Charleroi pour la Palestine : nos actions en 2025
Charleroi pour la Palestine
Nos actions en 2025

Nos principaux axes de mobilisation :
1. La mobilisation contre le génocide dans toute la Palestine et le soutien à la résistance palestinienne
2. Le boycott d’Israël y compris au niveau communal
3. Le soutien aux prisonnier.e.s palestinien.ne.s
4. La campagne pour la libération de Georges Abdallah
5. Le soutien aux prisonniers libanais
6. La lutte contre la criminalisation des Palestiniens de la diaspora et des soutiens à la Palestine
7. Solidarité en actes contre les violences policières, les centres fermés, les frontières et les politiques migratoires inhumaines.
1. La mobilisation contre le génocide dans toute la Palestine et le soutien à la résistance palestinienne
Sans relâche, nous avons été dans les rues de Charleroi, semaine après semaine, pour visualiser la Palestine, dénoncer le génocide et soutenir la résistance palestinienne.





Nous avons participé à toutes les grandes manifestations à Bruxelles rejoignant le bloc de nos partenaires. A plusieurs reprises, nous avons organisé des départs en car avec quelque fois plus de deux cents personnes.





Des membres de la Plateforme ont participé aux rassemblements quotidiens organisés par les réfugiés Palestiniens à la Bourse.

Charleroi pour la Palestine était une des associations participantes au Festival Résistance les 6, 7 et 8 juin à St Gilles qui entendait à célébrer pendant trois jours les luttes de libération populaire à travers le monde. Le programme comprenait : des discussions politiques, des ateliers, un tournoi sportif, des projections, un village militant (où nous avions un stand), des performances musicales, théâtrales et poétiques, des interventions militantes, etc.



–Avec Al-Ahrar, Front de Mères, Bruxelles Panthères, Global Sumud Flotilla, nous étions également impliqués dans l’organisation à Molenbeek de la Marche populaire pour la Libération et le Retour à Molenbeek, le 24 août 2025. Au nom de la Plateforme Charleroi-Palestine. Mohamed a pris la parole au rassemblement de départ de la marche, place Saint-Jean-Baptiste. Lisez notre reportage ici : Falestine, Pas Juste un Nom : Une Lutte, Une Identité, Une Fierté.




-Après la guerre d’agression d’Israël contre l’Iran, nous avons exprimé notre soutien au peuple iranien. Le 26 juin, nous avons également rejoint une rencontre avec l’ambassadeur de l’Iran en Belgique et au Luxembourg, M. Sayyed Mohammad Ali Robatjazi, en compagnie du Mouvement alternatif de la voie révolutionnaire palestinienne (Masar Badil), de la section belge du Réseau Samidoun, de Bruxelles Panthères et de Tayyar.
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Nous avons organisé des actions en soutien aux Flottilles et à la Marche pour Gaza et donné la parole à des participant.e.s lors de notre Journée Palestine.




Yamina Bounir témoignait sur la Marche pour Gaza lors de la Journée Palestine du 18 octobre.

Catríona Graham (activiste irlandaise résidant en Belgique, participante à la Global Sumud Flotilla) et Bénédicte Linard (députée ECOLO, participante à la flottille Thousand Madleens to Gaza) expliquaient également leurs expériences.
A de nombreuses reprises nous avons donné la parole au docteur Ahmed Moghrabi, chirurgien à Gaza, témoin direct du génocide. Et les bénéfices de notre Journée Palestine ont été donnés au projet à Gaza qu’il a initié avec la réalisatrice et artiste Delphine Noels, The Wings of Healing


Delphine Noels et Ahmed Moghrabi à la Journée pour la Palestine
Les animatrices de notre Plateforme sont également intervenues après les projections des films « No Other Land » et « La Voix de Hind Rajab ». Nous étions présent.e.s avec un stand à diverses activités d’associations de la région.
2. Le boycott d’Israël y compris au niveau communal

Le 13 mars, la Plateforme Charleroi-Palestine alerte, via son site et ses réseaux : Charleroi préparait l’accueil d’une ville israélienne pour parler « développement durable » le jeudi 3 avril.
« Alors qu’Israël commet depuis 18 mois et 76 ans génocide, éducide et écocide à l’encontre de la Palestine, sa terre et son peuple, la ville de Be’er Sheva, dans le sud d’Israël, est invitée à présenter son « oasis urbaine », exemple de développement durable et faible en carbone dans le désert !
Cette tribune accordée à une collectivité locale d’un pays génocidaire lui est proposée dans le cadre de l’assemblée générale d’Ascend, un réseau de villes européennes tourné vers le développement durable. Pendant 3 jours, la rencontre organisée à Charleroi sera le lieu de réunions et d’échanges entre les villes partenaires du projet et des villes invitées. Dans le cas présent, Be’er Sheva. »
Nous lançons une campagne d’interpellation des mandataires locaux et d’IGRETEC, l’intercommunale chargée d’accueillir et d’organiser les trois journées de l’assemblée et nous lançons une mobilisation lors du Conseil communal du 17 mars, pour demander à la Ville de Charleroi d’interdire la venue des représentants de Be’er -Sheva.




Le 24 mars, après dix jours de mobilisation et d’interpellation citoyenne, la ville de Charleroi nous informe enfin que l’événement est postposé et n’aura pas lieu à Charleroi. Les différentes villes impliquées auraient-elles préféré déplacer leur événement plutôt que d’annuler la venue de Be’er Sheva, comme la ville de Charleroi en avait fait la demande après notre mobilisation ?
Le 22 mai Charleroi hisse enfin le drapeau palestinien (une autre demande de notre Plateforme d’ailleurs, précisée dans la demande d’interpellation, envoyée la veille). Dans son communiqué, la plateforme disait : « Nous saluons cette décision, fruit de longues mobilisations et interpellations citoyennes. Mais nous le disons clairement : ce symbole, aussi fort soit-il, ne peut suffire à lui seul. La Ville de Charleroi doit aller plus loin et traduire cette solidarité en actes concrets. »

Interpellation citoyenne
L’ambiance était chaude le lundi 23 juin au Conseil communal de Charleroi où les travailleuses de l’ ATL (accueil extra-scolaire) étaient venues en masse afin de défendre leur statut et leurs acquis. Les soutiens à la Palestine étaient également présents, mobilisés par notre Plateforme et les jeunesses syndicales. Mohamed y a lu l’interpellation au nom de la Plateforme Charleroi-Palestine.



L’interpellation a été fortement applaudi, aussi bien dans le public que par des élus communaux. Finalement la venue de Beersheva n’aura pas lieu. C’est une victoire pour nos mobilisations. N’empêche que nous n’avons pas eu de réponses à des questions précises, posées dans l’interpellation (Quel est le contexte du report de l’assemblée d’Ascend ? A-t-elle déjà eu lieu ou aura-t-elle lieu ? Si oui, quand ? Beer Sheva y participera-t-elle ou y a-t-elle participé ? Charleroi y participera-t-elle ou y a-t-elle participé ? )
Une résolution de soutien à la Palestine a été votée par la ville.
Par la suite, Mohamed a fait l’objet d’une campagne de dénigrement dans la presse et sur les réseaux sociaux, lancé par l’ignoble Denis Ducarme du MR (le seul personnage qui avait d’ailleurs voté contre la résolution en faveur de la Palestine). Soutenue par de nombreuses personnes, la Plateforme Charleroi a lancé un appel pour le droit à la liberté d’expression et d’association et le droit de s’exprimer dans l’espace public.
Boycott des soutiens au génocide
Georges-Louis Bouchez et le MR n’étaient pas les bienvenus le mercredi 18 juin à Charleroi. Des membres de la Plateforme Charleroi-Palestine et de Commune en colère ont perturbé leur conférence afin de dénoncer leur complicité et celle du gouvernement belge dans le génocide en cours à Gaza.

3. Le soutien aux prisonnier.e.s palestinien.ne.s et libanais et des réfugiés palestiniens enfermés en Belgique
La Plateforme Charleroi-Palestine est membre de Samidoun, réseau international de soutien aux prisonniers palestiniens. La mobilisation pour les prisonnier.e.s est une constante dans notre travail.

Une délégation de la Plateforme Charleroi-Palestine s’est rendue à Liège le 11 janvier afin d’y rencontrer le Collectif Résistances. Ensemble, ils affirment leur soutien à Ahmad Sa’adat et à tou.te.s les prisonnier.e.s palestinien.ne.s
Le 17 avril marque la Journée des prisonnier.e.s palestinien.ne.s. A cette occasion, une soirée impressionnante a eu lieu à Bruxelles le 18 avril, organisée par Samidoun. Y ont pris la parole : Hadeel Shattara et Fadia Barghouti, deux Palestiniennes libérées par la résistance (en visio) et Adel, un camarade de Samidoun Paris Banlieue. Nous y étions présentes.Bruxelles (l’occupation étudiante de l’ULB au printemps 2024) ; ainsi qu’une camarade du collectif Getting the Voice Out, qui lutte contre l’enfermement des sans-papiers, pour souligner la convergence des luttes.


Toujours dans le cadre de la Journée des prisonniers, une action a été organisée dans le centre de Charleroi le 19 avril, y compris en hommage aux prisonniers martyrs.



Hadeel Shattara et Adel faisaient également partie de nos invité.e.s à la Journée Palestine en octobre.

Expo et stand lors de notre Journée Palestine du 18 octobre



La campagne « Dismantle Damon »
Le jeudi 30 janvier, la Plateforme Charleroi-Palestine était conviée pour animer un « CaFéministe » organisé par Vie Féminine au café littéraire Livre ou Verre. La soirée avait pour thème « L’histoire de la Palestine à travers les femmes ». C’était l’occasion également de présenter la campagne Dismantle Damon.




A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la Plateforme Charleroi-Palestine a organisé une table ronde et une expo le 6 mars, dans le QG des « Femmes de Mars » à Charleroi.



La Plateforme était également présente dans la marche et le village associatif du 8 mars.


Expo le 19 avril Place Verte


Le 17 mai lors d’un stand Place Verte


Le 28 juin Place Verte

Le 10 juillet avait lieu la journée d’étude organisée par Vie Féminine à Namur et qui était placée sous le signe de la Résistance. La Plateforme Charleroi-Palestine a tenu un stand en soutien aux prisonnières palestiniennes et invitait à leur écrire des cartes. Des tableaux, exposés au stand, illustraient leurs luttes, leurs résistances.

4. La campagne pour la libération de Georges Abdallah
Depuis de nombreuses années, nous avons mené campagne pour la libération de Georges Abdallah. Celle-ci a connu un coup d’accélérateur lorsque des perspectives judiciaires pour sa libération ont été en vue.

Le 18 janvier à Marchienne-au-Pont

Le 8 février à Montignies-sur-Sambre

Le 15 février sur le marché de Chatelineau


Le 19 février, à la veille d’une décision judiciaire, nous avons également participé à un rassemblement devant le Consulat de France à Liège, où nous avons eu l’occasion de prendre la parole, en compagnie de représentant.e.s de Samidoun, Tamarod et des associations liégeoises. La plupart des participant.e.s ont par la suite rejoint une veillée pour la Palestine à la gare des Guillemins.



Le 10 avril lors d’un rassemblement contre la construction d’un centre fermé à Jumet

Le 11 avril Place Verte
Samedi 14 juin, une délégation de la Plateforme est parti en car à Paris avec les camarades bruxellois et a rejoint y une manifestation combattive de 15 000 personnes.



Lundi 16, un rassemblement a eu lieu pour la libération de Georges Abdallah et en soutien à la Marche vers Gaza.


Mardi 17 juin, le PAC et la Plateforme ont organisé une projection du film Fedayin.

Le 11 juillet sur le pont de la Sambre

Et enfin, le moment que nous attendions tou.te.s est arrivé : Vendredi 25 juillet, Georges Ibrahim Abdallah a enfin été libéré des geôles françaises après avoir passé près de 41 ans derrière les barreaux. Le résistant rentre chez lui, libre et plus militant que jamais.

Lors d’un rassemblement le 26 juillet, place Buisset, nous avons évoqué comment Georges Abdallah est revenu au Liban comme un homme libre et debout, avec un engagement intact envers la résistance, envers la Palestine et envers le Liban, et avons cité ses premières paroles : « « Mon message aujourd’hui est de soutenir la résistance plus que jamais, oui, plus que jamais ! »


Georges Abdallah était présent parmi nous à la Journée Palestine : il nous a envoyé une vidéo avec une analyse politique précise de la situation, afin de contribuer aux débats.

Le 25 octobre : nous rencontrons Georges Abdallah enfin LIBRE au Liban lors d’un congrès pour la libération des prisonniers palestiniens et libanais.
C’est Georges lui-même qui était à l’origine de cette initiative : il avait invité des militants qui avaient défendu sa cause, principalement des camarades de France. Nous lui avons remis un livre avec des photos et messages écrits lors de la Journée Palestine du 18 octobre.



Le programme de trois jours comprenait également des visites dans les camps de réfugiés palestiniens et les sites en mémoire à la résistance libanaise.
Le congrès pour la libération des prisonniers palestiniens et libanais était le point d’orgue des trois journées. Georges Abdallah a ouvert et clôturé la séance, lançant un appel urgent à la lutte pour la libération des prisonniers palestiniens et libanais et des enfants prisonniers. Il a également honoré la mémoire de ses camarades de lutte en France, décédé.e.s avant sa libération, dont Suzanne Lemanceau.

Pendant plusieurs heures, se sont poursuivies les interventions de responsables de la résistance palestinienne et libanaise, des avocats de Georges Abdallah et d’autres spécialistes, ainsi que de membres des délégations étrangères.

Le représentant du FPLP au Liban

Le représentant de la résistance islamique
En fin de séance, trois prisonniers libérés par la résistance, dont Nael Barghouti, déporté en Turquie, ont envoyé un message vidéo.
Trouvez ici l’intervention de Saïd Bouamama, membre de la délégation internationale et auteur du livre « L’affaire Georges Ibrahim Abdallah » , de Charlotte Kates, coordinatrice internationale de Samidoun, ainsi que le discours de clôture de Georges Abdallah.
5.Le soutien aux prisonniers libanais
Lors de notre séjour au Liban, le programme comprenait également des photos prises dans les camps de réfugiés palestiniens et les sites en mémoire à la résistance libanaise. Nous avons également rencontré les familles des prisonniers libanais au mausolée de Sayyed Hassan Nasrallah dans le quartier Dahiye à Beyrouth.


A l’occasion d’un témoignage de ces rencontres à Beyrouth à Charleroi, les participant.e.s ont enregistré des vidéos en soutien aux prisonniers libanais, qui sont publiées sur le site de la campagne. Le soutien aux prisonniers libanais fait désormais partie de nos mobilisations.







6.La lutte contre la criminalisation des Palestiniens de la diaspora et des soutiens à la Palestine
Soutien à Mohammed Khateb et aux réfugiés palestiniens enfermés en Belgique
Mohammed Khatib, coordinateur européen de Samidoun, réseau international de soutien aux prisonniers palestiniens, a été arrêté par la police après avoir quitté une manifestation contre les attaques génocidaires d’Israël à Gaza dans la soirée du 21 avril. Très rapidement, de nombreux.ses ami.e.s et membres de la communauté se sont mobilisé.e.s, ont appelé le poste de police et manifesté sur les lieux mêmes. Après des heures d’attente, au cours desquelles Mohammed n’a jamais vu son avocat, il a finalement été libéré vers 5 heures du matin.
Mercredi 6 août, la CGRA annonce qu’elle retire le statut de réfugié de Mohammed. Cette décision de révocation s’inscrit dans un contexte plus large de répression : celle d’une mise en place d’une loi qui veut interdire tout mouvement qui ne lui plaît pas et de museler toute voix qui critiquerait son soutien au génocide ou sa politique antisociale (le projet de loi Quintin, voir ci-dessous). A différentes occasions, des Carolos ont manifesté leur soutien à Mohammed.

Soutien à Mohammed Khatib lors d’un rassemblement syndical



L’acharnement politique, administratif et policier à l’encontre de Mohammed Khatib est symptomatique des tentatives de museler le mouvement palestinien et le mouvement de solidarité avec la Palestine sur le sol belge.
Deux animateurs des rassemblements quotidiens à la Bourse, Shaker et Hussam, ont été arrêtés par la police alors qu’ils participaient à la manifestation nationale à Bruxelles le 9 juin. Ils ont été libérés après 48 h de détention.
Le 29 septembre, onze autres jeunes demandeurs d’asile de Gaza sont arrêtés et huit d’entre eux sont amenés en centre fermé. Au moment où nous écrivons ces lignes, Fathi Alhams et Ali Abu Taha s’y trouvent encore. Deux autres jeunes Palestiniens, Anas et Hamouda, ont été déportés vers la Grèce, tandis que Mahmoud Faraj Allah est mort en martyr à l’intérieur même du centre de détention fermé du 127bis à Steenokkerzeel.

Anas, qui a été déporté en Grèce, nous avait envoyé un message vidéo pour la Journée Palestine

Action sur le pont de la Sambre pour dénoncer le meurtre de Mahmoud Farag Allah


Hommage à Mahmoud lors de la manifestation du 16 novembre à Bruxelles
La mobilisation contre le projet de loi Quentin
A de multiples occasions, dans ses publications, flyers et interventions, la Plateforme Charleroi-Palestine a tiré la sonnette d’alarme contre le dangereux projet de loi Quintin qui vise l’interdiction d’organisations dites « radicales » et en particulier celles qui se mobilisent contre le génocide en Palestine, comme Samidoun (dont l’interdiction a déjà été citée dans la déclaration gouvernementale de l’Arizona).

Débat sur la répression en Europe, avec Mohammed Khatib, coordinateur de Samidoun Europe, Félix et Faïza, lors de la Journée Palestine le 18 octobre

Discussions avec les ouvriers et distribution de flyers concernant le projet de loi Quintin le 11 novembre lors de la grève générale du gouvernement Arizona
En même temps, en Belgique et ailleurs, nous nous sommes mobilisé.e.s pour soutenir celles et ceux dont les actions contre le génocide en Palestine sont criminalisées : les activistes contre les usines d’armement d’Elbit Systems, en Grande-Bretagne et en Belgique, les militants condamnés à des peines d’emprisonnement pour « apologie du terrorisme » en France…
Présence au procès d’Anuna De Wever le 23 septembre à Tournai
Anuna De Wever, une jeune activiste de 24 ans, était accusée d’avoir tagué « Stop Génocide » sur la filiale tournaisienne, OIP Land Systems, de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems, le 4 mars 2024 lors d’une action de blocage. Grâce à une mobilisation importante, trois journées d’action comprenant un camping militant, des ateliers, une conférence et la diffusion d’un film, ainsi que la présence d’une centaine de personnes au moment du procès, Anuna De Wever a obtenu la suspension du prononcé et a été acquittée de l’accusation d’ « association de malfaiteurs ».
D’autres activistes, impliqué.e.s dans la même action, sont poursuivi.e.s devant le tribunal de première instance d’Audenarde. OIP-Elbit leur réclame 70.000 € pour compenser les pertes financières et les dommages moraux prétendument subis lors de l’action de blocage.
Soyons nombreux.se.s au procès le 17 février à 10 h au tribunal de première instance à Audenarde ! Plus d’infos sur StopElbit.be




Le 2 décembre, des militant.e.s de Charleroi pour la Palestine se sont rendu.e.s à Douai en France à la journée de soutien à Jean-Paul Delescaut, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Nord.
Jean-Paul Delescaut avait été condamné à un an de prison pour « apologie du terrorisme » et comparaissait devant la cour d’appel.
Une décision de la cour est attendue pour le 16 février.


La délégation de Charleroi pour la Palestine avec Jean-Paul Delescaut
La Plateforme Charleroi-Palestine s’est mobilisée en soutien à la grève de la faim des « Prisonniers pour la Palestine » dans les prisons britanniques.
Il y actuellement 33 prisonnier.e.s de la cause palestinienne, des activistes contre les usines d’armement d’Elbit Systems, en prison en Grande-Bretagne : les Filton 24, les Brize Norton 5 et les Moog 4.
Début novembre 2025, huit prisonnier·es ont entamé une grève de la faim. Alors qu’ils et elles étaient entré·es dans une phase critique, le gouvernement britannique est resté sourd à leurs revendications et a fait preuve de négligence médicale en refusant ou retardant toute assistance à des personnes en danger.
Les revendications des grévistes sont au nombre de cinq, elles illustrent leur qualité de prisonnier·es politiques et s’inscrivent dans la continuité de leur lutte pour la justice en Palestine : fin de la censure, sortie sous caution, droit à un procès équitable, annulation de l’interdiction du mouvement Palestine Action, fin des relations entre l’État britannique et Elbit systems.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, le 12 janvier, trois grévistes de la faim peuvent mourir à tout instant.

La situation des grévistes de la faim au 12 janvier

Le 9 novembre sur le pont de la Sambre.

Le 21 décembre lors d’une balade dans les rues et au Marché de Noël à Charleroi.



Le 23 décembre, une délégation de Charleroi pour la Palestine a rejoint un rassemblement combattif en soutien aux grévistes de la faim devant le consulat britannique à Bruxelles.

Le 26 décembre, lors du rassemblement devant la gare et le pont de Charleroi

7. Solidarité en actes contre les violences policières, les centres fermés, les frontières et les politiques migratoires inhumaines
La Plateforme Charleroi Palestine est membre des collectifs Justice pour Imad et Ni Jumet Ni Ailleurs et s’inscrit pleinement dans cette lutte. Cet engagement est concret : à chaque mobilisation, des membres de la plateforme ont participé aux actions et événements du collectif, afin de lui apporter un soutien réel et constant.
En tant que membre du collectif, Charleroi Palestine soutient et relaie ces luttes, mais les intègre aussi à ses propres initiatives. Les collectifs ont ainsi été invité à participer aux 10 heures pour la Palestine du 18 octobre, ainsi qu’à d’autres événements, notamment lors d’une rencontre à laquelle l’artiste HK était invité et à divers villages associatifs.


Chaque fois que cela est possible, nous agissons ensemble, parce que le combat contre l’enfermement, le racisme institutionnel et les politiques migratoires meurtrières fait partie intégrante de notre engagement pour la justice, la dignité et la liberté.
Le Collectif Justice pour Imad
Charleroi pour la Palestine était présente à plusieurs des nombreuses activités organisées par le collectif Justice pour Imad: un ciné-débat, une marche pour Imad, une causerie, un tournoi de football, des réunions d’échanges, des animations et des prises de parole concernant l’impunité policière et les meurtres ciblant principalement des personnes racisées.

Le tournoi de football a été un véritable succès, avec l’inscription de 18 équipes venues des quatre coins du pays, réunissant environ deux cents personnes, principalement des jeunes. Cet événement visait à sensibiliser autour des violences policières a permis de rassembler des participants d’horizons divers autour d’une cause commune.


Le ciné-débat a également permis des échanges à propos du documentaire de Zin TV « Quand la police tue » en présence de Selma Benkhelifa, avocate militante des droits humains, et de la productrice Cecilia Guypen
Le 29 septembre, un rassemblement de soutien a eu lieu devant la cour d’appel de Mons, avec la présence de plusieurs membres de la plateforme Charleroi Palestine, pour exprimer leur soutien aux victimes des violences policières. Finalement la cour a accepté qu’il y ait des devoirs supplémentaires en vue d’un procès. La mobilisation paie !

Le Collectif Ni Jumet ni Ailleurs
Le collectif Ni Jumet Ni Ailleurs, malgré des moyens très limités, mène un travail essentiel de terrain, de sensibilisation et d’interpellation politique. Des membres de Charleroi Palestine ont ainsi été présents lors des actions de porte-à-porte dans le quartier concerné par le projet de centre fermé, lors des interpellations citoyennes au conseil communal de Charleroi.



Le collectif a également organisé plusieurs séances de cinéma ouvertes au public, dont la projection du film From Afar, en mai dernier, suivie d’un échange. Ces moments d’éducation populaire sont essentiels pour rendre visibles les réalités vécues par les personnes migrantes et dénoncer les violences liées aux centres fermés. Là aussi, des membres de la plateforme ont participé et soutenu l’organisation.

Comme en 2024, notre Journée Palestine en octobre a de nouveau été un grand moment de combativité, de solidarité et de convivialité avec des expos, des animations pour les enfants, les stands de nos partenaires et huit heures de témoignages bouleversants, débats puissants et discussions engagées. Trouvez un reportage de cette journée ICI.
Nous clôturons donc ce reportage avec quelques belles images de cette journée. Merci encore à Kenza Hassaini pour les belles photos !












Avec nos partenaires, nos camarades,
nos sœurs et frères et avec vous,
nous poursuivons la lutte en 2026
FREE PALESTINE
FROM THE RIVER TO THE SEA









