Khalid Barakat (Masar Badil) à propos des élections de mi-mandat aux EU

L’écrivain palestinien Khaled Barakat, membre du Comité exécutif du Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative (Masar Badil), a déclaré que les résultats des élections de mi-mandat américaines révèlent d’importants changements dans le paysage politique national des États-Unis et indiquent un élargissement des contradictions au sein de la classe dirigeante américaine, particulièrement en ce qui concerne la politique étrangère et le soutien inconditionnel à l’entité sioniste d’occupation.

 

 

 

Barakat a expliqué 

« qu’Israël ne jouit plus du traditionnel consensus bipartite dont il bénéficiait depuis des décennies au sein des États-Unis, et que l’entité d’occupation se mue progressivement en un lourd fardeau politique, moral et stratégique pour Washington, au milieu de l’incessante guerre génocidaire contre le peuple palestinien et de la colère populaire croissante à propos de l’implication directe des EU dans ce crime ».

Il a ajouté que les résultats électoraux ne peuvent être dissociés de la crise du système capitaliste américain et des transformations qui ont lieu au sein de la société américaine, particulièrement dans les secteurs de la jeunesse, des étudiants et des forces sociales qui soulèvent de plus en plus des questions sur la nature de la relation avec l’entité sioniste et sur l’échelle du soutien militaire, financier et politique que fournit Washington à l’occupation et ce, aux dépens des intérêts et des besoins domestiques du peuple américain.

Barakat a fait remarquer que

« les États-Unis, ‘Israël’ et le camp qu’ils dirigent ont échoué dans leur guerre contre l’Iran et ont été incapables de réaliser leurs objectifs politiques et stratégiques, en dépit de leur supériorité militaire et technologique écrasante ».

Il considère cet échec comme une manifestation d’une crise de plus en plus profonde du projet américano-sioniste dans la région, qui montre bien les limites de la capacité de Washington et de Tel-Aviv à imposer leur volonté en recourant à la force militaire.

Il a ajouté que

« la guerre contre l’Iran n’a pas abouti à la soumission de la République islamique ni n’est parvenue à briser sa volonté. Au contraire, elle a révélé l’ampleur de la situation difficile à laquelle font face les États-Unis et leurs alliés et elle a démontré que le recours à la force militaire ne garantissait la concrétisation des objectifs politiques ».

Il a fait remarquer que les répercussions de cette confrontation resteront un facteur des calculs stratégiques américains et israéliens dans la période à venir.

Barakat a mis l’accent sur une chose :

« La malédiction de Gaza va hanter tous ceux qui ont participé à ce grand crime, qu’il s’agisse de la Maison-Blanche, du Congrès ou des institutions politiques, militaires et médiatiques qui ont fourni une couverture à la guerre génocidaire. »

Il considère que ce qui s’est passé dans la bande de Gaza restera présent dans la conscience politique et morale des futures générations et qu’il ne sera pas facile pour les responsables de ces politiques d’échapper aux conséquences politiques et historiques qui les attendent.

Il a insisté sur le fait que le déclin du consensus américain quant au soutien à l’occupation ne signifie pas nécessairement qu’un changement immédiat et fondamental de la politique américaine à l’égard de la Palestine va se produire. Il a mis l’accent sur le fait que les deux partis, le républicain et le démocrate, portent une responsabilité historique dans la protection et le soutien accordés au projet sioniste et que les divisions croissantes au sein des États-Unis reflètent également une crise plus profonde dans la capacité de Washington à poursuivre son ancienne politique sans en payer un prix de plus en plus élevé, et au niveau intérieur et au niveau international.

Barakat a conclu sa déclaration en mettant l’accent sur le fait que

« la cause palestinienne est devenue une présence puissante au cœur de la lutte politique et sociale aux États-Unis, et que le sang des enfants de Gaza et des femmes et des hommes de Palestine ne deviendra pas simplement une page oubliée de l’histoire. La guerre génocidaire a révélé la vraie nature de la relation entre Washington et Tel-Aviv à des millions de personnes et cette vérité continuera à hanter tous ceux qui ont participé au crime, l’ont justifié ou sont restés silencieux face à son horreur ».

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Publié le 5 novembre sur Masar Badil   (sous le titre : Barakat on the U.S. Midterm Elections: The Occupation Entity Is Becoming a Heavy Burden on Washington, and the Curse of Gaza Will Haunt Everyone Who Participated in the Crime)

Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

 

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