Washington ne criminalisera pas la lutte de notre peuple ni ne dépouillera celui-ci de son droit à la résistance et au retour
Washington ne criminalisera pas la lutte de notre peuple ni ne dépouillera celui-ci de son droit à la résistance et au retour
Déclaration émise par le Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative, 26 août 2026

Masar Badil, le Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative, condamne sévèrement la décision prise en ce jour par le département du Trésor de l’administration Trump, aux États-Unis, qui cible le mouvement via des sanctions censées être appliquées sous le régime du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC). Cette décision constitue une nouvelle escalade dans la guerre génocidaire, politique et économique des États-Unis contre le peuple palestinien et les forces en lutte pour sa liberté et son retour.
Cette décision ne nous intimide pas, pas plus qu’elle ne modifie la moindre de nos convictions ou positions. Au contraire, elle révèle une fois de plus la nature du rôle américain dans la protection du projet colonial raciste qu’est le sionisme et de ses tentatives en vue d’étouffer chaque voix palestinienne et chaque voix libre qui rejette le génocide, l’occupation, le peuplement, la déportation et la normalisation.
Washington, qui fournit de l’aide politique, militaire et économique à l’occupation et qui continue de protéger l’entité sioniste de toute responsabilisation sur le plan international, tente désormais de recourir aux outils des sanctions, de la répression et de la stigmatisation politique afin de criminaliser la lutte palestinienne même et de transformer en délit la solidarité avec la Palestine et le travail en faveur de la libération et du retour.
Le mouvement Masar Badil est un mouvement internationaliste palestinien qui lutte pour la libération, le retour et l’autodétermination. Il s’emploie à organiser les Palestiniens en exil et dans la diaspora et à mettre en place un mouvement populaire international de soutien des droits du peuple palestinien.
Nous affirmons que le véritable terrorisme réside dans l’occupation, le colonialisme de peuplement, la déportation, la mise sous siège et les tueries massives, et non dans le mouvement populaire palestinien qui refuse de se soumettre à cette réalité coloniale.
Le fait de cibler le Mouvement de la voie révolutionnaire alternative en même temps que les camarades de Palestine Action révèle l’ampleur sans cesse croissante de la campagne impérialiste occidentale qui cherche à réduire au silence le mouvement de solidarité avec la Palestine et à criminaliser les diverses formes d’opposition populaire à l’occupation. Les désignations de ce jour par le Trésor sanctionnent également le mouvement d’action directe Palestine Action qui, plus tôt, a déjà été interdit par la Grande-Bretagne, alors que le combat juridique et politique autour de cette mesure étatique se poursuit au sein d’un mouvement de protestation massive qui la rejette.
Washington ne nous accorde pas la légitimité de notre lutte, pas plus qu’il ne peut nous l’arracher, cette légitimité.
Notre légitimité vient de notre peuple, de l’histoire de la Palestine, des camps de réfugiés et du droit naturel de notre peuple à la libération, au retour et à l’autodétermination.
Nous appelons les forces palestiniennes, arabes et internationales, dont les mouvements de jeunesse et étudiants, les syndicats et toutes les forces anticoloniales et antiracistes à rejeter la politique de criminalisation de la solidarité avec la Palestine et à s’opposer aux tentatives de transformer en crimes les positions politiques et l’activisme citoyen.
Nous appelons également les mouvements de solidarité aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Amérique latine et dans le monde entier à élever leurs voix contre cette politique et à affirmer que la Palestine n’est en aucun cas une cause qu’un décret administratif peut interdire.
Au cours de l’Histoire, des empires ont tenté de réduire au silence des mouvements de libération en recourant à l’état de siège, à des lois et à des sanctions. Les sanctions n’ont jamais été en mesure d’oblitérer le droit des peuples à la libération.
La Palestine restera présente.
Les camps de réfugiés resteront une référence pour tous les révolutionnaires bien décidés dans leur engagement envers le retour.
Et le peuple palestinien poursuivra son combat pour libérer sa patrie, du fleuve à la mer.
Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative, 26 août 2026
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Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine



