À propos des bruits qui circulent sur les armes de la résistance palestinienne

Les armes de la résistance resteront les armes nationales légitimes aussi longtemps que l’occupation persistera et que la Palestine restera sous occupation.

 

 

Masar Badil, 1er août 2026 |

Ces derniers jours, il y a eu un nombre croissant de comptes rendus et de rumeurs concernant la prétendue « annonce par Trump de la restitution des armes du Hamas et des factions » palestiniennes. Nous avons reçus pas mal de questions à propos de notre position sur ce sujet. Par conséquent, le Mouvement palestinien de la voie révolutionnaire alternative souhaite mettre l’accent sur ce qui suit :

Les armes de la résistance palestinienne ne sont pas un sujet de négociation, ni une monnaie d’échange, ni une question qui doit être tranchée par l’occupation, l’administration américaine ou qui que ce soit. Elles sont la propriété exclusive du peuple palestinien, qui a sacrifié des centaines de milliers de martyrs, de blessés et de prisonniers dans la défense de sa terre et de ses droits nationaux. Le peuple palestinien et lui seul détient l’autorité de déterminer l’avenir de ces armes. C’est la position que comprennent toutes les forces de la résistance palestinienne sans exception.

Ce qui est annoncé dans les médias à propos de la « restitution des armes de la résistance » ou du « désarmement des factions » n’est rien de plus qu’un élément de la guerre psychologique et politique menée par les États-Unis et l’entité sioniste dans une tentative en vue de faire passer une fausse victoire qu’ils ont été incapables de forcer sur le champ de bataille. Du fait qu’elle n’est pas parvenue à briser la volonté de la résistance en recourant à la force militaire, l’occupation tente désormais de réaliser ses objectifs par le biais de pressions politiques et médiatiques.

En tant que propriétaire légitime de la terre et en tant que peuple qui a supporté le sacrifice du sang, le peuple palestinien et lui seul détient l’autorité de décider du sort des armes de la résistance. Aucun parti palestinien, arabe ou international n’a le droit de disposer de ces armes, de les négocier ou d’y renoncer au nom du peuple palestinien. Abandonner les armes de la résistance signifierait dépouiller un peuple occupé de sa dernière source de force, ouvrir la porte à l’imposition de la reddition et à l’enracinement de la défaite, des choses que notre peuple rejette catégoriquement.

Les forces de la résistance palestinienne ont exprimé leur volonté que les armes existent dans un cadre national organisé, soumis à la volonté même du peuple palestinien et de ses institutions nationales libres, et non au diktat de l’occupation ou aux conditions imposées par les puissances étrangères. Elles ont également affirmé que toute discussion concernant l’avenir de la bande de Gaza ne pouvait commencer tant que les forces d’occupation ne se seraient pas complètement retirées de chaque centimètre carré de l’enclave, que l’agression n’aurait pas cessé, que le siège n’aurait pas été levé et que les droits nationaux de notre peuple ne seraient pas garantis.

Nous réaffirmons notre confiance complète dans la résistance palestinienne, en tête les Brigades Izz al-Din Al-Qassam  et toutes les formations militaires de la résistance, et dans leur capacité à sauvegarder et protéger ces armes en tant que propriété nationale et historique. Ces armes n’ont jamais été un instrument de domination ou d’influence politique ; au contraire, elles ont toujours été et restent un bouclier qui protège l’existence de notre peuple, qui empêche la liquidation de sa cause et qui assure que la poursuite de l’occupation entraîne un coût politique, militaire et économique de plus en plus lourd pour l’entité sioniste et toutes les forces qui la soutiennent.

Les peuples qui vivent sous occupation ont le plein droit de résister à l’agression et à la domination coloniale par tous les moyens légitimes. D’aucun peuple qui continue de faire face à une agression, à un génocide et à une occupation, il ne faut s’attendre à ce qu’il renonce aux moyens de sa propre défense avant d’avant obtenu sa pleine liberté. Sous cette perspective, toute discussion à propos du désarmement de la résistance avant que l’occupation n’ait pris fin ignore l’essence du conflit et ne sert que les objectifs de l’occupation.

Les armes de la résistance resteront les armes nationales légitimes aussi longtemps que l’occupation persistera et que la Palestine restera sous occupation, tant que notre peuple n’aura pas obtenu ses pleins droits nationaux, et avant tout la libération, le retour et l’autodétermination.

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Publié le 1er août 2026 sur Masar Badil
Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

 

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