Israël intensifie la destruction de la ville de Gaza

Israël a tué au moins 400 Palestiniens et en a blessé près de 2 700 entre le 13 et le 20 août, selon des rapports officiels émanant du ministère de la Santé à Gaza.

 

Des proches pleurent la perte d'un enfant tué par une frappe israélienne contre la ville de Gaza, le 15 août. (Photo : Omar Ashtawy / APA images)

Des proches pleurent la perte d’un enfant tué par une frappe israélienne contre Gaza, le 15 août. (Photo : Omar Ashtawy / APA images)

 

Nora Barrows-Friedman, 22 août 2025

Le texte qui suit est un condensé des informations communiquées lors du livestream du 21 août. Vous pouvez voir l’émission au complet ici.

 

L’armée israélienne a rasé des blocs entiers de la ville de Gaza et d’autres zones du nord de l’enclave, alors que les enfants, les hommes et les femmes palestiniens meurent littéralement de faim et que les forces israéliennes, accompagnées de mercenaires américains, continuent de piéger et de tuer les Palestiniens en quête de maigres quantités de nourriture.

Selon le ministère de la Santé, dans la seule journée du 20 août, 22 personnes ont été tuées et 49 blessées sur les prétendus sites de distribution d’aide, ce qui porte le nombre total enregistré à 2 018 tués et 14 950 blessés depuis le 27 mai, au moment où la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), dirigée par les EU, a entamé ses opérations meurtrières.

Dans le cadre de son intention d’envahir, d’occuper et de détruire complètement la ville de Gaza, l’armée israélienne a intensifié ses attaques contre le quartier d’al-Zaytoun via des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des fusillades sans interruption.

Ces attaques se sont traduites par des massacres de familles palestiniennes entières et par la destruction massive d’immeubles et de sites publics, a déclaré le 20 août la Commission supérieure des Nations unies pour les droits humains.

La commission a ajouté que

« des centaines de familles ont été forcées de fuir, dont de nombreux enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées, sans endroit sûr où se rendre et dans des conditions humanitaires déplorables, alors que d’autres, dit-on, restent piégées, complètement privée de nourriture, d’eau et de fournitures médicales ».

En deux semaines, l’ONU a répertorié au moins 54 attaques contre des immeubles résidentiels et des blocs entiers à Gaza même, lesquelles ont tué des familles entières via des frappes aériennes et des tirs d’obus. On a également rapporté des attaques contre des abris de personnes déplacées de force, y compris des tentes et des écoles.

Ces chiffres, déclare l’ONU,

« ne représentent qu’une fraction du véritable tribut, et ce, en raison des difficultés de reportage dans des circonstances aussi pénibles. Ils indiquent que la destruction systématique de Gaza a déjà commencé ».

Euro-Med Human Rights Monitor a rapporté que les forces d’occupation israéliennes ont utilisé des véhicules téléguidés chargés d’explosifs pour détruire des bâtiments à al-Zaytoun, dans le but de forcer les Palestiniens à quitter leurs maisons et leurs abris.

L’armée a rasé environ 400 logements à l’aide de robots chargés d’explosifs et de bombardements aériens, a déclaré Euro-Med.

« Cette opération militaire à grande échelle est le reflet d’attaques similaires à Rafah, Khan Younis et dans le nord de Gaza, lesquelles visaient à oblitérer des communautés entières et à déplacer de force toutes les personnes restées sur place. (…) L’intention est d’évacuer les résidents de longue date et jusqu’à un million de personnes déplacées, dont la plupart sont des fugitifs du nord de Gaza, et de les confiner dans des zones isolées, très exiguës, dans le sud. »

Des drones armés, « en particulier des quadricoptères, sont déployés pour encercler des blocs résidentiels et forcer les civils à fuir sous le menace des armes »,  a ajouté l’organisation de défense des droits humains.

La défense civile palestinienne a prévenu cette semaine que ses sauveteurs étaient dans l’impossibilité d’atteindre ou de traiter les morts et les blessés à al-Zaytoun, et que les habitants de la ville de Gaza n’avaient pas d’autre endroit où se rendre.

Approximativement 50 000 Palestiniens se trouvent à al-Zaytoun et les sauveteurs ne peuvent protéger ses habitants au moment où les forces israéliennes anéantissent la ville.

« Nous vivons dans des conditions extrêmement pénibles, à Gaza, sans moyens de survie. Les habitants de Gaza n’ont d’autre choix que la mort »,

a déclaré le porte-parole de la défense civile.

D’autres zones de la ville de Gaza et du nord de l’enclave ont été détruites au cours de l’intensification des attaques israéliennes. Le 17 août, dans le quartier d’al-Tuffah, le journaliste Mahmoud al-Awadia a fait état de la dévastation généralisée laissée derrière elle par l’armée israélienne.

« Il y a une destruction massive, aussi loin que porte le regard »,

dit-il, au moment où la caméra se promène sur tout un paysage de décombres, y compris les restes de la mosquée al-Mahatta.

 

L’anéantissement et les expulsions à Gaza même

De même qu’accélère la destruction massive de Gaza par Israël, s’intensifient également ses pratiques de déplacement forcé et d’expulsion.

Des images satellitaires diffusées cette semaine montrent l’évacuation des abris sous tente, la destruction d’au moins 132 bâtiments et les déplacements en ville de 58 véhicules militaires israéliens – dont 17 bulldozers –, a rapporté Sky News.

Hani Mahmoud, d’Al Jazeera English, a déclaré le 20 août :

« De plus en plus de personnes reçoivent désormais des appels téléphoniques de la part de l’armée israélienne pour les prévenir de ne pas se trouver dans les zones où ils ont passé toute leur vie et les menacer qu’ils vont se retrouver sous la ligne de tir s’ils s’obstinent à rester dans ces zones ; on leur demande de s’en aller le plus rapidement possible, en ne leur accordant qu’un très petit créneau de temps. »

Les gens s’en vont en laissant derrière eux leurs possessions, dit-il, y compris ne serait-ce que les rares vivres qu’ils sont parvenus à obtenir ces quelques dernières semaines.

Tareq Abu Azzoum, qui travaille lui aussi pour Al Jazeera, a déclaré le 19 août :

« L’armée israélienne s’est fortement concentrée à cibler les parties orientales de Gaza, détruisant les infrastructures civiles et démantelant tout le tissu civil sur place. »

« Certaines familles sont allées dans d’autres parties de Gaza et se sont mises à installer des tentes à proximité de la côte. Il y a également d’énormes sections des habitants de Gaza qui sont déterminés à vivre près de leurs communautés et foyers même si les attaques continuent de se dérouler dans d’autres endroits de la bande de Gaza. »

Notre contributeur, Asem Alnabih, qui est également le porte-parole de la municipalité de Gaza, a posté ceci sur les médias sociaux :

« L’idée de perdre Gaza pour toujours a poussé des gens d’ici à la folie. Ils préféreraient mourir que d’en être séparés. Ils préféreraient être tués ‘littéralement sur la terre de Gaza’ que de voir notre ville transformée en rien de plus qu’un souvenir. »

 

Un homme âgé tué par un colis largué du ciel

Entre-temps, des États occidentaux et régionaux continuent d’envoyer des colis meurtriers d’aide alimentaire largués par air au lieu de forcer Israël à ouvrir les passages aux milliers de camions humanitaires qui restent bloqués ou qui, au mieux, passent au compte-gouttes.

Le 17 août, un colis humanitaire largué du ciel a tué un Palestinien âgé dans le sud de Gaza.

Saber al-Zamili, 75 ans, se trouvait à l’intérieur d’une tente quand le colis est tombé directement sur lui, a raconté sa famille.

Il se préparait à se rendre à la mosquée pour ses prières quotidiennes, a déclaré son fils à la publication Middle East Eye.

Sa fille Sarah a dit que son corps avait été retrouvé sous le colis avec de graves blessures. « Tout son corps était brisé », a-t-elle dit.

Les Nations unies ont rapporté cette semaine que 47 pour 100 seulement des 2 000 tonnes métriques de vivres nécessaires quotidiennement pour couvrir les besoins élémentaires d’aide alimentaire avaient pu entrer à Gaza.

La famine à Gaza est à son pire niveau depuis octobre 2023 et ce qui est entré est insuffisant pour couvrir ne seraient-ce que les besoins minimaux de consommation calorique, a déclaré l’ONU.

« Inclues dans les quantités limitées de nourriture figurent principalement des aliments secs »,

a dit l’ONU. Toutefois,

« le risque de détérioration et d’infestation des vivres a considérablement augmenté du fait qu’ils restent bloqués pendant des mois, en raison de la chaleur et des dates d’expiration imminentes ».

De plus, fait remarquer l’ONU, du gaz de cuisson n’est plus entré à Gaza

« depuis plus de cinq mois et le bois à brûler est devenu de plus en plus hors de prix, ce qui a forcé bien des gens à utiliser des déchets et des débris de bois comme sources de cuisson alternatives, exacerbant ainsi les risques sanitaires et environnementaux ».

Depuis le début août, le fonds des enfants UNICEF dit qu’il a été en mesure de livrer des quantités limitées d’aliments thérapeutiques pour les enfants en état de malnutrition aiguë, ainsi que du lait maternisé pour quelque 1 200 bébés.

Mais les enfants aussi bien que les adultes continuent de mourir textuellement de faim.

Depuis mars, près de 100 000 enfants de moins de 5 ans ont été contrôlés par l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés de Palestine.

Cette semaine, l’UNRWA a rapporté qu’en moins de six mois, la malnutrition infantile avait triplé dans la bande de Gaza et, dans la ville même de Gaza, près d’un enfant sur trois est aujourd’hui mal nourri – un taux six fois plus élevé qu’avant qu’Israël ne rompe le prétendu cessez-le-feu à la mi-mars.

Le bureau gouvernemental des médias de Gaza a déclaré le 17 août que l’actuel empêchement par Israël de permettre l’entrée de viande, de poisson, de produits laitiers, de produits frais et autres vivres de base faisait partie de sa politique d’affamement délibéré.

« Même si un très petit nombre de camions entrent en quantités très limitées, l’occupation expose délibérément ces camions au pillage par ses complices, elle empêche leur arrivée sûre auprès des personnes qui y ont droit et elle tue même ceux qui tentent d’assurer la sécurité de ces camions »,

a déclaré le bureau des médias.

Le mercredi 20 août, le ministère palestinien de la Santé à Gaza a enregistré trois nouveaux décès de faim et de malnutrition, ce qui porte à 269 le nombre total de ces décès, dont 112 enfants.

S’adressant au podcast de The Electronic Intifada cette semaine, le Dr Thaer Ahmad, un médecin urgentiste qui a travaillé à Gaza au cours de l’actuel génocide, a expliqué qu’un affamement forcé et prolongé « volait des années » aux vies de Palestiniens, spécialement des enfants, dont le développement cognitif et celui de la croissance dépendant d’une bonne nutrition dans leurs tout premiers stades.

« Chaque jour qui passe et pendant lequel ils se trouvent dans de telles conditions de malnutrition, particulièrement sévères, vous jouez avec leur avenir. Ils ont des problèmes cognitifs qui se développeront à la suite de cela et qui seront irréversibles »,

a fait remarquer Ahmad.

 

Des enfants blessés aux sites d’aide contrôlés par les EU

Les forces israéliennes et les escadrons de mercenaires américains opérant aux sites de la prétendue GHP privée continuent de piéger, de blesser et de tuer quotidiennement des Palestiniens affamés, dont des enfants.

Cette semaine, Defense for Children International – Palestine (DCI-P) a publié un rapport mentionnant deux incidents séparés en juillet, quand des enfants palestiniens ont été abattus et blessés par l’armée israélienne alors qu’ils tentaient d’obtenir de la nourriture aux zones de distribution d’aide.

Mohammad al-Hwaiti, 15 ans, a expliqué à DCI-P :

« Alors que j’étais dans la zone d’attente près du pont de Wadi Gaza, nous avons été surveillés par un quadricoptère israélien. Nous avons attendu là pendant une demi-heure que s’ouvre la porte de livraison de l’aide. Dès qu’elle s’est ouverte, nous nous sommes précipités pour entrer quand cinq chars israéliens sont apparus et ont ouvert le feu directement sur nous, de sorte qu’il y a eu beaucoup de martyrs et de blessés. Je suis orphelin, puisque j’ai perdu mes deux parents. Je dois aller jusqu’au point d’aide américain à Netzarim, pour obtenir de la nourriture pour mes huit frères et sœurs et moi-même. »

L’adolescent a raconté comment il avait été touché à la tête par une balle expansive (ou balle dum-dum – NdT).

« Pendant une heure, je suis resté sous les tirs de l’armée israélienne, tout en saignant abondamment. La porte de l’aide s’est finalement ouverte à 11 h 30 du matin. Après cela, j’ai rampé tout en trébuchant, à peine conscient, jusqu’au moment où j’ai atteint le croisement de Nuseirat », a ajouté Mohammad.

Entre-temps, le Centre pour les droits constitutionnels à New York, a intenté une action en justice pour réclamer des rapports de l’administration Trump à propos de son financement de la GHF privée, enregistrée comme étant américaine.

La plainte suit de près la notification officielle adressée en juin par le groupe juridique à la GHF, la mettant en garde contre sa responsabilité juridique potentielle pour complicité dans les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide perpétrés par Israël contre les Palestiniens. La plainte est également consécutive au fait que l’administration Trump n’a pas daigné répondre à une requête au nom de la Loi sur la liberté d’information introduite le mois dernier.

La plainte, déposée le 20 août, cherche des rapports qui pourraient éclairer non seulement le processus décisionnel sous-tendant la subvention de 30 millions de USD perçue par la GHF de la part de l’Agence américaine de développement international (USAID) et approuvée par le département d’État américain, mais également la création même de la GHF, son financement et la façon dont elle entend utiliser ses subventions.

Le Centre pour les droits constitutionnels se dit particulièrement intéressé par des informations qui pourraient révéler si la distribution de fonds par l’administration a le moindre rapport avec le plan « Riviera à Gaza » du président Donald Trump, censé nettoyer la zone de ses Palestiniens et relancer son développement au profit d’investisseurs.

« Le modèle de distribution d’aide militarisée à la GHF, qui a été conçu en étroite coordination avec la puissance occupante israélienne, convient davantage à faciliter le génocide qu’à fournir un secours humanitaire on ne peut plus nécessaire à une population palestinienne affamée »,

a déclaré Ayla Kadah, une avocate conseillère du Centre pour les droits constitutionnels.

« Plutôt que d’entreprendre des actions en vue d’empêcher l’actuelle contribution de la GHF à des crimes de guerre, le gouvernement américain lui a alloué une subvention de 30 millions de USD, allant même jusqu’à contourner ses procédures élémentaires de contrôle. Cela heurte la conscience et les contribuables américains méritent de savoir comment on utilise leur agent afin d’encourager la dimension dangereuse du projet génocidaire israélien. »

 

Bombardement d’un hôpital

Israël a de nouveau attaqué un hôpital la semaine dernière, au moment où les laboratoires et les cliniques sont confrontés à une diminution constante de leurs fournitures élémentaires.

Vendredi 15 août, l’armée israélienne a bombardé l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa à Deir al-Balah, tuant deux Palestiniens. Le bureau gouvernemental des médias de Gaza a déclaré que l’attaque avait ciblé une tente de personnes déplacées à l’intérieur de la cour de l’hôpital, près de la clinique ambulatoire.

C’était la 13e fois depuis le début du génocide que l’hôpital était bombardé.

Le 14 août, au Complexe médical Nasser à Khan Younis, les égouts ont débordé dans les cliniques, obligeant l’hôpital de mettre ses services temporairement à l’arrêt.

Le Dr Atef al-Hout, le directeur de l’hôpital, a déclaré que les dégâts des eaux ne pouvaient être réparés sans coordination avec Israël, puisque la source de la fuite des égouts se situe dans une zone de non-accès décidée par l’armée israélienne et de ce fait interdite aux Palestiniens.

En raison des 22 mois de destruction généralisée des canalisations d’égouttage, des pompes et autres infrastructures, les médecins disent que les maladies hydriques montent en flèche.

Le Dr Munir Al-Bursh, directeur général du ministère de la Santé à Gaza, a déclaré qu’environ 170 patients sont transférés quotidiennement vers l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa en étant atteints de l’infection parasitique qu’est la giardiase, consécutive au fait que les gens doivent se résoudre à boire de l’eau contaminée, plus particulièrement lorsque grimpent les températures estivales.

Le Dr Al-Bursh a également déclaré cette semaine que les lits d’hôpital avaient un taux d’occupation de 300 pour 100, « un chiffre sans précédent qui reflète la situation de la santé et l’ampleur de la catastrophe humanitaire que nous connaissons aujourd’hui ».

Autre signe d’aggravation de la crise sanitaire, la ministère de la Santé a rapporté cette semaine que 49 pour 100 des laboratoires testant des matériaux étaient dénués du moindre stock.

Plus de la moitié – 51 pour 100 – des consommables et fournitures de laboratoire sont en rupture de stock ; de nombreux tests élémentaires des salles d’opération et ses unités de soins intensifs sont à court ou sur le point de l’être ; la plupart des matériaux nécessaires pour vérifier les taux sanguins des patients qui ont subi des transplantations d’un rein ou du foie sont épuisés ; le matériel pour l’analyse complète du sang, autrement dit le test de base pour les visiteurs des sites de soins, est pour ainsi dire épuisé et ce qui est encore disponible ne suffira que pour quelques jours à peine.

La matériel de test des unités de sang pour les infections virales en est au même point, ce qui pose un risque de transfusions sanguines peu sûres ; les pochettes de sang et les kits de transfusion sanguine ne couvriront plus un mois dès aujourd’hui et environ 45 pour 100 des équipements de laboratoire ont été endommagés ou détruits et requièrent donc un entretien et la fourniture de pièces de rechange.

 

Un journaliste tué, d’autres menacés

Un journaliste a été tué cette semaine.

Islam El-Komy, qui travaillait comme journaliste et créateur de contenu pour diverses plates-formes médiatiques, a été tué en compagnie de son fils au moment où Israël a bombardé leur tente à Gaza le 19 août.

Le bureau gouvernemental des médias de Gaza a déclaré qu’avec l’assassinat d’El-Komy, le nombre de journalistes et de travailleurs des médias assassinés depuis octobre 2023 était monté à 239.

Après la traque et l’assassinat par l’armée israélienne de six journalistes le 10 août – dont Anas Al-Sharif et Mohammad Qreiqeh –, c’est au tour du journaliste de Gaza, Saleh al-Jafarawi, d’être désormais menacé par Israël.

Le 14 août, al-Jafarawi a déclaré que le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, ainsi que d’autres militaires et personnalités médiatiques israéliennes, lui avaient collé une cible sur le dos.

 

Mise en exergue de la résilience

Enfin, selon notre habitude, nous avons voulu mettre en évidence des personnes qui exprimaient leur joie, leur détermination et leur résilience un peu partout en Palestine.

Deux jours avant que son frère Mohammad ne soit assassiné en compagnie d’Anas Al-Sharif à Gaza, le photographe Ibrahim Nofal a filmé un groupe d’étudiants qui répétaient avec leurs instruments sous une tente abri.

« Dans un endroit noyé dans le chagrin, des enfants de Gaza ont choisi la musique comme forme de thérapie et symbole de résilience »,

dit-il.

Et un groupe d’enfants a été filmé en train de jouer avec un parachute largué sur Gaza avec des colis alimentaires.

Ahmed al-Kilani, le photographe qui a saisi la scène, a déclaré :

« Les enfants de Gaza transforment un parachute en motif de joie (…) un bonheur simple en dépit de la douleur. »

 

*****

Publié le 22 août 2025 sur The Electronic Intifada
Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

 

Vous aimerez aussi...