Vos amendes, vos sanctions n’arrêteront pas nos actions !

C’est aux cris de « Vos amendes, vos sanctions n’arrêteront pas non actions » , « Gaza, Gaza, on n’oublie pas »,  Free free Palestine, Boycott Israel », que des soutiens à Charleroi pour la Palestine se sont rassemblés ce lundi soir devant l’Hôtel de Ville de  Charleroi, où se tenait le Conseil communal.

 

 

Notre action était un coup de semonce pour dire :

« Nous n’acceptons pas et nous ne nous arrêterons pas là. Les sanctions administratives de la Ville de Charleroi sont une atteinte manifeste à notre liberté d’expression et une tentative de faire taire des voix qui se lèvent contre le génocide en Palestine. »

Ce message avait d’ailleurs été relevé par le journaliste Didier Albin dans un article de la DH, le jour même de la mobilisation :

Depuis plusieurs mois, le collectif Plateforme Palestine affirme faire l’objet de « tracasseries administratives » et de tentatives d’intimidation via la police administrative. À la clé, selon ses membres, des amendes administratives répétées, une convocation au tribunal ou encore la visite d’un huissier.

Derrière cette bataille administrative, c’est surtout une bataille de principes que la Plateforme entend mener. Son soutien à la cause palestinienne et à la résistance du peuple palestinien, dans le contexte qu’elle qualifie de « génocide et de nettoyage ethnique », serait au cœur des tensions.

« Nous pensons qu’il s’agit d’une guerre coloniale », affirme le collectif, qui refuse de dicter aux Palestiniens la manière dont ils doivent mener leur lutte.

Une position assumée, mais qui, selon la Plateforme, dérange. Et qui pose une question plus large : jusqu’où peut aller la liberté d’expression lorsqu’une mobilisation politique déplaît aux autorités ?

 

Chronologie d’un harcèlement

Septembre 2025 : la police administrative interdit le port de drapeaux ou d’emblèmes de Samidoun, réseau international de soutien aux prisonnier.e.s palestinien.ne.s, lors d’une activité publique de la Plateforme Charleroi dans le centre de Charleroi. Le Collectif décide de ne pas suivre cette décision, qui constitue une atteinte à sa liberté d’expression.

-Le 6 octobre 2025 : Myriam De Ly, militante du Collectif, reçoit un PV pour le port du drapeau.

-Le 29 octobre 2025 : une procédure administrative est engagée à son égard pour contravention au réglementent général de la police. Myriam conteste la décision au nom de la liberté d’expression.

-Le 24 mars 2026 : la contestation est reconnue non valable, une amende de 200 € est réclamée.

-Le 17 avril 2026 : l’avocate Selma Benkhelifa adresse une requête au Tribunal de police. 

-Le 4 mai 2026 : une audience publique est fixée le mardi 27 octobre 2026 à 10 h au Tribunal de police de Charleroi.

-Le 28 juillet 2026 : alors que cette audience n’a même pas eu lieu, un huissier se présente au domicile de Myriam, exigeant le paiement dans les 24 h de la somme de 509,71 € (l’amende et les frais d’huissier), sous peine de saisie de biens et de meuble. Une nouvelle tentative d’intimidation, alors que l’amende est contestée au Tribunal de police.

Entretemps

-Le 6 mai 2026 : Marie-Christine Lothier, l’éditrice responsable de la Plateforme,  reçoit un courrier des Affaires juridiques de Charleroi pour un collage d’affiches qui aurait dégradé un monument à Charleroi le 9 mars 2024. La Ville réclame 117 € pour le nettoyage. Aucune preuve n’est apportée. D’ailleurs, après deux ans, il y a prescription. 

-les 4 juin et 9 juillet 2026 : Marie-Christine reçoit également des PV pour la présence d’un drapeau Samidoun lors des actions de la Plateforme sur la Place Verte. Elle les conteste et fait un appel à un médiateur.

 

Discussion avec Isabella Greco, députée et cheffe de groupe PS

Discussion avec Isabella Greco, députée et cheffe de groupe PS

 

 

Interpellation de Mahmut Dogru, échevin PS

Interpellation de Mahmut Dogru, échevin PS

 

 

Répression et génocide

Alors qu’à Gaza le génocide continue et qu’en Cisjordanie, à Jérusalem, dans le Néguev et en Galilée, l’escalade coloniale s’intensifie également,  les autorités communales de Charleroi retirent le drapeau palestinien de l’Hôtel de Ville et harcèlent la Plateforme Charleroi-Palestine, active dans la région depuis fin 2008. 

C’est inacceptable. Charleroi pour la Palestine a tout à fait le droit d’exprimer son soutien à Samidoun et aux prisonnier.e.s palestinien.ne.s, victimes de génocide dans les geôles israéliennes. Samidoun n’est pas interdit en Belgique, malgré une campagne de la droite et de l’extrême droite.

 

Les sanctions administratives ne peuvent servir de répression politique ! Liberté d’expression pour la Palestine !

 

Pendant une heure, les drapeaux palestiniens étaient à nouveau présents devant l'Hôtel de ville !

Pendant une heure, les drapeaux palestiniens étaient à nouveau présents devant l’Hôtel de ville !

 

Continuons la mobilisation !

Une cagnotte est mise en place afin de couvrir les frais judiciaires. Vous pouvez nous soutenir en versant une contribution sur le compte de la Plateforme Charleroi-Palestine BE10 5230 8104 6104 (avec la communication : Soutien défense juridique).

-Vous pouvez également signer la pétition en ligne ICI !

-Vous pouvez écrire au bourgmestre Thomas Dermine pour qu’il mette fin à ce harcèlement et retire les sanctions administratives : Hôtel de Ville, 14-15, place Vauban, 6000 Charleroi.
Adresse e-mail : thomas.dermine@charleroi.be

-Vous pouvez nous rejoindre ce samedi 5 septembre à 15 h sur la Place Verte : nous y installerons à nouveau notre tonnelle de la solidarité avec la Palestine.

Nous serons à nouveau devant l’Hôtel de Ville de Charleroi le lundi 21 septembre à 18 h, où aura lieu le conseil communal du mois de septembre

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Notez déjà deux RV très importants : les 10 et 27 octobre.

 

Un atelier concernant la répression aura lieu de 17 h 15 à 18 h 45, et sera animé par Mohamed Moussaoui (Charleroi pour la Palestine) et Sarah Bahja (Zin-TV).

Interviendront :  Mohammed Khatib (coordinateur européen de Samidoun et membre du Comité exécutif de Masar Badil, Mouvement palestinien de la Voie révolutionnaire alternative), Elly Van Reusel (docteure sur la Global Sumud Flotilla) , Myriam De Ly (Charleroi pour la Palestine),  Peter terryn (« minister van agitatie ») et  Selma Benkhelifa (avocate).

Le programme complet de la Journée sera diffusé dans les jours qui viennent.

Trouvez l’évènement FB ICI

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Le 27 octobre à 10 h :

Audience au Tribunal de police de Charleroi !
Soyons nombreux !

 

 

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