Journée de la Résistance et de la Libération (25 mai 2026) : Du Liban à la Palestine, la résistance reste la voie vers la victoire

Le 25 mai 2026, en cette 26e Journée de la Résistance et de la Libération au Liban, Masar Badil, le Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative, salue le peuple et la Résistance du Liban dirigée par le Hezbollah, qui a conquis la libération du sud en cette journée historique, en 2000, et qui est certain une fois encore de garantir la libération totale et la véritable souveraineté de toute la terre libanaise en chassant l’occupant et le colonisateur désireux de voler la terre du sud et de cibler sa population.

 

Le Jour de la Résistance et de la Libération, le 25 mai 2000 : quand le Liban du Sud s'est libéré de l'occupation israélienne

Le Jour de la Résistance et de la Libération : quand le Liban du Sud s’est libéré de l’occupation israélienne

 

Masar Badil, 25 mai 2026

Le 25 mai 2000 est l’un des moments historiques glorieux de la lutte du peuple arabe contre le sionisme et l’impérialisme. Ce jour marque l’anniversaire du retrait forcé inconditionnel de l’occupation « israélienne » du Sud-Liban après près de 20 années d’occupation – dans l’humiliation et laissant derrière elle ses collaborateurs, ses camps militaires et prisons de torture de sinistre mémoire. Cette grande victoire du peuple arabe, la première de ce genre depuis la Nakba de 1948, a été l’œuvre des combattants de la résistance du Sud, de la Beqaa et de tout le Liban. Il s’agit d’une date qui a montré clairement, avec fermeté et de façon indélébile, que la terre et la vie ne peuvent jamais être restaurées via des négociations, via la soumission, la normalisation ou la tutelle étrangère, mais uniquement par les armes, la vision politique et les principes de la Résistance.

Cette date n’est pas seulement celle d’une victoire pour le Liban, mais à coup sûr pour la Palestine aussi. De multiples façons, le 25 mai 2000 a sonné le glas pour la voie traîtresse et liquidationniste d’Oslo, malgré le fait qu’elle survit encore à ce jour dans la prétendue « Autorité palestinienne ». Ce n’est que quatre mois plus tard que le peuple palestinien dans toute la Palestine occupée s’est soulevé dans l’Intifada Al-Aqsa, déclenchée par les réalités de la cruauté, de l’occupation et de l’oppression particulièrement pénibles du sionisme en Palestine et inspirée par le grand tournant au Liban qui avait montré que la résistance était en effet capable de renverser et de chasser les colonisateurs et de conquérir la victoire, armée non seulement de fusils mais aussi d’un commandement révolutionnaire et de la volonté populaire des masses.

La Journée de la Résistance et de la Libération est une date qui, en effet, a montré que l’armée sioniste n’était pas « invincible », mais qu’elle pouvait être éradiquée de la terre qu’elle occupait avec le soutien, le financement et la direction des États-Unis et des puissances impérialistes. L’effondrement de l’occupation et la fuite de ses agents du Liban occupé restent une leçon vivante pour nos peuples et pour tous les mouvements de libération du monde entier et ils ont eu des échos dans le Déluge d’Al-Aqsa, la glorieuse opération du 7 octobre, qui a remis la cause palestinienne et la lutte pour la libération au centre de la région et du monde après plus de deux décennies de tentatives de liquidation.

Cette année, du fait que l’ennemi sioniste poursuit son agression contre le Liban et la Palestine avec le plein soutien politique, militaire et financier des États-Unis et de leurs partenaires impérialistes, la Journée de la Résistance et de la Libération devient même plus significative encore. L’ennemi poursuit ses attaques quotidiennes en territoire libanais, massacrant des familles, détruisant des villages, se livrant à des assassinat, des bombardements et des violations de la souveraineté, tout en cherchant à imposer de nouvelles réalités politiques et même à déclencher une guerre civile au Liban via menaces, siège et intimidations.

Il y a des dizaines de prisonniers libanais dans les geôles sionistes, en même temps que près de 10 000 prisonniers palestiniens et arabes dans les cachots de l’occupant. Les portes des prisons de l’occupation seront inévitablement brisées, exactement de la même façon que les portes de l’infâme centre de détention de Khiam avaient été pulvérisées par le résistance et par le peuple en 2000. Les prisonniers ne seront jamais abandonnés ni oubliés et leur liberté constitue un engagement sacré du peuple et des mouvements de résistance de toute la région.

Une fois encore, la résistance tient bon, profondément enracinée parmi le peuple, capable d’affronter l’agression et de défendre la terre, le peuple et la dignité de la nation. Chaque jour, la Résistance assène de nouveaux coups à l’ennemi, montrant clairement que la terre et le peuple du Sud ne permettront jamais à l’occupant le moindre moment d’inattention et imposant un coût important à ses crimes de guerre et à ses crimes génocidaires contre l’humanité. Il est clair que seule la Résistance est capable de défendre le Sud et, de fait, tout le Liban, contre les crimes du colonisateur. En effet, la puissance et la force de la Résistance après quinze mois d’un cessez-le-feu unilatéral a sidéré l’ennemi aussi bien que les amis de la résistance – et le monde entier, d’ailleurs. Tous les calculs basés sur la défaite ou la mort de la Résistance ont été totalement bouleversés face à cette réalité.

Toutefois, cette année, de nouvelles menaces pèsent sur la Résistance et sur le Liban même.Les attaques virulentes de l’ennemi, qui ont ravi les vies de milliers de précieux martyrs, ne sont qu’une expression de ce danger. Les efforts incessants des États-Unis en vue d’imposer leur domination sur la totalité du Liban, y compris leur tentative de provoquer une guerre civile et la division sectaire du pays dans l’intérêt de l’occupant colonial, ces efforts se poursuivent.

Le gouvernement et la présidence du Liban continuent de s’engager dans des « négociations directes » avec l’entité sioniste, sponsorisée par Washington, alors qu’elle bombarde les villages du Sud et qu’elle cherche à chasser son peuple, allant même jusqu’à décourager l’inclusion du Liban d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et la République islamique d’Iran.

L’entité sioniste a dévoilé clairement que sa vision d’un « Grand Israël » incluait non seulement le Sud, mais la totalité du Liban, et que sa présence était une menace existentielle pour tous les autres habitants de la région. La normalisation avec « Israël » n’a rien d’une route vers la paix, la sécurité ou la souveraineté, mais bien vers la soumission, le sectarisme, une crise interne et une faiblesse permanente. En 2000, la Journée de la Résistance et de la Libération au Liban a signifié la mort d’Oslo en Palestine. Aujourd’hui, en 2026, les dangers d’un accord de style « Oslo » pour le Liban ne sont que trop manifestes et toute tentative d’imposer un tel projet liquidationniste et destructeur par-dessus la volonté du peuple libanais, à 90 pour 100 opposé à la normalisation, doit être bloquée avec fermeté et retentissement.

En cette Journée de la Résistance et de la Libération, nous réaffirmons que la résistance au Liban, en Palestine, au Yémen, en Iran et dans la région reste une force vive qui ne peut être vaincue. Le sang des martyrs éclaire la route vers la libération, le retour et la victoire. La libération de la terre occupée, la liberté de tous les prisonniers et la défaite du colonialisme sioniste au Liban et en Palestine, du fleuve à la mer, ne pourra être réalisée que par la voie d’une lutte, d’une résistance et d’une libération unifiées et ce, jusqu’à la victoire, le retour et la libération.

Gloire aux martyrs, victoire à la résistance, libération pour le Liban et la Palestine !

Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative

25 mai 2026

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Publié le 25 mai 2026 sur Masar Badil
Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

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