contre l’expansion coloniale, soutenir la lutte des prisonniers palestiniens, défendre Jérusalem et Al-Aqsa, défendre Gaza, renforcer l’organisation de notre peuple dans les territoires occupés en 1948, et remettre les réfugiés palestiniens et la diaspora au centre du processus décisionnel national. Notre projet politique ne peut être construit sur la séparation de Gaza, de la Cisjordanie, de Jérusalem et des Palestiniens de 1948, parce que ces divisions font partie du plan de route du colonisateur, pas de celui de la libération.

La Palestine est une (seule) terre et notre peuple est un (seul) peuple. Le combat pour la libération ne peut se confiner aux limites produites par Oslo ni à l’illusion d’un État fragmenté sous domination coloniale. Son horizon reste la libération de la Palestine du fleuve à la mer et le retour des réfugiés palestiniens dans les terres et foyers desquels ils ont été chassés.

Cette réalité requiert également de la clarté à propos de la responsabilité internationale. Il ne suffit plus de décrire le comportement des principales puissances occidentales comme étant fait de passivité, de silence et d’incapacité d’arrêter Israël. Depuis des décennies, les États-Unis et les autres puissances occidentales financent, arment, protègent diplomatiquement et soutiennent politiquement le régime sioniste. Les armes qui ont détruit Gaza ne sont pas venues de nulle part et l’impunité qui permet à la colonisation de se poursuivre en Cisjordanie et à Jérusalem n’a rien d’un accident.

Après la diffusion du génocide des années durant aux yeux du monde, personne ne peut prétendre être ignorant. Le monde a vu des quartiers entiers détruits, des hôpitaux attaqués, des familles anéanties, l’utilisation de l’affamement contre une population assiégée et les déportations massives imposées aux Palestiniens. Il a vu aussi se poursuivre l’expansion des colonies, l’intensification des attaques contre les villages de Cisjordanie, l’expulsion de familles entières de Jérusalem et les milliers de prisonniers soumis à des conditions inhumaines. Quand les armes, les accords commerciaux, la protection diplomatique et le soutien politique survivent à tout cela, nous ne parlons plus d’indifférence. Nous parlons de complicité.

Et la complicité doit avoir ses conséquences. L’impunité israélienne ne peut continuer d’être traitée comme une caractéristique inévitable de l’ordre international. Ceux qui commandent et commettent des crimes contre le peuple palestinien doivent en être tenus responsables, mais ce doit également être le cas pour ceux qui fournissent les armes, assurent le financement, les relations commerciales et la couverture politique qui rendent ces crimes possibles. La demande de responsabilisation juridique, politique et économique doit devenir un élément central de la lutte contre le système d’impunité qui soutient le projet colonial sioniste.

Aucun État ne peut revendiquer de façon crédible la défense des lois internationales tout en continuant d’armer ceux qui les violent systématiquement. Aucun gouvernement ne peut parler de droits humains quand il conserve des relations privilégiées avec un régime accusé de génocide. Et aucune institution ne peut se borner indéfiniment à des expressions d’« inquiétude » quand un nouveau morceau de la Palestine est dérobé chaque jour qui passe.

C’est précisément pour cette raison que le mouvement international de solidarité porte aujourd’hui une plus grande responsabilité. Ces dernières années, un mouvement mondial pour la Palestine a fait montre d’une capacité de mobilisation extraordinaire. Des millions de personnes sont descendues dans les rues, des étudiants ont installé des campements dans les universités, des travailleurs ont mené des actions de protestation contre les livraisons liées à la machine de guerre, des campagnes de boycott se sont étendues et des organisations et mouvements du monde entier ont défié les tentatives en vue de criminaliser la solidarité avec la Palestine.

Ce mouvement ne peut désormais plus reculer. Si le projet colonial intensifie son offensive, le mouvement international de solidarité doit également hausser le niveau de sa mobilisation et de son organisation. Les manifestations et les campagnes de boycott doivent s’étendre ; la pression doit s’accroître sur les gouvernements, les entreprises, les universités et les institutions liés au régime sioniste ; les actions syndicales contre le transport d’armes et de matériel servant à l’occupation doivent se durcir ; et la coordination internationale doit être développée en vue de transformer l’énorme solidarité existant à l’égard de la Palestine en une force politique efficace.

La solidarité ne peut se limiter à accompagner la souffrance palestinienne ou à exprimer son indignation après chaque nouveau massacre. Elle doit soutenir le droit de notre peuple à lutter pour sa libération et elle dit contribuer activement à isoler le régime colonial, à rompre son impunité et à accroître le coût politique, économique et social pour ceux qui continuent de le soutenir.

L’instant présent requiert que nous abandonnions nos illusions. Le projet colonial sioniste ne s’arrêtera pas volontairement. Oslo ne l’a pas arrêté. D’interminables négociations ne l’ont pas arrêté. Des décennies de résolutions internationales sans mécanismes à même de les appliquer ne l’ont pas arrêté. Le colonialisme progresse quand il ne rencontre aucune force capable de l’arrêter.

La réponse doit par conséquent être construite via des fronts interconnectés constituant une seule et unique lutte : l’organisation populaire et l’intifada en Cisjordanie ; l’unité et la coordination entre les forces de la résistance ; la défense de Jérusalem, de Gaza, des territoires occupés en 1948 et des prisonniers palestiniens ; une rupture avec Oslo et la coordination sécuritaire ; la mobilisation de notre peuple en exil ; l’intensification de la solidarité internationale ; et une campagne soutenue afin de briser l’impunité et de réclamer des comptes à tous ceux qui participent aux crimes contre la Palestine.

Notre peuple n’est pas condamné à rester les bras ballants pendant que le projet colonial ronge sa terre. Il a le droit de s’organiser, de se défendre, de résister et de lutter pour la libération de sa patrie. La tâche en cet instant consiste à reprendre l’initiative, à reconstruire l’unité que le colonialisme a tenté de détruire et à transformer l’immense capacité de détermination et de résistance accumulée par des générations de Palestiniens et une force populaire et politique organisée.

Contre ceux qui cherchent à imposer une réalité irréversible via le génocide, la colonisation, l’emprisonnement et la déportation, la réponse palestinienne doit précisément aller dans la direction opposée : rester sur la terre, s’organiser, résister et progresser vers la libération.

De Gaza à Jérusalem, de la Cisjordanie au Néguev, des villes palestiniennes occupées en 1948 aux camps de réfugiés et à la diaspora et des rues aux prisons, la Palestine reste une seule terre et le peuple palestinien reste un seul peuple. La lutte qui nous attend est unique elle aussi : briser l’impunité, venir à bout du projet colonial sioniste et libérer la Palestine, toute la Palestine, du fleuve à la mer.

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Publié le 26 juillet 2026 sur Masar Badil
Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

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