Défendons le Venezuela, défendons la Palestine : Appel international à agir contre l’impérialisme américain

Le Réseau Samidoun de solidarité avec les prisonniers palestiniens affirme sa solidarité totale avec le peuple et le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela, confrontée aujourd’hui non seulement à plus d’une décennie de mesures économiques coercitives et de guerre économique imposées par les EU, d’agressions militaires impérialistes contre son commerce et sa citoyenneté en mer, mais à une agression à grande échelle, tant aérienne que terrestre, de la part des États-Unis, qui ont ciblé la capitale Caracas et les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira. Le président américain Donald Trump se vante même d’avoir kidnappé le président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro Moros. En ce moment, il est urgent pour tous qui s’opposent à l’impérialisme, particulièrement aux États-Unis et dans le monde impérialiste, de soutenir le Venezuela contre l’impérialisme américain et son agression militaire criminelle.

 

Défendons le Venezuela, défendons la Palestine : Appel international à agir contre l'impérialisme américain

Samidoun, 3 janvier 2026

L’agression contre le Venezuela est sortie du même moule que l’offensive américano-sioniste en cours contre la Palestine, le Liban, le Yémen et une bonne partie de la région, y compris les actuelles menaces de guerre de plus en plus virulentes contre l’Iran. Au moment où les EU bombardent et envahissent la République bolivarienne du Venezuela – surtout quelques jours à peine après la rencontre entre Trump et son collègue de criminel de guerre, le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahou – le régime sioniste menace d’encore intensifier ses attaques contre le Liban, alors qu’il continue de bombarder le sud du pays jour après jour, et contre Gaza, où il poursuit son génocide, même en plein « cessez-le-feu » unilatéral.

Les EU ont même attaqué le mausolée du dirigeant vénézuélien de la révolution bolivarienne, Hugo Chavez, qui avait déclaré avec à-propos en 2009 déjà que l’entité sioniste était coupable de génocide à Gaza et qui avait exprimé son ferme soutien à la lutte de libération du peuple palestinien. Comme pour la Palestine, le Liban, le Yémen, l’Irak et l’Iran, il est impératif une fois de plus d’affirmer son entière solidarité avec le droit du Venezuela à se défendre et à résister à l’offensive impérialiste américaine.

La République bolivarienne du Venezuela est ciblée aujourd’hui pour ses ressources et son pétrole, dont le criminel de guerre Trump se vante aujourd’hui d’exiger le contrôle, la domination et l’exploitation. Toutefois, davantage encore que pour son seul pétrole, le Venezuela est ciblé parce qu’il défend clairement et avec fermeté le droit de son peuple et de son gouvernement de contrôler sa destinée et son avenir ainsi que le droit des peuples du monde de faire de même. Ceci inclut la rupture de tous les liens avec l’entité sioniste et une présence répétée dans les forums internationaux en faveur de la Palestine.

En 2018, Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine et dirigeant de tout premier plan du mouvement des prisonniers palestiniens, écrivait :

La République bolivarienne du Venezuela est une amie fidèle du peuple palestinien. Dans toutes les arènes et forums internationaux et via un soutien pratique et une solidarité matérielle, le peuple et l’État vénézuéliens ont toujours pris position pour le peuple palestinien en s’opposant à l’impérialisme et au sionisme. Le rejet par le Venezuela des liens diplomatiques avec le régime colonial israélien est un exemple dans le monde de solidarité de principe et de boycott, d’autant plus que le mouvement palestinien, y compris le mouvement des prisonniers palestiniens, insiste fortement sur le boycott international, le désinvestissement et les sanctions à l’encontre d’Israël… Nous sommes très au courant des propos et des actions de Hugo Chavez en soutien du peuple palestinien, ainsi que de ses condamnations sans équivoque des attaques sionistes contre le peuple palestinien. « L’État d’Israël est devenu un laquais assassin au service de l’impérialisme (…) C’est un gouvernement génocidaire. Je condamne ce gouvernement sioniste qui persécute l’héroïque peuple palestinien », avait dit Chavez. Ses mots sur la Palestine et en soutien à la lutte de notre peuple ont grandement encouragé la force et la résolution des Palestiniens où qu’ils soient.

Depuis plus d’une décennie, le Venezuela fait l’objet de sanctions et d’un siège – via d’illégales mesures coercitives unilatérales – imposés par les États-Unis. Le tout a formé une guerre économique hybride et à grande échelle contre le Venezuela, dans le but de provoquer un « changement de régime » vers une « opposition » vénézuélienne entièrement sous l’emprise de l’impérialisme américain et alliée au sionisme. Le Venezuela a également engendré des réponses créatives et résilientes à la coercition américaine et ce, en alliance avec d’autres États ciblés comme l’Iran, et il a accru son commerce avec la Chine, la Russie et les autres puissances du BRICS. C’est la même politique de siège et d’affamement que celle qui a été intensifiée et concentrée ces 17 dernières années sur la Palestine et la Résistance à Gaza. Elle se prolonge par la politique des désignations « antiterroristes » et des sanctions individualisées imposées à chaque personne dans le monde qui s’engage dans la confrontation avec l’impérialisme américain, désignations et sanctions dont les EU exigent qu’elles soient traitées comme des édits de portée mondiale.

Ce refus de permettre aux EU de contrôler le commerce des réserves pétrolières du Venezuela – les plus importantes au monde – s’inscrit dans un effort planétaire en vue de briser l’hégémonie de l’impérialisme américain et la domination du dollar sur le commerce international. Le Venezuela est ciblé aujourd’hui, ainsi que ses dirigeants, parce que, à l’instar de Simon Bolivar, de qui la République bolivarienne tire son nom, il défend la souveraineté, la liberté, l’autodétermination et l’ensemble du Sud mondial contre l’impérialisme ; et parce que, depuis sa Révolution, il a osé dire « NON » à l’empire.

Le kidnapping du président légitime du Venezuela Nicolas Maduro est une autre aventure scandaleuse de l’impérialisme américain, qui a fait suite à de vains efforts en vue d’utiliser des collabos et des pots-de-vin pour garantir ses objectifs. Avant d’être soumis à cette invasion et à ce kidnapping, sa tête avait été mise à prix pour 15 millions de USD. Le kidnapping et l’assassinat de dirigeants constituent une stratégie utilisée par l’alliance impérialiste et sioniste en Palestine, au Yémen, au Liban, en Iran et dans toute la région, de même que l’est la publication de primes tendant à commercialiser la vie des personnalités qui rejettent l’impérialisme américain. En fait, nombre de dirigeants de la résistance ciblés par l’occupation (souvent avec l’aide des renseignements américains et presque toujours avec des armes américaines) l’ont été à l’aide de ces primes, y compris les martyrs Saleh al-Arouri (assassiné voici deux ans aujourd’hui), Haitham Ali Tabataba’i, assassiné voici 40 jours au Liban et, bien sûr, Sayyed Hassan Nasrallah, assassiné à l’aide de 80 tonnes d’explosifs fabriqués aux EU. La combinaison entre kidnapping, emprisonnement et assassinat de dirigeants constitue le scénario impérialiste et colonialiste standard, exemplifié par la campagne d’emprisonnements et d’assassinats qui cible la résistance palestinienne.

En effet, cette attaque du 3 janvier contre le Venezuela vient exactement six ans après l’assassinat du général Qassem Soleimani et d’Abu Mahdi al-Mohandis à Bagdad, le 3 janvier 2020, lors de crimes totalement illégaux commis eux aussi par l’impérialisme américain. Cet infâme anniversaire est aujourd’hui marqué par un autre crime d’agression américain contre les peuples et les nations du monde qui agissent et s’organisent afin de rejeter l’impérialisme et ses pillages, sa domination et son hégémonie.

Le gouvernement vénézuélien a affirmé que la vice-présidente Delcy Rodriguez était saine et sauve et qu’elle assumera les charges du président légitime capturé et illégalement kidnappé par les États-Unis.

Nous en sommes à un moment de résistance et d’action. Il est clair que les EU perçoivent le massacre, ne serait-ce que d’un semblant de droit international sous l’impérialisme dans leur génocide impérialiste-sioniste à Gaza, comme une porte ouverte en vue d’étendre leur agression partout dans le monde, sans même une tentative de fabriquer autre chose qu’un infime prétexte et tout en déclarant ouvertement leur soif des ressources des peuples du monde.

Il est de la responsabilité urgente de chacun et de chaque organisation aux États-Unis et dans le noyau international de soutenir dès maintenant le Venezuela, de redoubler d’efforts, de protester, de passer à l’action directe – de même que nous sommes en même temps opposés au génocide en Palestine, à l’agression contre le Liban et contre tous les peuples de la région et du monde qui s’opposent et résistent à l’impérialisme. Nous ne pouvons permettre que les choses suivent leur cours normal ni nous contenter d’exprimer des condamnations mitigées.

Le mouvement de libération de la Palestine est fondamentalement un mouvement anti-impérialiste ; le peuple palestinien affronte non seulement le sionisme en Palestine et son entité « Israël » mais aussi les puissances impérialistes – si ce n’était pas très clair avant le Déluge d’Al-Aqsa, ce l’est devenu plus que jamais aujourd’hui. Le front de défense du Venezuela est un front de défense de la Palestine, pour la libération de la terre et du peuple et pour affronter notre ennemi collectif impérialiste.

En 2022, le président vénézuélien Nicolas Maduro faisait remarquer :

« L’Axe de la Résistance existe dans le monde entier ; il existe en Afrique, en Asie, dans le Moyen-Orient, en Amérique latine et dans les Caraïbes. La Résistance appartient elle aussi aux gens qui luttent contre le néolibéralisme, le racisme et les diverses formes de colonisation (…) Le 21e siècle est notre siècle. C’est le siècle de l’unité du peuple. C’est le siècle qui verra la libération du peuple. C’est le siècle de la justice et de la vérité. Les empires sont en déclin et les projets du peuple en vue du bien-être, du développement et de la grandeur viennent tout juste de commencer. Ce siècle est notre siècle. »

Il y a deux voies pour le monde : celle de la résistance et du peuple, du Déluge d’Al-Aqsa et de la Révolution bolivarienne, et celle de l’avidité et du vol flagrants de l’empire américain en déclin. Notre tâche consiste à suivre la première voie – le camp mondial de la résistance – plus large, plus forte et, en fait, victorieuse.

 

Défendons le Venezuela, défendons la Palestine : Appel international à agir contre l'impérialisme américain.

 

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Publié le  janvier  sur Samidoun
Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

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