Charleroi : Les sanctions administratives ne peuvent pas être utilisées comme instrument de répression politique !

La Plateforme Charleroi-Palestine s’oppose aux sanctions administratives que la Ville de Charleroi lui a signifiées.

 

Présence devant l'Hôtel de Ville de Charleroi lundi 22 juin : Les sanctions administratives ne peuvent pas être utilisées comme instrument de répression politique !

Action devant l’Hôtel de Ville de Charleroi, lundi 22 juin (*)

 

 

Le 10 novembre 2026, une militante de la Plateforme Charleroi-Palestine a reçu une amende administrative de 200 € pour le port d’un drapeau Samidoun lors d’une action en ville le 4 octobre 2025.

Nous avons décidé de ne pas payer cette amende parce qu’il n’y a aucune base légale pour interdire un symbole ou un emblème de Samidoun, réseau de soutien aux prisonnier.e.s palestinien.ne.s, dont la Plateforme Charleroi-Palestine est membre. Samidoun n’est pas interdit en Belgique (malgré une campagne de la droite et de l’extrême droite).

Notre avocate a fait un recours en justice : les sanctions administratives ne peuvent pas porter atteinte à la liberté d’expression.

Nous avons lancé une pétition et nous nous défendrons devant le tribunal de police le 27 octobre à 10 h.

 

Thomas Dermine : « Je ne suis pas au courant »

Le 1er Mai, au rassemblement de la FGTB, où des dizaines de syndicalistes ont signé notre pétition, Thomas Dermine, bourgmestre de Charleroi, nous a dit qu’il n’était pas au courant. Ah bon, n’est-il pas le chef de la police ? 

En tout cas, peu de temps après, de nouvelles amendes nous sont arrivées.

Le 6 mai, nous avons reçu une autre amende administrative de 117 € pour le collage d’une affiche en mars 2024, alors que nous n’avions même pas reçu un PV à ce sujet.

Et le 4 juin 2026, nous avons reçu une troisième notification d’amende, qui pourrait s’élever à 500 €, à nouveau pour la présence d’un drapeau Samidoun à notre tonnelle lors d’une action sur la place Verte le 11 avril 2026.

A noter également que Mathéo Schneider, collaborateur du cabinet du bourgmestre, a précisé l’interdiction de références à Samidoun, lors d’une réunion en visio le 12 juin, à la veille d’un événement organisé par la Plateforme. 

Il est clair qu’il s’agit d’un harcèlement de la police et de la Ville de Charleroi et d’une atteinte à notre liberté d’expression et d’action. Et ce n’est pas la première fois que cela nous arrive. Nous y reviendrons dans un prochain article.

 

Stop à la criminalisation de celles et ceux qui se lèvent contre le génocide, y compris dans les prisons de l’occupant

Tout ceci se passe dans le cadre d’une criminalisation du mouvement Samidoun par le régime génocidaire et les EU, mais aussi par des États européens. 

Le 19 mai, le département du Trésor américain a imposé des sanctions à Mohammed Khatib, coordinateur européen de Samidoun et à Jaldia Abubakra, responsable de Samidoun Espagne et de l’association des femmes palestiniennes Alkarama, ainsi qu’à des dirigeants de la Global Sumud Flotilla et de la Conférence populaire des Palestinien.ne.s de l’étranger.

Pour « Israël » et les EU, ce ne sont pas seulement les organisations de la résistance qui sont ciblées comme « terroristes », mais toutes les personnes qui se dressent contre le génocide, et en particulier les Palestinien.ne.s de la diaspora.

En Belgique, Samidoun se trouve dans le viseur de l’Arizona, qui l’a textuellement cité dans la déclaration gouvernementale. Mohammed Khatib fait l’objet d’une procédure visant à lui retirer son statut de réfugié, à la demande de l’ancienne secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Nicole De Moor. Le gouvernement n’a évidemment pas protesté contre la sanction américaine à l’égard de Mohamed Khatib qui, depuis, n’a plus accès à son compte en banque.

Mais la résistance s’organise. De nombreuses associations ont protesté contre un avant-projet de loi de Bernard Quintin, ministre fédéral de la Sécurité et de l’Intérieur, qui vise en premier lieu des organisations, soi-disant « radicales », comme Stop Arming Israel, Code Rouge et en particulier Samidoun. Depuis lors, Quintin doit revoir sa copie.

Charleroi, qui se dit « ville antifasciste », ferait bien de s’inspirer des voix démocratiques, au lieu de répéter comme un perroquet les propos haineux et mensongers des De Wever, Francken et Ducarme, porte-parole de la propagande israélienne dans notre pays.

 

Nous ne laisserons pas faire !

Notre Plateforme, active pour la Palestine depuis 2008, continuera son  soutien aux prisonnier.e.s palestinien.ne.s et à la résistance palestinienne. Nous continuerons notre combat pour la libération de la Palestine du fleuve à la mer et pour le retour des réfugié.e.s palestinien.ne.s sur leur terre.

 

Appel à la solidarité

-Une cagnotte est mise en place afin de couvrir les frais judiciaires. Vous pouvez nous soutenir en versant une contribution sur le compte de la Plateforme Charleroi-Palestine BE10 5230 8104 6104 (avec la communication : Soutien défense juridique).

-Vous pouvez également signer ICI la pétition en ligne !

 

Save the date !

Soyez présent.e.s au procès devant le tribunal de police le mardi 27 octobre à 10 h, 2e chambre civile (salle 202), avenue Général Michel, 2/4 à 6000 Charleroi.

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(*) Des membres de Charleroi pour la Palestine étaient présents ce lundi juin devant l’Hôtel de ville de Charleroi où devait se tenir le conseil communal. Nous avons distribué des flyers à propos des sanctions administratives et récolté des signatures sur notre pétition. Et, malgré une chaleur forte,  nous n’étions pas les seul.e.s à protester. Il y avait également des représentant.e.s  du théâtre de l’Ancre, des enseignant.e.s, une association de défense des locataires, la CGSP … on aurait dit un front de lutte contre l’administration communale. Et c’est peut-être également la raison pour laquelle il y avait une oreille attentive par rapport à nos problèmes avec la Ville. 

 

 

Flyer: les sanctions administratives ne peuvent pas être utilisées comme instrument de répression politique !

Charleroi pour la Palestine était présente devant l'Hôtel de Ville de Charleroi lundi 22 juin : Les sanctions administratives ne peuvent pas être utilisées comme instrument de répression politique !

Signature d'une pétition contre les sanctions administratives le lundi 22 juin devant l'Hôtel de ville de Charleroi

 

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