La Palestine, l’Iran, Cuba et le Donbass à Madrid : La Résistance modifie l’équilibre mondial du pouvoir

Le 11 juin 2026, l’Ateneo de Madrid accueillait l’événement politique « La Résistance modifie l’équilibre mondial du pouvoir ». Organisé par le Mouvement anti-impérialiste de Madrid, la rencontre réunissait des représentants de la Palestine, de l’Iran, de Cuba et du Donbass afin d’analyser les principaux défis auxquels est confrontée la lutte anti-impérialiste dans l’actuel contexte international.

 

Conférence de Madrid. La Palestine, l'Iran, Cuba et le Donbass à Madrid : La Résistance modifie l'équilibre mondial du pouvoir.

 

 

Masar Badil, 15 juin 2026

 

 Les orateurs se sont mis d’accord sur la nécessité de renforcer la coordination entre les luttes populaires, de défendre la souveraineté nationale contre l’agression impérialiste et de faire progresser la mise en place d’un large front international de résistance.

L’événement débutait par l’accueil des remarques d’un représentant du Réseau républicain de l’Ateneo de Madrid, qui mettait l’accent sur l’importance de renforcer les espaces de rencontre, d’analyse et d’organisation parmi les forces engagées dans la défense de la souveraineté des peuples et dans le combat contre l’impérialisme.

Jaldía Abubakra, membre du comité exécutif de Masar Badil, le Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative, prenait alors la parole, situant la discussion dans le cadre d’une confrontation mondiale entre le bloc impérialiste dirigé par les États-Unis, l’OTAN et leurs alliés, et le camp de la Résistance composé de mouvements de libération, de peuples en lutte et de forces révolutionnaires de différentes parties du monde.

Abubakra a insisté sur le fait que la Palestine, le Liban, le Yémen, l’Iran, Cuba, le Venezuela, le Donbass et d’autres luttes pour la souveraineté nationale ne constituent pas des conflits isolés mais bien des expressions différentes de la même confrontation à la domination impérialiste et coloniale. Elle a également souligné la nécessité d’aller vers la mise en place d’un large front international de résistance.

« Face à l’agression impérialiste, la tâche de notre époque consiste à construire un large front international de résistance qui unira les peuples et les mouvements qui combattent pour leur souveraineté et leur libération »,

a-t-elle insisté.

Le panel comprenait également un représentant de l’ambassade de la République islamique d’Iran qui a analysé l’adresse en cours contre son pays et a dénoncé les tentatives des États-Unis et leurs alliés en vue d’empêcher les peuples de la région d’exercer pleinement leur souveraineté et leur indépendance.

Un représentant de l’ambassade de Cuba a abordé les conséquences du blocus et des mesures coercitives imposées à l’île, mettant l’accent sur l’importance de la solidarité internationale face à l’offensive impérialiste contre les peuples qui défendent des projets politiques souverains.

La situation en Europe orientale a été présentée par un activiste en solidarité avec le Donbass et qui a discuté de l’impact des années de conflit et du rôle joué par l’expansion de l’OTAN dans la région.

Un membre du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) a analysé la situation de la résistance palestinienne dans le contexte du génocide sioniste impérialiste que le peuple palestinien continue de subir et il a mis en exergue la coordination croissante entre les diverses forces qui constituent l’Axe de la Résistance dans la région.

L’un des moments centraux de la rencontre a été la lecture publique du Manifeste de fondation des Mouvements anti-impérialistes de Madrid, une organisation lancée par des dizaines de groupes politiques, sociaux et de solidarité internationale, y compris, entre autres, Masar Badil, le Mouvement Alkarama des femmes palestiniennes et le Réseau Samidoun de solidarité avec les prisonnier.e.s palestinien.ne.s. Le document présente une analyse complète de la phase actuelle de l’impérialisme et il dénonce les agressions contre la Palestine, l’Iran, Cuba, le Venezuela, le Donbass, le Sahara occidental et d’autres peuples confrontés à l’occupation, à la guerre ou à une intervention étrangère. Il appelle aussi au renforcement de la solidarité internationale, au rejet du réarmement encouragé par l’OTAN et à l’avancement de l’élaboration d’une réponse unie à l’impérialisme, au sionisme et au fascisme.

L’événement s’est conclu par des remarques émanant de représentants d’ACATS, du Front anti-impérialiste (FAI) et de la Plate-forme madrilène contre l’OTAN et ses bases militaires. Tous ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les organisations anti-impérialistes et de renforcer la mobilisation populaire contre les politiques de militarisation, de guerre et de pillages promues par les puissances occidentales.

Les Mouvements anti-impérialistes de Madrid ont annoncé leur intention de maintenir cet espace de réflexion politique et d’échange par le biais de l’organisation d’activités futures et de débats qui approfondiront l’analyse de la situation internationale et consolideront la coordination entre les diverses expressions de la solidarité internationale.

Les divers orateurs ont été d’accord pour dire que, face à une offensive impérialiste de plus en plus agressive, il est essentiel de renforcer l’unité des forces anti-impérialistes et de faire avancer la mise en place d’un large front de résistance capable de soutenir les luttes des peuples pour leur souveraineté, leur dignité et leur libération.

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Publié le 15 juin sur Masar Badil
Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

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